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Les Aventuriers - Image de fond
Les Aventuriers (1967) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 12/04/1967
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs
Mots-clés

Les Aventuriers(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

12/04/1967
•
1heure 52min
6.9 / 10

Le 12 avril 1967, le public français découvre dans les salles « Les Aventuriers », un film d’aventure franco italien réalisé par Robert Enrico. Adapté de la première partie du roman homonyme de José Giovanni, publié en 1960, le long métrage réunit Alain Delon, Lino Ventura, Joanna Shimkus et Serge Reggiani dans une histoire qui passe des aérodromes parisiens aux côtes africaines, puis à une forteresse maritime de Charente Maritime. La production est assurée par la Société nouvelle de cinématographie et la Compagnia Generale Finanziaria Cinematografica, pour une durée de cent douze minutes.

« Les Aventuriers » : l’intrigue et les personnages du film de Robert Enrico

Manu Borelli est un pilote attiré par les performances aériennes et les défis mécaniques. Roland Darbant travaille comme mécanicien et inventeur. Les deux hommes forment un duo soudé, uni par le goût des projets risqués et des expériences techniques. Leurs tentatives échouent les unes après les autres, dont un projet de passage en avion sous l’Arc de Triomphe, avant qu’ils acceptent de rechercher un trésor englouti au large des côtes congolaises à la suite d’un accident d’avion.

Manu et Roland partent à la recherche de l’épave avec Lætitia Weiss, une jeune sculptrice déçue par l’échec d’une exposition. Le groupe s’engage dans une expédition maritime où la plongée, la navigation et le repérage de l’appareil occupent une place centrale. Le pilote de l’avion accidenté rejoint les aventuriers et leur indique la position de l’épave, donnant une direction concrète à leurs recherches.

La découverte de l’épave ne met pas fin aux dangers. Des mercenaires abordent le bateau en se présentant comme des policiers, provoquant une confrontation armée. Le récit déplace ensuite son action vers la France, puis vers l’île d’Aix, où les souvenirs de Lætitia orientent les décisions de Manu et Roland. La forteresse située au large devient le lieu autour duquel se noue la dernière partie de l’histoire.

Lino Ventura interprète Roland Darbant, tandis qu’Alain Delon tient le rôle de Manu Borelli. Joanna Shimkus joue Lætitia Weiss et Serge Reggiani incarne le pilote de l’avion. Paul Crauchet apparaît dans le rôle de Leutin, avec Odile Poisson en Yvette, Jean Landier en Michaux et Valéry Inkijinoff en Kyobaski. Les noms de Manu et Roland avaient déjà été utilisés par José Giovanni dans « Le Trou », réalisé par Jacques Becker en 1960.

Une production franco italienne entre roman noir et film d’aventure

Robert Enrico signe la réalisation et participe à l’écriture avec José Giovanni et Pierre Pelegri. José Giovanni et Pierre Pelegri assurent les dialogues. Le film adapte la première partie du roman de Giovanni, tandis que la seconde partie fait l’objet d’une autre adaptation sortie la même année sous le titre « La Loi du survivant », réalisée par Giovanni lui même.

Le budget atteint 4,6 millions de francs. Les prises de vues se déroulent en 1966 et répartissent les décors entre la région parisienne, la Tunisie, le Sénégal, les Bouches du Rhône, la Lozère et la Charente Maritime. Les scènes africaines sont tournées à Djerba et à Dakar. Les passages sous marins sont réalisés à La Ciotat, tandis que les essais de dragster utilisent l’autodrome de Linas Montlhéry.

Le film emploie plusieurs sites franciliens pour les activités de Manu. L’aérodrome d’Enghien Moisselles sert aux scènes situées dans le hangar de l’aéroclub. Le chantier de l’échangeur de la porte de la Chapelle accueille le vernissage de Lætitia et les scènes liées à son souvenir. Le tournage se poursuit en Lozère pour la visite de la bergerie des parents adoptifs de la jeune femme.

Le choix du fort Boyard intervient pendant la préparation du scénario. Robert Enrico découvre l’édifice lors d’un séjour en Charente Maritime et décide, avec José Giovanni et Pierre Pelegri, d’y déplacer la fin de l’histoire. Les prises de vues réalisées au fort et sur l’île d’Aix se déroulent en septembre 1966 durant deux semaines. Les scènes de munitions sont tournées au fort Liédot, sur l’île d’Aix, tandis que le fort Boyard sert pour les séquences de découverte et d’affrontement.

  • Réalisation : Robert Enrico, assisté de Bernard Queysanne
  • Scénario : Robert Enrico, José Giovanni et Pierre Pelegri, d’après le roman de José Giovanni
  • Dialogues : José Giovanni et Pierre Pelegri
  • Production : Gérard Beytout et René Pignères
  • Sociétés de production : Société nouvelle de cinématographie et Compagnia Generale Finanziaria Cinematografica
  • Photographie : Jean Boffety
  • Musique : François de Roubaix, avec Bernard Gérard aux arrangements
  • Décors : Jacques d’Ovidio
  • Montage : Jacqueline Meppiel
  • Format : couleur, 35 mm, Techniscope, ratio 2,35:1, son mono

Alain Delon, Lino Ventura et Joanna Shimkus au centre du récit

La relation entre Manu et Roland structure la progression du film. Manu agit comme pilote et prend en charge les séquences aériennes, tandis que Roland met son savoir faire mécanique au service des projets communs. Leur association repose sur une histoire d’amitié et sur une répartition claire des compétences, sans réduire les deux personnages à leurs métiers.

Lætitia introduit une autre dimension dans l’expédition. Son activité de sculptrice l’éloigne du monde technique de Manu et Roland, mais son projet autour du fort Boyard modifie la destination du groupe. Le récit lui attribue une place qui dépasse la simple fonction de compagne de voyage. Ses liens avec l’île d’Aix et avec sa famille orientent les décisions prises après l’expédition africaine.

Serge Reggiani joue le pilote de l’avion accidenté. Son personnage connaît l’emplacement de l’épave et devient un intermédiaire entre les aventuriers et le trésor englouti. Valéry Inkijinoff incarne Kyobaski, producteur accompagné d’une secrétaire jouée par Irène Tunc. Hans Meyer et Guy Delorme interprètent deux figures associées aux mercenaires et aux tueurs présents dans la seconde partie de l’intrigue.

La distribution comprend aussi Jean Falloux dans le rôle de Jean, le pilote, Jean Darie en monsieur Dubreuil et Thérèse Quentin en madame Dubreuil. Jean Trognon joue Jean Jean, fils des Dubreuil et petit cousin de Lætitia. Raoul Buylad interprète un snob, tandis que Mick Besson apparaît comme danseur. Jean Paul Blonday joue un tueur sans être crédité, aux côtés de Gaston Meunier en croupier.

  • Alain Delon : Manu Borelli
  • Lino Ventura : Roland Darbant
  • Joanna Shimkus : Lætitia Weiss
  • Serge Reggiani : le pilote
  • Paul Crauchet : Leutin
  • Odile Poisson : Yvette
  • Jean Landier : Michaux
  • Valéry Inkijinoff : Kyobaski
  • Irène Tunc : la secrétaire de Kyobaski
  • Hans Meyer : un mercenaire
  • Guy Delorme : un tueur

Le fort Boyard et la musique de François de Roubaix

Le fort Boyard apparaît dans le dernier tiers du film après avoir été évoqué par Lætitia. L’édifice est lié à son désir d’acquérir un lieu où vivre et travailler. Une carte postale rappelle l’histoire de sa famille, qui aurait trouvé refuge dans la forteresse pendant l’Occupation. Manu et Roland visitent ensuite le bâtiment avec l’aide d’un enfant du musée africain de l’île d’Aix.

Les prises de vues utilisent le fort Liédot pour représenter une salle remplie de caisses d’armes et de munitions. La météo interrompt le travail lorsque l’équipe prolonge sa présence dans la forteresse et qu’une tempête se lève. Les personnes et le matériel doivent alors quitter les lieux par hélicoptère. Le film contribue à faire connaître le fort Boyard avant son utilisation ultérieure comme décor d’un jeu télévisé.

François de Roubaix compose la musique originale, avec Bernard Gérard aux arrangements. L’édition discographique de 1967 paraît sous la forme d’un EP de quatre titres. Une réédition publiée en 2005 dans la collection « Écoutez le cinéma ! » ajoute plusieurs morceaux, dont « Acrobaties aériennes », « Casino latino », « Manu et Roland » et « Pilleurs d’épave ».

Le thème principal connaît une reprise en 1969, interprétée par Théo Sarapo avec l’orchestre de Bernard Gérard. La bande originale accompagne les scènes aériennes, les séquences sous marines et les déplacements du duo principal. Le morceau « Laetitia », chanté par Alain Delon, figure parmi les titres associés à la première édition discographique du film.

La sortie française intervient le 12 avril 1967, suivie d’une sortie italienne le 14 avril. Le film attire environ 3,12 millions de spectateurs en France et atteint la septième place du classement annuel des entrées, selon les données présentées dans le dossier consacré au long métrage.

(Source : Wikipédia, consulté en 2026)

Critique sur Les Aventuriers

6.9 / 10
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Où regarder en streaming Les Aventuriers

Les Aventuriers est disponible à la location sur Amazon Video, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, LaCinetek, ARTE VOD et Sooner et à l'achat sur Amazon Video, Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max, LaCinetek, ARTE VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Les Aventuriers figurent Manu, interprété par Alain Delon, Roland, interprété par Lino Ventura et Laetitia, interprété par Joanna Shimkus. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Hans Meyer - Photo
Hans Meyer
Mercenary
Jean Trognon
Jeanjean, Laetitia's young cousin
Irène Tunc - Photo
Irène Tunc
Kyobaski's secretary
Valéry Inkijinoff - Photo
Valéry Inkijinoff
Kyobaski, producer

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