Charles Aznavour: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Charles Aznavour en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
129
œuvres recensées
128 films · 1 série
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 2016
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né à Paris le 22 mai 1924, Charles Aznavour apparaît au cinéma dès l’enfance, dans des petits rôles non crédités des années 1930, notamment dans « La Guerre des gosses » en 1936 et « Les Disparus de Saint-Agil » en 1938, où il figure parmi les élèves. (Source : AlloCiné, 2008) À partir de l’après-guerre, il revient sporadiquement à l’écran, notamment dans « Adieu chérie » en 1945, avant de trouver progressivement sa place dans le paysage cinématographique français. (Source : AlloCiné, 2008) Durant les années 1950, il enchaîne des apparitions qui le positionnent à la frontière entre chanteur populaire et comédien, avec par exemple « Une gosse sensass’ » en 1956 et « Paris Music Hall » en 1957. (Source : AlloCiné, 2008) Son passage au statut de véritable acteur de cinéma se consolide à la fin de la décennie lorsque les réalisateurs commencent à lui confier des compositions plus nuancées. (Source : Fondation Aznavour, 2023) C’est dans ce contexte que se prépare le tournant majeur de 1959, année où il accède à un premier rôle dramatique reconnu par la critique. (Source : Fondation Aznavour, 2023)
Le tournant dramatique de la fin des années 1950
En 1958, Charles Aznavour tient un rôle marquant dans « La Tête contre les murs » de Georges Franju, où il interprète Heurtevent, personnage d’un univers psychiatrique qui permet de révéler ses capacités dramatiques. (Source : AlloCiné, 2008) Cette interprétation lui vaut un prix d’interprétation du cinéma français et est régulièrement présentée comme le véritable point de départ de sa carrière d’acteur à part entière. (Source : Fondation Aznavour, 2023) L’année suivante, il apparaît dans plusieurs productions, dont « Les Dragueurs » de Jean-Pierre Mocky en 1959, où il incarne Joseph Bouvier, témoignant de la collaboration décisive engagée avec le cinéaste après leur rencontre en 1957. (Source : Fondation Aznavour, 2023) Toujours en 1959, il figure également au casting de « Pourquoi viens-tu si tard ? » et de « Oh ! Qué mambo », se situant ainsi à la croisée du film populaire et du cinéma d’auteur. (Source : AlloCiné, 2008) Ce moment marque le début d’une présence régulière sur les écrans français, parallèlement à sa carrière de chanteur. (Source : IMDb, 2018)
« Tirez sur le pianiste » et la reconnaissance internationale
En 1960, Charles Aznavour prend la tête d’affiche de « Tirez sur le pianiste » de François Truffaut, dans le rôle de Charlie Kohler, également nommé Édouard Saroyan, un pianiste de bar rattrapé par un passé criminel. (Source : AlloCiné, 2008) Ce film de la Nouvelle Vague, produit dans la foulée du succès des « Quatre Cents Coups », installe durablement Aznavour dans le paysage du cinéma d’auteur français et contribue à sa notoriété internationale. (Source : Wikipédia, 2018) Sa collaboration avec Truffaut illustre la manière dont certains cinéastes voient en lui un interprète capable d’occuper des rôles ambigus, oscillant entre fragilité et détermination. (Source : IMDb, 2018) La même année, il joue également dans « Le Passage du Rhin » de André Cayatte, où il incarne Roger, au cœur d’un récit situé pendant et après la Seconde Guerre mondiale. (Source : AlloCiné, 2008) Par la suite, il poursuit cette trajectoire avec des participations à « Le Testament d’Orphée » de Jean Cocteau en 1960 et à plusieurs films du début des années 1960, consolidant une image d’acteur familier de réalisateurs majeurs. (Source : AlloCiné, 2008)
Un acteur prolifique des années 1960 à 1980
Les années 1960 voient Charles Aznavour multiplier les tournages, passant du film populaire au cinéma plus exigeant, avec « Les Quatre vérités » de 1962, « Le Diable et les dix Commandements » la même année, ou encore « Paris au mois d’août » en 1966, où il interprète Henri Plantin. (Source : AlloCiné, 2008) Il participe également à des productions internationales, notamment « Candy » en 1968, adaptation anglo-américaine d’un roman satirique, où il apparaît dans un rôle secondaire. (Source : AlloCiné, 2008) Dans les années 1970, il figure au générique de films comme « Le Défi » (1970), « La Part des lions » (1971) et « Un beau monstre » (1971), où il interprète notamment un inspecteur, confirmant une tendance à être distribué dans des personnages de forte présence mais souvent en retrait de l’intrigue centrale. (Source : AlloCiné, 2008) En 1973, il joue Visconti dans « The Blockhouse », film de guerre en coproduction européenne, puis Michel Raven dans l’adaptation d’« Dix petits nègres » en 1974. (Source : AlloCiné, 2008) Cette période installe Aznavour comme acteur régulier de coproductions franco-européennes, souvent à la jonction de plusieurs marchés linguistiques. (Source : Wikipédia, 2018)
Présence dans le cinéma d’auteur européen
À la fin des années 1970, Charles Aznavour occupe un rôle marquant dans « Le Tambour » (« Die Blechtrommel ») de Volker Schlöndorff, Palme d’or au Festival de Cannes 1979, où il incarne Sigismund Markus, commerçant d’une ville de Dantzig. (Source : AlloCiné, 2008) Ce film, adapté du roman de Günter Grass, renforce sa visibilité dans le cinéma européen en langue allemande. (Source : Wikipédia, 2018) Au début des années 1980, il interprète Kachoudas, petit commerçant de province, dans « Les Fantômes du chapelier » de Claude Chabrol, adapté de Georges Simenon, ce qui l’inscrit à nouveau dans un univers de polar psychologique. (Source : AlloCiné, 2008) Il tourne également dans « Une jeunesse » (1983) de Moshé Mizrahi, dans « Viva la vie » (1983) d’Yves Boisset et dans « Yiddish Connection » (1986), film policier dont il cosigne le scénario et pour lequel il est crédité comme scénariste. (Source : AlloCiné, 2008) À la fin des années 1980, il apparaît dans « Il Maestro » (1989), aux côtés de Malcolm McDowell, confirmant une activité régulière dans des productions internationales aux formats variés. (Source : IMDb, 2018)
Collaborations, scénarios et musique de film
En parallèle de son activité d’acteur, Charles Aznavour occupe d’autres fonctions créatives au cinéma, notamment comme scénariste et compositeur. (Source : AlloCiné, 2008) Il est ainsi crédité au scénario de « Gosse de Paris » (1961), « Les Intrus » (1972) et « Yiddish Connection » (1986), témoignant d’un investissement dans l’écriture qui dépasse le seul cadre de l’interprétation. (Source : AlloCiné, 2008) Sa contribution à la musique de film est également importante : il compose ou interprète des bandes originales pour « Ces dames préfèrent le mambo » (1958), « Pourquoi viens-tu si tard ? » (1959), « Le Diable et les dix Commandements » (1962), « Cherchez l’idole » (1964) ou encore « L’Amour » (1969). (Source : AlloCiné, 2008) Il signe aussi la musique de films comme « Teheran 43 » (1980) et participe en tant que compositeur au documentaire « Le Regard de Charles » sorti en 2019, construit à partir de ses archives personnelles filmées. (Source : AlloCiné, 2008) Cette activité parallèle confirme la place qu’il occupe dans le cinéma non seulement comme visage et voix, mais aussi comme artisan de la bande sonore. (Source : IMDb, 2018)
Télévision, doublage et travaux tardifs
À partir des années 1980 et 1990, Charles Aznavour diversifie ses apparitions à l’écran en se tournant davantage vers la télévision et des projets spécifiques. (Source : AlloCiné, 2008) Il tient ainsi des rôles dans des téléfilms et séries comme « Les Années campagne » (1991), « Le Comédien » (1996), « Pondichéry, dernier comptoir des Indes » (1996) ou encore « Le Père Goriot » (2004), où il interprète Goriot. (Source : AlloCiné, 2008) Il prête par ailleurs sa voix au personnage de Carl Fredricksen dans la version française du film d’animation « Là-haut » (« Up ») des studios Pixar, sorti en 2009, ajoutant le doublage à la liste de ses contributions aux arts visuels. (Source : AlloCiné, 2008) Au cinéma, il apparaît dans « Ararat » (2002) d’Atom Egoyan, où il joue le réalisateur Edward Saroyan, dans « La Vérité sur Charlie » (2002) où il apparaît en caméo dans son propre rôle, puis dans « Mon colonel » (2006), film de Laurent Herbiet qui marque l’une de ses dernières participations à une fiction de long métrage. (Source : AlloCiné, 2008) Son visage reste présent jusque dans le documentaire « Le Regard de Charles » (2019), où il est crédité comme lui-même, prolongeant au-delà de sa disparition la dimension filmique de son parcours. (Source : AlloCiné, 2008)
Distinctions et reconnaissance dans le domaine du cinéma
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