Erville Alderson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Erville Alderson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
153
œuvres recensées
150 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1918
- Dernière année recensée
- 1957
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1939, « Monsieur Smith au Sénat » inscrit Erville Alderson dans un Hollywood qui emploie volontiers des seconds rôles pour quelques plans précis. Il y tient un petit rôle de spécialiste de l'écriture, sans mention au générique. L'année suivante, « Les Raisins de la colère » le place dans l'Ouest poussiéreux de John Ford, toujours dans un emploi bref. Le nom circule alors dans des productions qui font appel à lui pour des figures d'autorité, des commerçants, des hommes de loi, des villageois.
Des débuts au cinéma muet
Né à Kansas City le 10 septembre 1882, Erville Alderson appartient à la génération des acteurs américains qui traversent le passage du muet au parlant sans changer de fonction dans le système des studios. Sa présence s'étend de 1918 à 1957, période pendant laquelle il apparaît dans près de 200 films. Le corps de ses apparitions ne repose pas sur des rôles de premier plan, mais sur une suite de présences réglées, intégrées à des distributions où chaque figure compte une scène, un échange, une fonction narrative.
« Isn't Life Wonderful », de D. W. Griffith, figure en 1924 parmi ses films recensés les plus anciens dans les archives consultées. L'année suivante, il travaille de nouveau avec Griffith sur « Sally, fille de cirque ». En 1927, il apparaît dans « La Vallée des géants » de Charles Brabin, « The Fortune Hunter » de Charles Reisner, « The Heart of Maryland » de Lloyd Bacon et « Minuit à Chicago » de Ray Enright. Ces titres dessinent une présence déjà installée dans le cinéma américain des années 1920, sans qu'une spécialisation spectaculaire ne soit requise.
Les années 1930 et le passage au parlant
En 1928, « L'Insoumise » de Howard Hawks l'associe à un grand nom du studio system naissant. L'année suivante, « Speakeasy » de Benjamin Stoloff et « Acquitted » de Frank R. Strayer prolongent cette présence régulière à l'écran. L'entrée dans les années 1930 le retrouve chez Fred Niblo avec « Redemption » en 1930, puis chez Frank Lloyd avec « Adios » la même année.
Il travaille ensuite avec John Ford sur « Arrowsmith » en 1931, puis avec Michael Curtiz dans « Ombres vers le sud » en 1932. « Le Treizième Invité », signé Albert Ray, et « Houp là », réalisé par Frank Lloyd, complètent cette période. En 1934, « L'Impératrice rouge » de Josef von Sternberg le place dans un cadre historique et fastueux, tandis que « Poursuite », « L'Évadée », « Seven Keys to Baldpate » et « La Jolie Batelière » occupent l'année 1935 avec des réalisateurs comme Edwin L. Marin, George B. Seitz, William Hamilton, Edward Killy et Victor Fleming.
Autour de John Ford, Curtiz et les grands studios
Les années 1936 et 1937 le voient dans « Educating Father » de James Tinling, « Hearts in Bondage » de Lew Ayres et « Deux Femmes » de Richard Wallace. La série de titres des années 1939 et 1940 retient surtout « La Tragédie de la forêt rouge » de Charles Vidor, « Henry Goes Arizona » d'Edwin L. Marin, « Nancy Drew... Trouble Shooter » de William Clemens, « La Piste de Santa Fe » de Michael Curtiz et « Les Dalton arrivent » de George Marshall.
Cette période fixe un usage répété de son visage dans des récits de frontière, de ville moyenne ou de conflit social. « Sergent York », en 1941, lui donne le rôle de Nate Tomkins. La même année, il apparaît dans « Une femme à poigne » de Frank Lloyd et « Le Chat noir » d'Albert S. Rogell. En 1942, « The Loves of Edgar Allan Poe » de Harry Lachman le retrouve dans une distribution plus large, puis « First Comes Courage » de Dorothy Arzner en 1943 et « Quatre Flirts et un cœur » de George Marshall en 1944 prolongent cette séquence.
Les rôles de guerre et l'après-guerre
En 1945, Erville Alderson apparaît dans « Retour aux Philippines », où il joue un Teacher, puis dans « Aventures en Birmanie », où il incarne le Gen. Joseph W. Stilwell. Le même millésime comprend « Le Grand Bill » de Stuart Heisler, qui prolonge sa présence dans des productions de studio très fréquentées. Deux ans plus tard, « Le Maître de la prairie » de George Marshall et « La Vallée de la peur » de Roy William Neill le replacent dans des emplois courts, parfois sans mention au générique.
« No Silêncio das Trevas » en 1946 lui confie le rôle du Dr. Harvey, toujours sans mention au générique. « Bodyguard » de Richard Fleischer et « Captif en mer » de William Beaudine arrivent en 1948. L'année 1950 le montre dans « La Jolie Fermière » de Charles Walters en Zeb, puis « L'Ivresse et l'amour » de George Stevens en 1952 avec un rôle de Spectator dans « Sous le plus grand chapiteau du monde ». Sa dernière période se déroule jusqu'en 1957, année de sa mort à Glendale le 4 août 1957.
Films et séries avec Erville Alderson
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