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Marcel Carné - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
66
Né
18/08/1906
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
31/10/1996 (90 ans)

Marcel Carné: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Marcel Albert Carné

Repères de carrière

La carrière de Marcel Carné en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

38

œuvres recensées

38 films · 0 séries

Première année recensée
1929
Dernière année recensée
1991

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Marcel Albert Carné naît le 18 août 1906 à Paris et s’impose comme l’une des figures majeures du cinéma français de l’entre-deux-guerres et de l’immédiat après-guerre, associé au courant dit du réalisme poétique (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; Wikipédia, 2004). Dès la fin des années 1920, il travaille dans le milieu du cinéma à divers postes techniques avant de devenir assistant auprès de Jacques Feyder, notamment sur les films « Le Grand Jeu » (1934) et « Pension Mimosas » (1935) (Source : AlloCiné, 2023 ; Wikipédia, 2004). Il collabore également avec René Clair sur « Sous les toits de Paris » (1930), comédie musicale qui marque le passage au parlant dans le cinéma français (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; Wikipédia, 2004). Ses premiers pas de réalisateur se font avec un court métrage documentaire, « Nogent, Eldorado du dimanche » tourné en 1929, consacré aux loisirs dominicaux en banlieue parisienne (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; AlloCiné, 2023). Cette expérience, conjuguée à son apprentissage auprès de cinéastes déjà installés, prépare son entrée rapide dans le cercle des réalisateurs de long métrage de la seconde moitié des années 1930 (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; Wikipédia, 2004).

Premiers longs métrages et essor du réalisme poétique

Marcel Carné signe son premier long métrage de fiction avec « Jenny », sorti en 1936, qui assoit immédiatement sa position dans le paysage cinématographique français de l’époque (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; AlloCiné, 2023). L’année suivante, il réalise « Drôle de drame » (1937), écrit par Jacques Prévert, qui inaugure une collaboration artistique déterminante et durable entre le cinéaste et le scénariste-poète (Source : Wikipédia, 2004 ; AlloCiné, 2023). En 1938, il tourne « Quai des brumes », adapté d’un roman de Pierre Mac Orlan, avec Jean Gabin et Michèle Morgan, film souvent cité comme emblématique du réalisme poétique par son atmosphère brumeuse, ses décors portuaires et son récit fataliste (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; Wikipédia, 2004). La même année, il met en scène « Hôtel du Nord », qui prolonge ce travail sur les milieux populaires parisiens et les personnages en marge, tout en s’inscrivant dans une veine plus chorale (Source : AlloCiné, 2023 ; Wikipédia, 2004). En 1939, « Le Jour se lève » confirme son statut de réalisateur central de la période, avec à nouveau Jean Gabin dans le rôle d’un ouvrier acculé, prisonnier à la fois d’un immeuble encerclé par la police et d’un destin tragique (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; Wikipédia, 2004).

Travail pendant l’Occupation et chefs-d’œuvre des années 1940

Sous l’Occupation allemande, Marcel Carné poursuit son œuvre dans un contexte de censure et de restrictions, tournant notamment dans la zone contrôlée par le régime de Vichy (Source : Wikipédia, 2004). En 1942, il réalise « Les Visiteurs du soir », drame en costumes médiévaux écrit avec Jacques Prévert, qui mêle fantastique, passion amoureuse et dimension allégorique, et dont la production se déroule dans des conditions matérielles complexes (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; AlloCiné, 2023). Quelques années plus tard, il tourne « Les Enfants du paradis », film achevé en 1944 et sorti en 1945, vaste fresque située dans le milieu du théâtre et du boulevard du Crime au XIXe siècle, avec un tournage marqué par la clandestinité partielle de certains collaborateurs juifs, notamment le décorateur Alexandre Trauner et le compositeur Joseph Kosma (Source : Wikipédia, 2004 ; Praemium Imperiale, 2024). Cette œuvre, interprétée notamment par Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur et Maria Casarès, est fréquemment décrite comme l’un des sommets du cinéma français de studio par son ampleur narrative, la richesse de ses décors et son inscription dans la tradition du réalisme poétique (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; Praemium Imperiale, 2024). Dans la continuité de cette période, il signe « Les Portes de la nuit » (1946), qui retrouve la collaboration avec Prévert et prolonge la veine mélancolique de son cinéma de l’après-guerre immédiat (Source : AlloCiné, 2023 ; Wikipédia, 2004).

Évolutions de carrière après-guerre

Après la Libération, Marcel Carné alterne projets français et coproductions, tout en s’inscrivant dans un paysage cinématographique qui se transforme avec l’arrivée de nouvelles générations de cinéastes (Source : Wikipédia, 2004). En 1949, il tourne « La Marie du port » et « Fabiola », ce dernier étant une production à dimension plus internationale, adaptée d’un roman à succès et située dans la Rome antique (Source : AlloCiné, 2023 ; IMDb, 1996). Au début des années 1950, il met en scène « Juliette ou la clef des songes » (1950), puis « Thérèse Raquin » (1953), adaptation du roman d’Émile Zola, ainsi que « L’Air de Paris » (1954), qui explore l’univers de la boxe et des milieux sportifs populaires (Source : AlloCiné, 2023 ; IMDb, 1996). La fin de cette décennie le voit réaliser « Les Tricheurs » (1958), film centré sur une jeunesse parisienne désenchantée, souvent lu comme un signe de transition entre l’esthétique du cinéma de studio et les préoccupations des années 1960 (Source : AlloCiné, 2023 ; Wikipédia, 2004). Dans les années 1960 et 1970, il poursuit avec « Terrain vague » (1960), « Du mouron pour les petits oiseaux » (1962), « Trois chambres à Manhattan » (1965), « Les Jeunes loups » (1968), « Les Assassins de l’ordre » (1971), « La Merveilleuse visite » (1973) puis « La Bible » (1976), qui témoigne de la continuité d’une activité de réalisateur sur plusieurs décennies (Source : AlloCiné, 2023 ; IMDb, 1996).

Collaborations artistiques et travail d’écriture

La collaboration entre Marcel Carné et Jacques Prévert constitue l’un des axes les plus commentés de sa filmographie, le scénariste signant ou cosignant plusieurs des titres majeurs du réalisateur, de « Drôle de drame » à « Les Enfants du paradis » (Source : Wikipédia, 2004). Le cinéaste travaille également avec des interprètes récurrents, parmi lesquels Jean Gabin, présent notamment dans « Quai des brumes » et « Le Jour se lève », mais aussi Arletty, figure marquante de « Hôtel du Nord », « Les Visiteurs du soir » et « Les Enfants du paradis » (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; AlloCiné, 2023). Par ailleurs, ses films s’appuient sur des collaborations durables avec des techniciens comme le décorateur Alexandre Trauner et le compositeur Joseph Kosma, dont le travail contribue fortement à l’atmosphère visuelle et musicale du réalisme poétique (Source : Wikipédia, 2004). En parallèle de la mise en scène, Carné intervient fréquemment au scénario ou à l’adaptation, crédité comme scénariste ou adaptateur sur « Drôle de drame », « La Marie du port », « Juliette ou la clef des songes », « Thérèse Raquin », « L’Air de Paris » ou encore « Les Tricheurs » (Source : AlloCiné, 2023). Cette implication dans l’écriture lui permet de travailler en amont sur la structure narrative et le ton de ses films, renforçant la cohérence stylistique de l’ensemble de son œuvre (Source : AlloCiné, 2023 ; Wikipédia, 2004).

Distinctions et reconnaissance institutionnelle

Marcel Carné reçoit plusieurs distinctions qui jalonnent sa carrière, en France comme à l’international (Source : Wikipédia, 2007 ; Wikipédia, 2004). En 1938, il obtient le prix Louis-Delluc pour « Quai des brumes », ainsi qu’une mention lors de la Mostra de Venise pour la mise en scène de ce même film, ce qui confirme l’écho critique de son travail dès la fin des années 1930 (Source : Wikipédia, 2007). En 1953, la Mostra de Venise lui décerne un Lion d’argent de la meilleure réalisation pour « Thérèse Raquin », signalant l’attention portée à son cinéma d’adaptation littéraire (Source : Wikipédia, 2007 ; Wikipédia, 2004). En 1971, il reçoit un Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière à Venise, distinction partagée cette année-là avec John Ford et Ingmar Bergman, ce qui inscrit son nom parmi les grands auteurs reconnus par le festival (Source : Wikipédia, 2004). En 1979, un César d’honneur vient saluer officiellement son apport au cinéma français, tandis qu’en 1991 le prix Luchino-Visconti du David di Donatello distingue à nouveau l’ensemble de son œuvre (Source : Wikipédia, 2007). Ces récompenses, décernées sur plus de quatre décennies, témoignent d’une reconnaissance durable de son rôle dans l’histoire du cinéma européen (Source : Wikipédia, 2007 ; Wikipédia, 2004).

Filmographie sélective

  • « Nogent, Eldorado du dimanche » (court métrage, 1929) – Réalisateur (Source : AlloCiné, 2023 ; Encyclopaedia Britannica, 2024).
  • « Jenny » (1936) – Réalisateur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Drôle de drame » (1937) – Réalisateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023 ; Wikipédia, 2004).
  • « Quai des brumes » (1938) – Réalisateur (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; AlloCiné, 2023).
  • « Hôtel du Nord » (1938) – Réalisateur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Le Jour se lève » (1939) – Réalisateur (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; AlloCiné, 2023).
  • « Les Visiteurs du soir » (1942) – Réalisateur (Source : AlloCiné, 2023 ; Encyclopaedia Britannica, 2024).
  • « Les Enfants du paradis » (1945) – Réalisateur (Source : Encyclopaedia Britannica, 2024 ; Praemium Imperiale, 2024).
  • « Les Portes de la nuit » (1946) – Réalisateur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Marie du port » (1949) – Réalisateur, adaptateur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Fabiola » (1949) – Réalisateur (Source : AlloCiné, 2023 ; IMDb, 1996).
  • « Juliette ou la clef des songes » (1950) – Réalisateur, adaptateur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Thérèse Raquin » (1953) – Réalisateur, adaptateur (Source : AlloCiné, 2023 ; Wikipédia, 2007).
  • « L’Air de Paris » (1954) – Réalisateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Les Tricheurs » (1958) – Réalisateur, adaptateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Terrain vague » (1960) – Réalisateur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Du mouron pour les petits oiseaux » (1962) – Réalisateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Trois chambres à Manhattan » (1965) – Réalisateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Les Jeunes loups » (1968) – Réalisateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Les Assassins de l’ordre » (1971) – Réalisateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Merveilleuse visite » (1973) – Réalisateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Bible » (1976) – Réalisateur, scénariste (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Mouche » (1991) – Réalisateur (Source : AlloCiné, 2023).

Films et séries réalisés par Marcel Carné

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Le Quai des brumes (1938) - Affiche
7.4 / 10
Le Quai des brumes
director
Le jour se lève (1939) - Affiche
7.6 / 10
Le jour se lève
director
Hôtel du Nord (1938) - Affiche
7.2 / 10
Hôtel du Nord
director
Les Visiteurs du soir (1942) - Affiche
6.8 / 10
Les Visiteurs du soir
director
Thérèse Raquin (1953) - Affiche
6.7 / 10
Thérèse Raquin
director

Galerie photos de Marcel Carné

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

La Bible (1977) - Affiche
director
1977
Les Jeunes Loups (1968) - Affiche
1968
Terrain vague (1960) - Affiche
1960
Les Tricheurs (1958) - Affiche
1958
L'Air de Paris (1954) - Affiche
1954
Thérèse Raquin (1953) - Affiche
1953
La Marie du port (1950) - Affiche
1950

Le monde est à vous (1987) - Affiche
Inconnu
- Épisode 30 (1991)
•
S05E30
•
Lui-même
1987
Champs-Elysées (1982) - Affiche
Inconnu
- Épisode 17 (1984)
•
S03E17
•
Lui-même
1982
Inconnu
•
S02E27
•
Lui-même
•
S02E26
•
Lui-même
•
S02E25
•
Lui-même
•
S02E23
•
Lui-même
1978
Midi Première (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 48 (1977)
•
S03E48
•
Lui-même
1975
Apostrophes (1975) - Affiche
Inconnu
•
S01E25
•
Lui-même
1975
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 8 (1975)
•
S01E08
•
Lui-même
1975
Spécial cinéma (1974) - Affiche
Inconnu
•
S06E12
•
Lui-même
1974
Inconnu
- Épisode 41 (1973)
•
S02E41
•
Lui-même
1972
Cinépanorama (1956) - Affiche
Inconnu
- Épisode 5 (1960)
•
S05E05
•
Lui-même
- Épisode 6 (1958)
•
S03E06
•
Lui-même
1956

Le Fantôme de Laurent Terzieff (2020) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2020
Carné, Prévert : drôle de duo (2019) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2019
1940, main basse sur le cinéma français (2019) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2019
Le monde est à vous (1987) - Affiche
Lui-même
1987
Champs-Elysées (1982) - Affiche
Lui-même
1982
Lui-même
1978
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Apostrophes (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Midi Première (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Spécial cinéma (1974) - Affiche
Lui-même
1974
Lui-même
1972
Cinépanorama (1956) - Affiche
Lui-même
1956

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Johnny Hallyday - Photo
Johnny Hallyday
1943–2017
Charles Aznavour - Photo
Charles Aznavour
1924–2018
Marie Laforêt - Photo
Marie Laforêt
1939–2019