Scott Brady: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Scott Brady en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
122
œuvres recensées
76 films · 46 séries
- Première année recensée
- 1948
- Dernière année recensée
- 1984
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, Scott Brady apparaît dans trois films qui fixent d’emblée son visage dans le cinéma américain de l’après-guerre: « Pénitencier du Colorado », « In This Corner » et « Il marchait dans la nuit ». Né le 13 septembre 1924 à Brooklyn, il est né Gerard Kenneth Tierney et adopte plus tard le nom de scène Scott Brady. Son décès survient le 16 avril 1985 à Los Angeles.
Des débuts sous le nom de Scott Brady
Avant d’entrer à l’écran, il grandit dans la banlieue new-yorkaise du comté de Westchester. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans la United States Navy à bord de l’USS Norton Sound comme mécanicien d’aviation. Après la guerre, il rejoint Los Angeles et suit des études d’art dramatique à l’école Bliss-Hayden grâce au programme du G.I. Bill.
Le changement de nom intervient en 1948. Cette même année, il obtient ses premiers rôles au cinéma dans « The Counterfeiters », « Pénitencier du Colorado », « In This Corner » et « Il marchait dans la nuit ». Il y joue des jeunes hommes durs, parfois plus ambigus qu’ils n’en ont l’air, dans des cadres très différents. Le film noir d’Anthony Mann et Alfred L. Werker lui ouvre une place visible, tandis que les autres titres l’installent dans des productions rapides où sa présence physique compte autant que la réplique.
En 1949 et 1950, il travaille dans « La Belle Aventurière », « La Brigade des stupéfiants », « Une balle dans le dos », « J’étais une voleuse », « Les flics ne pleurent pas » et « Kansas en feu ». Ces rôles prolongent une même ligne: policiers, hommes de terrain, figures liées à l’action ou à la menace.
Les années western et le visage du dur
En 1951, George Cukor le choisit pour « Agence Cupidon ». Le film déplace Scott Brady vers la comédie romantique, sans rompre avec l’image déjà installée. Dès 1952, il revient à des productions plus rugueuses avec « Les Boucaniers de la Jamaïque », « Les Rois du rodéo », « Passage interdit », « La Femme aux revolvers » et « Gosses des bas-fonds ».
L’année 1953 le voit dans « Cargo de femmes », « El Alaméin » et « Three Steps to the Gallows ». La série de titres dessine un ancrage solide dans les films d’action de série B, où il tient souvent des rôles d’hommes de main, de soldats ou de voyageurs exposés à la violence du récit. La décennie 1950 l’associe surtout au western, genre qu’il retrouve dans « Johnny Guitare » de Nicholas Ray, où il joue le Dancin’ Kid, puis dans « Billy the Kid contre la loi », où il tient le rôle de William “Billy the Kid” Bonney.
Il retrouve ensuite Allan Dwan pour « La Ville de la vengeance », puis Joseph Kane pour « La Horde sauvage ». En 1958, « Ambush at Cimarron Pass » le place au centre d’un western de Jodie Copelan, avant « Blood Arrow » la même année. « Les Feux de la bataille » arrive en 1959 et prolonge cette présence régulière dans les récits frontaliers et militaires.
La télévision, de « Shotgun Slade » aux séries policières
À partir de 1950, Scott Brady apparaît dans « Robert Montgomery Presents », puis dans plusieurs séries qui jalonnent les années 1950 et 1960. Il passe par « Climax! » en 1954, où il joue Johnny Stanton puis Matt Beldon, avant « Dick Powell's Zane Grey Theatre » en 1956, dans le rôle de Jeff Duane. Ces interventions fixent un usage direct de sa présence, au croisement du western télévisé et du drame policier.
Le rôle le plus développé intervient entre 1959 et 1961 avec « Shotgun Slade », où il tient le rôle-titre d’un détective privé. La série mêle western et intrigue policière, et lui offre une continuité plus nette que ses apparitions isolées. En 1962, il revient avec « Suspicion » dans le rôle de Bill Floyd, puis retrouve l’année suivante « Mission: Impossible ». En 1967, il figure dans « Mannix » et « L’Homme de fer ».
La suite le maintient dans les séries les plus exposées de la période: « Auto-patrouille » en 1968, où il joue John Harris, puis « Hawaï police d’État » la même année, dans le rôle de Grover. Plus tard viennent « Drôles de dames » en 1976, avec le personnage de Sarge, et « Simon & Simon » en 1981. Cette circulation régulière entre épisodes isolés et séries récurrentes donne à sa filmographie télévisuelle une cohérence nette.
Les dernières années à l’écran
Au milieu des années 1960, Scott Brady reste présent dans des productions variées, sans quitter les registres qui l’accompagnent depuis ses débuts. Il joue dans « La diligence partira à l’aube » en 1964, puis dans « L’Encombrant Monsieur John » et « Les Éperons noirs » en 1965. L’année 1966 le retrouve dans « Destination Inner Space ».
En 1967, il apparaît dans « L’Homme de fer » et « Mannix », puis dans « Auto-patrouille » et « Hawaï police d’État » en 1968. Les années 1970 le ramènent ensuite vers la télévision, avec « Drôles de dames » en 1976. En 1981, « Simon & Simon » l’emploie encore dans un cadre policier.
Son dernier rôle est celui du shérif Frank dans « Gremlins », réalisé par Joe Dante en 1984. Il meurt l’année suivante, à 60 ans. La continuité de ses apparitions, du cinéma de 1948 aux séries des années 1980, dessine une présence durable dans les marges actives du cinéma et de la télévision américains.
Films et séries avec Scott Brady
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