Frank Albertson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Frank Albertson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
167
œuvres recensées
110 films · 57 séries
- Première année recensée
- 1923
- Dernière année recensée
- 1963
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1946, La vie est belle place Frank Albertson dans le rôle de Sam Wainwright, au moment où sa présence revient dans les grands studios après des années de cinéma et de télévision. Né le 2 février 1909 à Fergus Falls, dans le Minnesota, Frank Albertson meurt le 29 février 1964 à Santa Monica, en Californie. Son nom apparaît aussi sous les formes Francis Healey Albertson et Frankie.
Des débuts à l’âge du muet
En 1923, Frank Albertson figure au générique de « La Caravane vers l'Ouest » de James Cruze. Il a alors 14 ans. La décennie qui suit le voit passer d’un titre à l’autre, dans des productions où reviennent des réalisateurs comme John Ford, George Stevens, David Butler ou Sam Wood.
En 1930, il joue dans « Hommes sans femmes » de John Ford, « So This Is London » de John G. Blystone et « L'Amour en l'an 2000 » de David Butler. L’année suivante, il apparaît dans « The Brat » de John Ford et « Way Back Home » de William A. Seiter. Sa présence s’étire alors sur plusieurs studios et plusieurs registres de production.
La suite des années 1930 le voit encore dans « Le Bel Étudiant » de Sam Wood, « Tête brûlée » de John Ford, « La Profession d'Ann Carver » d’Edward Buzzell ou « Désirs secrets » de George Stevens. En 1935, il figure aussi dans « Impétueuse Jeunesse » de Clarence Brown et « Un bienfait dangereux » de George B. Seitz. Le nom circule dans une industrie où les seconds rôles nourrissent la continuité des castings.
Les années 1930 et les studios
« Furie », réalisé par Fritz Lang en 1936, le place dans le rôle de Charlie Wilson. La même période le conduit vers « Une aventure de Buffalo Bill » de Cecil B. DeMille et « Les Cadets de la mer » de Sam Wood. Ces titres montrent une circulation régulière entre les productions de prestige et les programmes plus modestes.
En 1938, il joue dans « Hold That Kiss » d’Edwin L. Marin. La fin de la décennie prolonge cette activité avec d’autres crédits où son nom reste associé à des emplois secondaires. Il participe alors à un système où les visages connus reviennent d’un film à l’autre sans forcément occuper le centre du cadre.
Frank Albertson traverse ensuite les années 1940, avec « The Philco Television Playhouse » en 1948 parmi les titres qui jalonnent cette période. Le passage vers la télévision s’inscrit dans une continuité de travail, sans rupture affichée dans les crédits retenus ici.
Le visage familier du téléfilm et des séries
Au milieu des années 1950, Frank Albertson apparaît dans « The Phil Silvers Show » en 1955, où il joue The Producer. Il figure aussi dans « The Gale Storm Show » en 1956, avec le rôle de Stevens. Deux ans plus tard, « The Real McCoys » le ramène à l’écran dans l’univers sériel.
En 1957, il joue Jeb Lacey dans « The Restless Gun ». La télévision lui offre alors un terrain de présence régulière, dans des formats très différents les uns des autres. Cette activité se poursuit au début des années 1960 avec « 87e Brigade criminelle » en 1961, où il tient le rôle de Pop Smith.
La même période le voit dans « Sam Benedict » en 1962, puis dans « Going My Way » et « Mr. Novak » en 1963. Dans ce dernier, il interprète Jim O'Neal. Ses apparitions télévisées dessinent une présence continue dans les formats dramatiques et comiques de l’après-guerre.
« La vie est belle » et le passage chez Frank Capra
En 1946, Frank Capra le choisit pour Sam Wainwright dans « La vie est belle ». Le rôle compte parmi les plus repérables de sa filmographie et le place au sein d’un film qui a durablement circulé dans le répertoire américain. À cette date, Frank Albertson a déjà derrière lui plus de 20 ans de présence à l’écran.
L’année suivante, il apparaît dans « Kraft Television Theatre » en 1947, puis dans « The Philco Television Playhouse » en 1948. Le passage vers la télévision ne supprime pas ses apparitions au cinéma, mais déplace une part de son activité vers des programmes dramatiques réguliers, au moment où les réseaux américains structurent ce nouveau paysage.
En 1960, il prend part à « Psychose » d’Alfred Hitchcock, dans le rôle de Tom Cassidy. Le film le réunit à l’un des cinéastes les plus surveillés de l’époque, au cœur d’un récit dont le personnage de Cassidy contribue à la mécanique. L’année suivante, il joue dans « 87e Brigade criminelle » et, en 1962, dans « Sam Benedict ».
Un nom qui traverse trois décennies d’images
Frank Albertson meurt le 29 février 1964, à 55 ans. Son activité a traversé le cinéma des années 1920 et 1930, puis le basculement vers la télévision dans les années 1940 et 1950. Cette durée se lit à travers des titres de natures différentes, du film de studio aux programmes dramatiques télévisés.
La liste de ses rôles vérifiés fait apparaître une présence constante sur plusieurs terrains de production. « La vie est belle », « Psychose », « The Philco Television Playhouse », « The Real McCoys » ou « Mr. Novak » résument cette circulation entre formats et époques. Le nom d’Albertson reste attaché à cette continuité discrète, celle des acteurs que les studios et les chaînes rappellent d’une œuvre à l’autre.
- 1923: « La Caravane vers l'Ouest » de James Cruze
- 1946: « La vie est belle » de Frank Capra, rôle de Sam Wainwright
- 1960: « Psychose » d’Alfred Hitchcock, rôle de Tom Cassidy
- 1963: « Mr. Novak », rôle de Jim O'Neal
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