
Le PACS, ou Pacte Civil de Solidarité, est un contrat simplifié entre deux personnes majeures pour organiser leur vie commune. Sa conclusion est simple, mais qu’en est-il de sa dissolution ? Entre séparation, demande unilatérale et divorce, les cas de figure sont multiples et les démarches parfois complexes.
Dans ce dossier complet, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur la dissolution d’un PACS : les causes possibles de rupture, les démarches administratives étape par étape selon votre situation, le partage des biens et des dettes, l’impact fiscal et social de la séparation, les droits des partenaires et des enfants, les coûts éventuels… Des conseils et des exemples concrets vous aideront à y voir plus clair.

Avant de vous expliquer comment le dissoudre, faisons un rapide rappel sur le PACS et ses conséquences juridiques :
La dissolution d’un PACS peut intervenir pour plusieurs raisons, de façon automatique ou après une démarche des partenaires :
Quelle que soit la procédure, elle aboutit à la même chose : la dissolution du PACS et la fin des engagements réciproques entre les partenaires.

Une séparation à l’amiable, c’est-à-dire quand les partenaires sont d’accord pour rompre leur vie commune, se fait par une déclaration commune de dissolution du PACS. La procédure est simple :
Pour une séparation conflictuelle, lorsque les partenaires ne sont plus d’accord pour maintenir le PACS, l’un d’eux peut décider seul d’y mettre fin. Il faut alors :
Cette procédure permet d’informer officiellement l’ex-partenaire de la décision de rompre, ce qui évite les litiges ultérieurs.

Le mariage des pacsés entre eux ou avec une tierce personne, de même que le décès de l’un des deux partenaires, entraînent une dissolution de plein droit du PACS :
Si les discussions entre les partenaires tournent au conflit, que ce soit pendant la procédure de dissolution ou après, le juge aux affaires familiales peut être saisi. Il peut alors :
Au-delà de la fin des engagements et obligations entre les partenaires, rompre son PACS a aussi plusieurs implications juridiques et pratiques qu’il faut connaître.

C’est le changement fondamental : les partenaires n’ont juridiquement plus de devoirs de soutien, d’aide mutuelle ou de solidarité financière l’un envers l’autre après la dissolution.
Pour le logement occupé ensemble, tout dépend du statut d’occupation :
En cas de PACS avec séparation de biens, chaque partenaire garde ses biens propres, acquis avant ou pendant le PACS.
Les biens acquis ensemble sont présumés appartenir pour moitié à chacun, sauf preuve contraire apportée par exemple par l’acte d’achat. Ils doivent être partagés à parts égales en cas de séparation.
Pour les biens indivis, le partage peut se faire à l’amiable via un acte écrit de partage signé des deux partenaires. En cas de conflit, il faudra saisir le juge pour trancher.
Pour les dettes, on distingue celles contractées :

La dissolution du PACS a aussi des incidences fiscales et sociales importantes :
Il faut penser à signaler rapidement sa séparation aux organismes sociaux et fiscaux pour une prise en compte au plus vite de la dissolution.
Si l’un des partenaires est entrepreneur individuel ou associé d’une société, il faut prendre quelques garanties lors de la rédaction du PACS pour protéger l’entreprise en cas de séparation. Plusieurs points de vigilances :
Bonne nouvelle : la rupture d’un PACS n’entraîne pas de frais en tant que tels, contrairement au divorce pour un couple marié ! Seuls quelques frais annexes peuvent s’appliquer :
Sont exclus les éventuels frais de justice pour un jugement de divorce par un juge ou de notaire en cas de partage judiciaire des biens, comptez alors quelques milliers d’euros…

Contrairement au divorce pour un couple marié, il n’y a pas de versement d’une prestation compensatoire destinée à compenser la disparité de niveau de vie après la rupture du PACS.
Cependant, les partenaires qui le souhaitent peuvent prévoir conventionnellement ce type de provision dans leur convention initiale de PACS.
Si le couple pacsé a des enfants, leur sort fait l’objet de discussions lors de la séparation. En cas de désaccord, le juge aux affaires familiales peut être saisi et statue sur :
Après la dissolution, le PACS n’ouvre plus de droits successoraux entre les partenaires, contrairement au mariage. Ils redeviennent des héritiers ordinaires l’un pour l’autre.
Toutefois, si un testament a été établi, ses dispositions continuent de s’appliquer. L’ex-partenaire conserve alors sa qualité de légataire.
Malgré toutes les précautions prises, des litiges patrimoniaux ou personnels peuvent persister entre les ex après la rupture. Si la conciliation échoue, il est possible de faire appel au juge pour trancher certains différends.
Le juge aux affaires familiales peut intervenir sur :
Avant toute procédure judiciaire longue et coûteuse, la médiation familiale permet une résolution amiable des différends persistent après la rupture du PACS.
Je suis un écrivain passionné par la lecture et l’écriture. J’ai choisi d’exprimer mes opinions et mes observations sur mon blog, où je publie souvent des articles sur des sujets qui me sont chers. Je m’intéresse aussi beaucoup aux préoccupations sociales, que j’aborde souvent dans mon travail. J’espère que vous apprécierez mes articles et qu’ils vous inciteront à réfléchir vous aussi à ces sujets. N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour me faire part de vos réflexions !