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    Nrmagazine » Skincare : Elizabeth Banks se farcit Hollywood dans un thriller beauté qui gratte là où ça fait mal
    Blog Entertainment 6 mai 2026Mise à jour:6 mai 20266 Minutes de Lecture

    Skincare : Elizabeth Banks se farcit Hollywood dans un thriller beauté qui gratte là où ça fait mal

    Un film de réalisateur de clips qui s'attaque à l'industrie cosmétique de Los Angeles, une histoire vraie à peine déguisée, et Elizabeth Banks en mode carnassier. Sur le papier, Skincare avait tout pour claquer. La réalité, c'est un peu plus compliqué.
    SKINCARE
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    La Peau et le Masque

    On est en 2013 à Beverly Hills. Hope Goldman, joué avec une précision d’horloge suisse par Elizabeth Banks, est l’esthéticienne des stars. Clientèle huppée, réputation béton, lancement de sa propre ligne de soins en préparation. Et puis voilà qu’Angel Vergara (Luis Gerardo Méndez, impeccable dans l’ambiguïté) ouvre sa boutique rivale juste en face. Juste en face. Comme une déclaration de guerre parfumée au rétinol. S’ensuit une descente aux enfers faite de mails piratés, de réputation sabotée, de paranoïa galopante, et d’un life coach (Lewis Pullman, dont on retrouve la fiche complète sur NR Magazine) qui va se retrouver embarqué dans quelque chose de beaucoup plus tordu qu’une simple querelle de crèmes.

    Austin Peters signe là son premier long-métrage de fiction, lui qui venait du documentaire (Give Me Future) et du clip. Ça se voit. La direction artistique est léchée, la palette colorimétrique acidulée comme un vernis OPI, la bande-son planquée quelque part entre les eighties et un bad trip californien. On a clairement affaire à quelqu’un qui sait ce que c’est qu’une image. Ce qui manque, c’est quelqu’un qui sait ce que c’est qu’un récit qui tient la route.

    Dawn of the Dead (Skin)

    Parce que oui, Skincare est inspiré d’une histoire vraie, et quelle histoire. La vraie Hope Goldman s’appelle Dawn DaLuise, esthéticienne du tout-Hollywood (Jennifer Aniston, Brad Pitt, Sarah Michelle Gellar, rien que ça), qui s’est retrouvée au cœur d’un scandale digne d’un épisode de Desperate Housewives croisé avec un polar de James Ellroy : en 2014, elle est accusée d’avoir engagé un homme de main pour éliminer son rival Gabriel Suarez. Variety résume bien le problème fondamental du film : « it’s rare when a ripped-from-the-headlines adaptation fails to capitalize upon the wilder, weirder aspects of its real-life counterpart ». Traduction maison : quand la vraie vie est plus dingue que ta fiction, t’as un problème de scénario. Et Peters s’est consciemment écarté du fait divers pour construire un « sunshine noir » à sa sauce, version Joan Didion sous acide, une approche légitime en théorie, bancale à l’exécution.

    Elizabeth Banks, de son côté, a déclaré à Entertainment Weekly ne pas avoir immédiatement réalisé que son personnage était basé sur une vraie esthéticienne qu’elle connaissait, une facialiste qu’elle partageait jadis avec Johnny Depp (oui). Ce détail dit tout d’un film qui traite son propre matériau comme un secret à mi-voix, au lieu de l’assumer à fond les ballons.

    « What really intrigued me about this story was that it’s about beautiful people doing really ugly things », explique Peters dans une interview accordée à Dread Central. Et c’est là que le bât blesse.

    La promesse, des gens beaux qui font des trucs moches dans une ville obsédée par les apparences, est exactement la bonne. Le problème, c’est que Peters hésite constamment entre la satire au vitriol et le thriller psychologique, sans jamais vraiment choisir. On finit avec un hybride qui ne satisfait pleinement ni les amateurs de comédie noire ni les fans de tension pure.

    Banks Royale

    Elizabeth Banks, elle, est irréprochable. Ce serait mentir que de dire le contraire. Elle porte ce film sur ses épaules comme une crème SPF 50 : avec rigueur, avec couverture, et une capacité à rendre sympathique un personnage qui franchit des lignes morales assez sévères. On pense inévitablement à son rôle dans Call Jane, une femme acculée par les systèmes qui l’entourent, qui décide de prendre les choses en main quitte à se salir les mains, même si la comparaison s’arrête là. Hope Goldman n’est pas une héroïne féministe, c’est une prédatrice qui se croit proie. C’est justement ce qui la rend intéressante. Dommage que le scénario ne sache pas quoi faire de cette ambiguïté passé la moitié du film.

    Lewis Pullman, qu’on avait vu se révéler dans Le Testament d’Ann Lee, confirme ici sa capacité à occuper le second rôle avec une présence qui dépasse la fonction narrative. Son Jordan est un personnage étrange, life coach opportuniste, complice inconscient, boussole morale défaillante, et Pullman lui donne une profondeur que le script n’avait pas prévue au budget.

    Beverly Kills

    Côté chiffres, la sentence est sans appel. Skincare a récolté à peine 456 590 dollars au box-office américain pour sa sortie le 16 août 2024 via IFC Films, dans 760 salles au maximum. L’ouverture, 323 856 dollars, représentait 70,9 % du total brut, ce qui signifie que le film s’est vidé de sa substance en 72 heures, comme un masque hydratant après une nuit de fête. La durée du long-métrage : 1 heure 36. Pas de quoi se plaindre du ratio douleur/ambition, au moins.

    Le Los Angeles Times parle d’un film qui « calls to mind Nightcrawler or even American Gigolo », références flatteuses qui soulignent précisément l’écart entre ce que Skincare voulait être et ce qu’il est vraiment. Nightcrawler avait Jake Gyllenhaal en sociopathe transcendant et une thèse béton sur le voyeurisme médiatique. Skincare a Elizabeth Banks en esthéticienne paranoïaque et une thèse qui s’effiloche comme un fond de teint premier prix après une averse. L’amour propre ne suffit pas à faire un film sur l’amour propre.

    À lire aussi : Crime 101 : critique du thriller de Bart Layton sur Prime Video, quand le vrai crime dépasse la fiction

    Hollywood Noir sous Crème de Jour

    Ce qui reste, une fois passé le vernis, c’est un film qui dit des choses vraies sur Los Angeles, cette ville où la beauté est une monnaie, la réputation une forteresse en carton-pâte, et les rivalités professionnelles peuvent virer au criminel avec une fluidité désarmante. Peters a digéré Joan Didion, il connaît ses classiques du roman noir californien, il sait que cette ville est une machine à broyer les ambitions sous couverture de palmiers et de lumière dorée. Il lui manque juste la cruauté narrative pour aller jusqu’au bout de ce qu’il a commencé.

    Le film est disponible en VOD depuis septembre 2024. Un soir de flemme avec une bonne bouteille, ça passe. Pour le reste, on suggère de (re)voir Nightcrawler, qui fait la même chose en trois fois mieux, et sans avoir besoin d’un seul pot de crème hydratante.

    Vincent
    Vincent

    Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.

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