Russell Simpson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Russell Simpson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
207
œuvres recensées
198 films · 9 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1959
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1939, Russell Simpson apparaît sans crédit au générique de « Monsieur Smith au Sénat », de Frank Capra. Le rôle de Kenneth Allen y passe presque à la vitesse d’un clin d’œil, dans une année où l’acteur travaille déjà depuis longtemps à Hollywood. Né à Danville en 1880, mort à Los Angeles en 1959, il a traversé le muet, l’avènement du parlant et la télévision naissante.
Russell Simpson, de Broadway au muet
En 1909, Russell Simpson joue à Broadway dans une pièce, puis dans une opérette en 1912. Le passage au cinéma intervient en 1914 avec « The Virginian », réalisé par Cecil B. DeMille. Le cadre est posé d’emblée: un acteur de plateau, passé par la scène, qui entre dans l’industrie au moment où celle-ci cherche encore ses visages et ses corps.
Dès les années 1910, il figure dans plusieurs films signés John H. Collins, T. Hayes Hunter, Robert Thornby ou Reginald Barker. On le retrouve dans « Rêve brisé » en 1918, « Le Secret de l'or », « Fighting Cressy » et « La Marque sanglante » en 1919, puis « La Galère infernale » et « The Deadlier Sex » en 1920. La décennie s’achève avec « Peg de mon cœur » de King Vidor en 1922, « Le Cœur humain » de King Baggot la même année et « Le Train rouge » de Reginald Barker.
En 1923, il apparaît dans « Desire », « L'Enfant du cirque » et « The Huntress ». Deux ans plus tard, « Les Orphelins de la mer » de Frank Lloyd et « Un grand timide » de William Beaudine prolongent cette présence régulière. L’époque muette se clôt sur « Now We're in the Air » en 1927, « La Piste de 98 » de Clarence Brown et « The Bushranger » en 1928, puis « La Chanson de Paris » et « Voisins ennemis » en 1929.
Le temps des grands studios
Avec « Man to Man » d’Allan Dwan et « Abraham Lincoln » de D. W. Griffith en 1930, Russell Simpson entre dans une période où ses apparitions se densifient dans les productions de studios. La même année, il tient aussi un rôle dans « Billy the Kid » de King Vidor. Le début des années 1930 le voit chez Robert Z. Leonard dans « La Courtisane » en 1931, puis chez Michael Curtiz, John Francis Dillon et Lloyd Bacon en 1932.
En 1933, il figure dans « The Power and the Glory » et « Face in the Sky », avant « Three on a Honeymoon » et « Le Monde en marche » en 1934. Il tourne ensuite « Paddy O'Day » en 1935, puis « Ramona », « Back to Nature », « San Francisco » et « The Crime of Dr. Forbes » en 1936. Dans « San Francisco », il tient le rôle de 'Red' Kelly.
La fin de la décennie le ramène chez Allan Dwan avec « That I May Live » en 1937, puis chez Michael Curtiz dans « La Bataille de l'or » en 1938. En 1939, outre « Monsieur Smith au Sénat », il apparaît dans « Sur la piste des Mohawks » de John Ford et « Vers sa destinée », encore pour Ford. Cette année-là, il revient aussi auprès de Frank Capra pour « L'Homme de la rue ».
John Ford, les plaines et les familles de pionniers
John Ford lui offre plusieurs passages décisifs au début des années 1940. En 1940, Russell Simpson joue dans « Les Raisins de la colère » le rôle de Pa Joad, puis dans « L'Odyssée des Mormons » d’Henry Hathaway et « La Caravane héroïque » de Michael Curtiz. L’année suivante, il figure dans « La Route au tabac » de Ford, « L'Étang tragique » de Jean Renoir et « L'Appel du Nord » de John Brahm.
En 1942, il passe par « Les Écumeurs » de Ray Enright et « Tennessee Johnson » de William Dieterle. Puis viennent « The Ox-Bow Incident » de William A. Wellman en 1943, « The Lost Weekend » de Billy Wilder en 1945 et « La Poursuite infernale » en 1946, où il joue John Simpson. Ces films fixent un axe net dans sa filmographie: des récits de communauté, de territoire, de crise morale, servis par des cinéastes qui s’intéressent moins au numéro d’acteur qu’à l’économie du groupe.
La collaboration avec Ford se prolonge avec « La Prisonnière du désert » en 1956, puis « Les Cavaliers » en 1959, où il interprète Henry Goodbody. Entre ces deux titres, il apparaît dans « Les sept femmes de Barbe-Rousse » en 1954, « La Lance brisée » la même année, « Oklahoma! » en 1955 et « Les implacables » en 1955.
La télévision et les derniers rôles
À partir de 1951, Russell Simpson travaille aussi pour la télévision, dans quelques séries jusqu’en 1959. Il y apparaît sans rompre avec les emplois secondaires qui ont jalonné son cinéma de studio. L’un de ces passages le mène à « Sergeant Preston of the Yukon » en 1955.
Les années 1950 le montrent encore dans des rôles non crédités, comme le Ministre de « Oklahoma! » ou le Juge de « La Lance brisée ». Cette fin de période ne change pas le profil de l’acteur: une présence régulière, souvent brève, au service d’un cinéma américain qui a recours à lui sur plus de quatre décennies. Sa dernière apparition relevée se situe en 1959 avec « Les Cavaliers ».
Russell Simpson meurt le 12 décembre 1959 à Los Angeles. Il laisse derrière lui plus de 200 films, dont plus de 70 muets, et un ensemble de collaborations qui relient Cecil B. DeMille, King Vidor, Frank Capra, John Ford, Jean Renoir, Billy Wilder et plusieurs artisans du studio system.
Films et séries avec Russell Simpson
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Galerie photos de Russell Simpson
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