Jane Darwell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jane Darwell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
184
œuvres recensées
171 films · 13 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1964
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1913, Jane Darwell apparaît au générique de « The Capture of Aguinaldo » sous la direction de Francis Ford, après des années de théâtre où elle avait déjà adopté ce nom de scène. Née le 15 octobre 1879 à Palmyra, dans le Missouri, Patti Mary Woodward prend alors le chemin des plateaux, avant de revenir au cinéma parlant en 1930 après une longue interruption.
Des planches au cinéma muet
Le théâtre lui donne d’abord son nom public. Patti Mary Woodward y adopte Jane Darwell avant de passer à l’écran en 1913, au moment où le cinéma américain se structure encore à vive allure. Elle travaille alors avec Francis Ford, puis tourne plusieurs courts métrages et longs métrages muets dans les années qui suivent. En 1914, elle figure au générique de « The Only Son », « Brewster's Millions », « The Master Mind » et « La Rose du ranch », souvent sous la direction d’Oscar Apfel ou de Cecil B. DeMille.
Les années 1915 et 1923 la voient encore présente dans « After Five », « The Reform Candidate » et « Après la tempête ». Ces titres dessinent une présence régulière dans les premières décennies du cinéma américain, puis une rupture nette dans les crédits. Le retour s’opère en 1930 avec « Tom Sawyer » de John Cromwell, puis avec « Huckleberry Finn » de Norman Taurog et « L’Attaque de la caravane » d’Otto Brower et David Burton en 1931. Cette relance la replace au centre d’une production qui a changé de langue et de rythme.
Les années 1930 et les seconds rôles
En 1931, Jane Darwell apparaît aussi dans « Pénitencier de femmes » de Marion Gering, puis en 1932 dans « Jeune Amérique » de Frank Borzage et « Histoire d’un amour » de John M. Stahl. L’année 1933 la voit passer par « Sérénade à trois » d’Ernst Lubitsch, « One Sunday Afternoon » de Stephen Roberts, « Ann Vickers » de John Cromwell et « Roman Scandals » de Frank Tuttle. Cette même année, son nom figure encore sur « Taxi Girls » et « The Past of Mary Holmes ».
Le rythme reste soutenu en 1934, avec « Filles d’Amérique » de George Nichols Jr. et Wanda Tuchock, puis « Rayon d’amour », « Journal of a Crime », « Les Pirates de la mode », « One Night of Love » et « La Parade blanche ». Sa présence dans ces productions de studio montre une actrice employée par de nombreux réalisateurs, sans que le texte disponible n’ait besoin d’aller chercher davantage que les titres eux-mêmes. En 1935, elle apparaît encore dans « One More Spring », de Henry King, avant que la décennie ne l’installe dans des emplois plus repérables.
L’année 1939 marque un point d’arrêt dans cette suite serrée de participations avec « Autant en emporte le vent » de Victor Fleming, où elle tient le rôle de Mrs. Merriwether. Le film l’inscrit dans un ensemble de prestige, au moment même où Hollywood affine ses distributions chorales. Dans la foulée, elle rejoint John Ford pour « Les Raisins de la colère » en 1940, où elle interprète Ma Joad.
Ma Joad et la reconnaissance
Le rôle de Ma Joad reste celui qui revient le plus nettement dans les repères associés à Jane Darwell. John Ford la choisit pour « Les Raisins de la colère » en 1940, et le film lui vaut un Oscar. Cette récompense s’ajoute à une longue pratique des seconds rôles, mais elle modifie surtout la place que son nom occupe dans l’histoire du cinéma américain. Elle n’efface pas les années précédentes; elle les fixe d’un coup dans une image plus précise.
Après ce sommet, elle continue d’apparaître dans des productions de genres variés. En 1943, elle tient le rôle-titre de « Le Cabaret des étoiles ». En 1946, elle joue Kate Nelson dans « La Poursuite infernale », puis Isolation Matron dans « Femmes en cage » en 1950. Elle figure encore dans « Bigamie » en 1953. Ces titres suffisent à montrer une présence durable dans les studios, sans qu’il soit nécessaire de forcer une continuité artificielle.
En 1954, elle apparaît dans « Studio 57 » et « Les Aventures de Rintintin ». L’année suivante, elle joue Jenny dans « La Fille de l’amiral ». Le relief de ces crédits tient moins à leur abondance qu’à la répétition d’un même usage de son visage et de sa diction, sollicité par le cinéma comme par la télévision au début des années 1950.
Les années 1950 et la télévision
Jane Darwell traverse les années 1950 dans des formats différents. « Studio 57 » et « Les Aventures de Rintintin » témoignent d’une présence à l’écran qui ne se limite plus aux longs métrages. Le nom de l’épisode ou de la série compte ici autant que le personnage, car il situe une actrice familière des distributions d’ensemble dans un paysage audiovisuel en mutation.
En 1955, elle incarne Jenny dans « La Fille de l’amiral ». Le crédit prolonge une période où elle passe d’un titre à l’autre sans changer de registre d’emploi, au gré des studios et des formats. Cette continuité se prolonge jusqu’aux années 1960, avec une apparition dans « Mary Poppins » en 1964, où elle interprète la Bird Woman. Le film la ramène vers un large public de salles, après des années de télévision et de rôles plus discrets.
La même trajectoire laisse aussi une trace symbolique à Hollywood, où elle possède une étoile au Hollywood Walk of Fame au 6735 Hollywood Boulevard. Jane Darwell meurt le 13 août 1967 à Woodland Hills, en Californie, à 87 ans. Sa présence au cinéma se lit à travers ces quelques points d’appui, depuis les films muets de 1913 jusqu’au Londres imaginaire de « Mary Poppins », sans rupture de nom ni d’identité publique.
- 1913: « The Capture of Aguinaldo » de Francis Ford
- 1914: « The Only Son », « Brewster's Millions », « The Master Mind »
- 1914: « La Rose du ranch »
- 1915: « After Five », « The Reform Candidate »
- 1923: « Après la tempête »
- 1930: « Tom Sawyer »
- 1931: « Huckleberry Finn », « L’Attaque de la caravane », « Pénitencier de femmes »
- 1932: « Jeune Amérique », « Histoire d’un amour »
- 1933: « Sérénade à trois », « Ann Vickers », « Roman Scandals »
- 1934: « Filles d’Amérique », « Rayon d’amour », « Journal of a Crime », « Les Pirates de la mode », « One Night of Love », « La Parade blanche »
- 1935: « One More Spring »
- 1939: « Autant en emporte le vent »
- 1940: « Les Raisins de la colère »
- 1943: « Le Cabaret des étoiles »
- 1946: « La Poursuite infernale »
- 1950: « Femmes en cage »
- 1953: « Bigamie »
- 1954: « Studio 57 », « Les Aventures de Rintintin »
- 1955: « La Fille de l’amiral »
- 1964: « Mary Poppins »
Films et séries avec Jane Darwell
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