Alain Delon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Alain Delon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
145
œuvres recensées
142 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 2023
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Alain Delon fait ses premiers pas au cinéma en 1957 avec le rôle de Jo, un gangster, dans Quand la femme s'en mêle réalisé par Yves Allégret. Cette apparition, fruit d'une rencontre avec le cinéaste via des relations dans le milieu parisien, lui permet de tourner sans formation théâtrale préalable, sur les conseils d'Allégret qui lui demande de jouer naturellement. L'année suivante, il enchaîne avec Sois belle et tais-toi de Marc Allégret, où il incarne Loulou aux côtés de Jean-Paul Belmondo, confirmant son potentiel dans des rôles de petits caïds.
Ses débuts s'inscrivent dans un contexte de découverte tardive du métier, après des petits boulots et un service militaire en Indochine. Sans école de théâtre formelle, Delon s'imprègne rapidement du milieu via des fréquentations comme Brigitte Auber et des essais à Cannes en 1957. En 1958, Christine de Pierre Gaspard-Huit marque son premier grand rôle romantique, face à Romy Schneider, posant les bases d'une ascension fulgurante. (Source : Wikipédia, 2025)
Les années 1959 voient ses premiers succès critiques avec Faibles Femmes et Le Chemin des écoliers, tous deux de Michel Boisrond, où il affine un jeu instinctif. Ces films, produits dans un cinéma français en pleine effervescence, soulignent sa photogénie et son aisance devant la caméra. Parallèlement, des essais à Hollywood avec David O. Selznick en 1957 n'aboutissent pas, le ramenant vers le cinéma européen. (Source : CNC.fr, 2024)
Révélation et apogée des années 1960
En 1960, Plein Soleil de René Clément propulse Delon au rang de star internationale : il y incarne Tom Ripley, un rôle de manipulateur froid qui définit son image. Le film, adapté de Patricia Highsmith, remporte un Ours d'argent à Berlin et attire l'attention mondiale. La même année, Rocco et ses frères de Luchino Visconti le consacre en Rocco Parondi, un ouvrier sacrificiel dans un drame familial milanais.
- 1961 : Quelle joie de vivre de René Clément (Ulysse Cecconato), rare incursion comique.
- 1962 : L'Éclipse de Michelangelo Antonioni (Piero), exploration existentielle.
- 1963 : Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil (Francis Verlot) et Le Guépard de Visconti (Tancredi), succès critique et commercial.
Ces collaborations avec Visconti et Antonioni enrichissent son répertoire, mêlant art et auteur à des polars populaires. (Source : AlloCiné, 2024)
Jean-Pierre Melville devient un partenaire clé dès 1967 avec Le Samouraï, où Delon est Jef Costello, tueur solitaire iconique. Les Aventuriers de Robert Enrico (1967) et Diaboliquement vôtre de Julien Duvivier explorent d'autres facettes. Fin 1960s, La Piscine (1968) et Le Clan des Siciliens (1969) d'Henri Verneuil consolident son statut de vedette du polar français. (Source : IMDb, 2025)
Années 1970 : Polars et diversification
Les années 1970 voient Delon dominer le box-office avec des polars emblématiques. Borsalino (1970) de Jacques Deray, face à Jean-Paul Belmondo, réalise un triomphe, suivi de Le Cercle rouge (1970) de Melville (Corey). Un flic (1972) boucle sa trilogie avec le cinéaste. Parallèlement, Soleil rouge (1971) de Terence Young l'emmène au western avec Charles Bronson.
- 1973 : Les Granges brûlées de Jean Chapot et Deux Hommes dans la ville de José Giovanni (Gino Strabliggi).
- 1975 : Flic Story de Deray (Roger Borniche) et Zorro de Duccio Tessari.
- 1976 : Monsieur Klein de Joseph Losey (Robert Klein), drame historique.
Des drames comme La Veuve Couderc (1971) de Pierre Granier-Deferre avec Simone Signoret diversifient son jeu. (Source : Filmographie Wikipédia, 2025)
Mort d'un pourri (1977) de Georges Lautner et Le Gang (1977) de Deray maintiennent son emprise sur le genre policier. Ces films, souvent produits via sa société Adel Productions fondée en 1968, cumulent des millions d'entrées. Des incursions internationales comme Scorpio (1973) de Michael Winner complètent ce parcours prolifique. (Source : CNC.fr, 2024)
Production et réalisation
En 1964, Delon produit L'Insoumis d'Alain Cavalier, où il joue un déserteur, marquant ses débuts comme producteur. Sa société Adel Productions, créée en 1968, finance 27 films, dont Jeff (1968), Borsalino (1970), Doucement les basses (1970) et Mort d'un pourri (1977). Cette activité lui permet de choisir réalisateurs et scénarios, favorisant des textes de qualité.
Il passe derrière la caméra en 1981 avec Pour la peau d'un flic, qu'il réalise, produit et co-écrit, révélant Anne Parillaud ; le film attire près de 2 millions de spectateurs. En 1983, Le Battant réunit Pierre Mondy et Richard Anconina dans un polar réussi commercialement. Ces expériences soulignent son rôle actif dans la chaîne de production cinématographique. (Source : CNC.fr, 2024)
Parmi les productions notables : Les Grands Fusils (1972), Deux Hommes dans la ville (1973), Flic Story (1975). Delon adapte aussi des dialogues pour Le Choc (1982) et cosigne des scénarios comme pour Trois Hommes à abattre (1980). Cette polyvalence renforce son influence sur le cinéma français des années 1970-1980. (Source : IMDb, 2025)
Travaux au théâtre et télévision
Au théâtre, Delon débute en 1961 dans Dommage qu'elle soit une putain de Tennessee Williams, mis en scène par Luchino Visconti au Théâtre de Paris, aux côtés de Romy Schneider. En 1968, il joue Dino dans Les Yeux crevés de Jean Cau, dirigé par Raymond Rouleau au Théâtre du Gymnase, interrompu par Mai 68. Les années 1990-2000 voient des retours avec Variations énigmatiques d'Éric-Emmanuel Schmitt en 1996-1998 (Abel Znorko), sous la direction de Bernard Murat. (Source : SceneWeb.fr, 2024)
En 2004, il est à l'affiche de Les Montagnes russes d'Éric Assous au Théâtre Marigny. Ces engagements sporadiques complètent sa carrière cinéma. À la télévision, il brille dans les séries Fabio Montale (2002) de José Pinheiro et Frank Riva (2003-2004), où il incarne des commissaires charismatiques, attirant un large public. (Source : Wikipédia, 2025)
Des téléfilms comme Le Lion (2003), adaptation de Joseph Kessel, et Un mari de trop (2010) prolongent son activité. Ces productions, souvent policières, exploitent son registre habituel tout en s'adaptant au petit écran. (Source : AlloCiné, 2024)
Distinctions et reconnaissance
- 1964 : Nomination Golden Globe de la révélation masculine pour Le Guépard. (Source : AlloCiné, 2024)
- 1977 : Nomination César meilleur acteur pour Monsieur Klein.
- 1978 : Nomination César meilleur acteur pour Mort d'un pourri.
- 1985 : César du meilleur acteur pour Notre histoire de Bertrand Blier. (Source : IMDb, 2025)
- 1995 : Ours d'or d'honneur à la Berlinale.
En 2019, il reçoit la Palme d'or d'honneur au Festival de Cannes pour l'ensemble de sa carrière, saluant plus de 60 ans d'activité. D'autres prix incluent le Brutus du cinéma 2009 et un David di Donatello spécial en 1972. Ces distinctions couronnent une filmographie de plus de 80 films, avec des succès cumulés dépassant 136 millions d'entrées en France. (Source : CNC.fr, 2024)
Sa reconnaissance s'étend à l'international, via des collaborations avec Melville, Visconti et Losey. Membre de la Légion d'honneur en 1991, Delon reste une figure majeure du cinéma européen. (Source : Wikipédia, 2025)
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