Louis King: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Louis King en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
96
œuvres recensées
89 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1919
- Dernière année recensée
- 1959
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1922, Peaceful Peters ouvre la série de ses mises en scène pour Louis King. Le nom du cinéaste apparaît alors dans le western de série B, un territoire qu’il ne quittera guère pendant les années 1920 et 1930. Il naît le 28 juin 1898 à Christiansburg, en Virginie, et meurt le 7 septembre 1962 à Los Angeles.
Des premiers westerns aux séries rapides
Les titres de 1922 et 1923 fixent d’emblée sa pratique. Peaceful Peters, The Law Rustlers et Spawn of the Desert s’inscrivent dans une production resserrée, tournée vers l’action et les paysages du genre. Les années suivantes le voient revenir avec The Slingshot Kid et The Boy Rider en 1927, puis Rough Ridin' Red, Terror Mountain et The Fightin' Redhead en 1928.
Cette première période fait aussi apparaître Orphan of the Sage, The Little Buckaroo, Young Whirlwind, The Pinto Kid, The Bantam Cowboy et The Freckled Rascal. Les films se succèdent vite, sans effet d’annonce, dans une cadence qui repose sur la continuité des tournages et la répétition des codes du western populaire.
En 1929 et 1930, King signe The Vagabond Cub, The Lone Rider, Shadow Ranch et Men Without Law. La décennie s’ouvre sur Desert Vengeance, The Fighting Sheriff et Border Law, puis sur The Deceiver, titre connu en français sous Qui est coupable?. Le cinéaste travaille alors dans un format où l’efficacité du récit prime sur la mise en scène démonstrative.
Les années 1930, du western au feuilleton policier
En 1932, Police Court marque un déplacement net vers le registre judiciaire, sans abandonner les logiques de programmation rapide qui structurent son travail. La même année, The Crooked Road, The County Fair, Arm of the Law, Drifting et Robbers' Roost prolongent une activité soutenue. Le rythme reste celui d’une industrie qui demande des titres nombreux, courts et immédiatement lisibles.
À partir de là, le réalisateur circule entre les variations du récit criminel et les retours au western. Life in the Raw paraît en 1933, suivi de Una Viuda romántica en 1933. L’année 1934 apporte Pursued, connu en français sous La Môme Mona, puis Murder in Trinidad. La période installe une pratique souple, adaptée à des formats de studio où l’on attend de lui une narration claire et une économie de moyens.
Le milieu de la décennie le voit encore sur Charlie Chan in Egypt en 1935, Bengal Tiger en 1936, puis Wine, Women and Horses, Bulldog Drummond Comes Back et Bulldog Drummond's Revenge en 1937. En 1938, Tom Sawyer, Detective, Hunted Men, Bulldog Drummond's Peril et Illegal Traffic confirment cette circulation entre aventure, polar et comédie d’action.
L’année 1939 place Persons in Hiding dans la continuité de cette veine. King aborde ensuite Seventeen, Typhoon et Moon Over Burma en 1940, puis Young America en 1942. Les titres dessinent une activité qui reste attachée aux formats lisibles et aux genres déjà identifiés par le public de l’époque.
Un cinéma d’animaux, de plaines et de familles
Au milieu des années 1940, King se tourne vers une série de films où les animaux tiennent une place décisive. Ladies of Washington paraît en 1944, puis Thunderhead - Son of Flicka en 1945, sous le titre Jupiter dans certaines listes, avant Smoky en 1946. Cette ligne se poursuit avec Thunder in the Valley en 1947 et Green Grass of Wyoming en 1948.
Le traitement de ces films repose sur des récits lisibles, centrés sur des attachements simples et des décors ouverts. Mrs. Mike en 1949 prolonge ce mouvement, cette fois du côté du drame d’aventure. Le titre français Une femme dans le Grand Nord indique bien le déplacement géographique et moral du film, situé dans des espaces extrêmes où les personnages affrontent l’épreuve du climat autant que celle du récit.
En 1950, Frenchie, connu en français sous La Femme sans loi, referme cette séquence d’après-guerre. Le cinéaste y retrouve des formes proches du western et du film d’action, avec des personnages nettement dessinés et des conflits qui avancent sans détour. Son nom reste alors associé à une manière de fabriquer des films rapidement identifiables par leur genre et leur décor.
La télévision, terrain de travail dans les années 1950
En 1951, The Adventures of Wild Bill Hickok l’installe dans le domaine des séries. Il revient ensuite avec The Lion and the Horse en 1952, puis Powder River, Sabre Jet et Dangerous Mission entre 1953 et 1954. La suite le conduit vers Massacre en 1956, titre qui prolonge l’attention portée aux récits d’action et aux conflits frontaliers.
La même période le voit passer régulièrement à la télévision. Gunsmoke Police Des Plaines apparaît en 1955, puis Dick Powell's Zane Grey Theatre, Alcoa Theatre et Goodyear Theatre en 1956 et 1957. Ces commandes s’inscrivent dans un paysage où le réalisateur met son expérience au service d’épisodes autonomes, souvent cadrés par les attentes du feuilleton.
Quelques mois plus tard, The Deputy et Le Renard des marais prolongent cette activité en 1959. Le passage au petit écran ne constitue pas une rupture, mais un prolongement pratique d’un métier déjà exercé dans les formats courts, les récits d’action et les structures sérieuses de l’industrie télévisuelle naissante.
Un acteur discret, des crédits épars
Louis King apparaît aussi comme acteur dans quelques crédits isolés. The White Angel en 1936 le mentionne comme Secretary non crédité, puis Vous ne l'emporterez pas avec vous en 1938 lui attribue le rôle de Man sans mention au générique. Ces deux apparitions restent marginales au regard de son activité de réalisateur.
Le nom de L.H. King et celui de Lewis King figurent parmi ses alias. Le lien familial avec le réalisateur Henry King apparaît aussi dans les notices disponibles, sans déplacer l’essentiel de sa place dans l’histoire du cinéma américain de studio. Son travail se lit surtout dans la quantité de titres alignés sur près de 4 décennies.
La mort survient le 7 septembre 1962 à Los Angeles. Police Court, Mrs. Mike, La Femme sans loi, Massacre et les épisodes de télévision des années 1950 dessinent une œuvre de métier, construite dans les genres les plus praticables de son époque. Le nom de Louis King demeure attaché à cette production régulière, faite de westerns, de récits d’aventure et de séries.
Films et séries réalisés par Louis King
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Louis King
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.































