Steven Geray: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Steven Geray en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
144
œuvres recensées
112 films · 32 séries
- Première année recensée
- 1932
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 10 novembre 1904, Steven Geray naît à Ungvár, dans l’Autriche-Hongrie, aujourd’hui Oujhorod en Ukraine. Sous les noms d’Istvan Gyergyay, d’István Gyergyai ou de Steve Geray, il mène une carrière d’interprétation qui le conduit vers Hollywood puis vers la télévision américaine. Il meurt le 26 décembre 1973 à Los Angeles.
Des années 1940 à Hitchcock
En 1941, Steven Geray apparaît dans « Shanghaï » de Josef von Sternberg. L’année suivante, il figure au générique de « Shanghaï, nid d'espions », de « The Moon and Sixpence », de « Blue, White and Perfect » et de « Les Yeux dans les ténèbres » de Fred Zinnemann. Ces rôles le placent dans un cinéma où le décor, les faux-semblants et les intrigues d’ombre dominent souvent la narration.
En 1943, il joue dans « Au service de l'ennemi », « Le Fantôme de l'Opéra » et « La Bête ». La même année, il rejoint aussi « Night Plane from Chungking » de Ralph Murphy. En 1944, il passe par « Le Masque de Dimitrios », « Les Conspirateurs », « Meet the People » et « Hommes du monde ».
En 1945, il tourne dans « Tarzan et les Amazones », « Hôtel Berlin », « La Maison du docteur Edwardes » d’Alfred Hitchcock et « Pris au piège » d’Edward Dmytryk. Deux ans plus tard, il est présent dans « Gilda » de Charles Vidor, « Une nuit mouvementée » et « So Dark the Night ». Ce passage par des titres signés Vidor, Hitchcock, Dmytryk ou Zinnemann installe son nom dans un réseau de productions très fréquentées par les studios.
Télévision, séries et passages récurrents
En 1951, Steven Geray participe à « Tales of Tomorrow », puis il revient dans « The Crime Doctor's Gamble » et « J'accuse cette femme » en 1947, avant d’apparaître dans plusieurs longs métrages du début des années 1950. Il joue dans « Le Violent » de Nicholas Ray, « La Dame sans passeport » de Joseph H. Lewis, « Ève » de Joseph L. Mankiewicz et « Dans l'ombre de San Francisco » de Norman Foster en 1950. La période montre un comédien régulièrement sollicité dans des productions de genres différents, du film noir à la comédie de studio.
À partir de là, il passe fréquemment par le petit écran. En 1954, il figure dans « Climax! ». En 1956, il apparaît dans « Telephone Time » et « The Adventures of Jim Bowie ». En 1957, il est au générique de « Alcoa Theatre » dans le rôle de Station Master. En 1961, il joue Frank Chernak dans « Dr. Kildare » et figure aussi dans « 87e Brigade criminelle ».
Le rythme se poursuit avec « The Lucy Show » en 1962, où il interprète le docteur Fleisher, puis « The Rogues » en 1964 dans le rôle d’Henri. En 1965, il apparaît dans « Jinny de mes rêves » sous le nom d’Armand. L’année suivante, il est crédité dans « Au cœur du temps » comme Perrault. Ces rôles télévisés dessinent une présence régulière dans des séries populaires des années 1950 et 1960.
Les années 1950, du film noir à la comédie
En 1948, Steven Geray joue dans « Les Liens du passé » et « La Fin d'un tueur ». En 1949, il apparaît dans « Chasse aux maris » et « El Paso, ville sans loi ». L’année 1950 le mène encore vers « La Deuxième Femme », « Le Violent », « La Dame sans passeport », « Ève » et « Dans l'ombre de San Francisco ». Cette succession de titres révèle une circulation constante entre productions policières, mélodrames et comédies de plateau.
En 1951, il joue dans « Vendeur pour dames », « La Danse interdite », « La Maison sur la colline » et « Espionne de mon cœur ». En 1952, il figure dans « L'Affaire de Trinidad ». En 1953, il se retrouve dans « Histoire de trois amours », « Appelez-moi Madame », « Les hommes préfèrent les blondes », « La Légende de l'épée magique », « Le Grand Imprésario » et « French Line ». L’année 1954 ajoute « Un grain de folie », « Le Maître du monde » et « Le Vol du diamant bleu ».
En 1955, il apparaît dans « La Main au collet » d’Alfred Hitchcock et « New York confidentiel ». L’année 1956 l’emmène vers « Attaque » de Robert Aldrich, puis 1958 vers « Un certain sourire » de Jean Negulesco et 1959 vers « J'ai épousé un Français » du même réalisateur. Ces collaborations répétées avec Negulesco et la présence chez Hitchcock et Aldrich signalent une confiance durable des studios.
Des seconds rôles aux dernières apparitions
En 1965, Steven Geray apparaît aussi dans « La Nef des fous » de Stanley Kramer, puis en 1966 dans « Jesse James contre Frankenstein » de William Beaudine. Ces titres, très éloignés par leur ton et leur cadre, montrent une capacité d’adaptation à des productions qui vont du mélodrame collectif au récit fantastique.
La suite reste marquée par des apparitions en série. Il passe par « The Rogues », « Jinny de mes rêves » et « Au cœur du temps », tandis que ses rôles nommés à la télévision donnent un visage repérable à des épisodes isolés. Son activité ne se limite pas aux plateaux de fiction. Il est aussi mentionné en 1995 dans « Une Journée en enfer » pour des stunts, un crédit posthume qui prolonge la trace de son nom dans l’industrie.
Steven Geray meurt à 69 ans, le 26 décembre 1973, à Los Angeles. Son travail reste attaché à des dizaines de productions américaines où il passe du film noir à la comédie, puis de la télévision des années 1950 aux séries des années 1960.
Films et séries avec Steven Geray
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