Vous avez réservé votre vol, bouclé vos valises, coché mille fois votre liste. Et là, à la dernière minute, une question surgit celle que tout le monde oublie de poser à l’avance : où garer sa voiture à l’aéroport Charles de Gaulle ? Trop cher, trop compliqué, trop loin… Les mauvaises surprises sont légion. Et pourtant, quelques décisions prises en amont peuvent vous faire économiser plusieurs dizaines, voire centaines d’euros et vous éviter un stress inutile le jour J.
📌 L’essentiel en un coup d’œil

- Les parkings officiels de Roissy-CDG coûtent entre 45 € et 130 € pour 1 à 4 jours sans réservation.
- Les parkings longue durée (PR, PX, PW ECO) avec navette sont jusqu’à 40 % moins chers que les parkings au contact des terminaux.
- Les parkings privés avec navette démarrent à 26 € la semaine option souvent la plus rentable pour un séjour de 5 à 15 jours.
- Un service voiturier existe, à partir de 75–90 € la semaine : vous déposez les clés à l’aéroport, le voiturier s’occupe du reste.
- Les 10 premières minutes sont gratuites dans plusieurs parkings au contact des terminaux (PAB, PCD, PEF, PG).
- Réserver à l’avance, quelle que soit l’option, permet de réduire la facture de 20 à 30 %.
Le piège du parking à la dernière minute

Imaginez : vous arrivez à Roissy sans avoir rien réservé. Il est 5h du matin, votre vol décolle à 7h, et le parking le plus proche vous affiche 45 € pour une journée. Pour une semaine ? Le total grimpe à 280 €, voire 530 € pour vingt jours. Ce sont les tarifs en vigueur dans les parkings officiels sans réservation. Ce n’est pas une arnaque c’est simplement le prix de la commodité absolue, sans anticipation.
La bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas une fatalité. Roissy-CDG est l’un des aéroports qui offre le plus de flexibilité tarifaire au monde, à condition de savoir où chercher. Et la grande majorité des voyageurs ne le sait pas.
Les parkings officiels de Paris Aéroport : pour qui, pour quand ?

Les parkings courte durée au contact des terminaux
Ce sont les parkings que vous voyez dès votre arrivée : P1, PAB, PCD, PEF, PG. Leur atout ? L’accès direct aux terminaux, à pied. Pas de navette, pas d’attente, pas de calcul. Idéals pour une nuit ou moins de 24 heures. Au-delà, la facture devient rapidement absurde.
Une subtilité méconnue : les 10 premières minutes y sont gratuites. Ce qui en fait des zones de dépose-minute légitimes à condition de ne pas traîner. À partir de la 11e minute, le compteur tourne à 3,50 € par quart d’heure. En une heure, vous en êtes déjà à 9,50 €. En une heure trente, à plus de 15 €.
Les parkings longue durée ECO : PR, PX, PW
C’est ici que commencent les vraies économies. Les parkings PR ECO, PX ECO et PW ECO sont les parkings officiels longue durée de Paris Aéroport. Ils sont reliés aux terminaux par le CDGVal la navette automatique gratuite de l’aéroport qui circule toutes les 6 à 8 minutes, 24h/24. Comptez 10 à 15 minutes pour rejoindre votre terminal.
Sur réservation en ligne, les tarifs chutent sensiblement. Le PW ECO est d’ailleurs exclusivement accessible par réservation ce qui garantit une place et un prix maîtrisé. Ces parkings sont couverts, surveillés, et bien desservis. Pour un voyage de 4 à 15 jours, c’est la meilleure alternative officielle.
Le vrai comparatif : quelle option pour quel profil de voyageur ?

| Type de parking | Prix indicatif / semaine | Navette | Idéal pour |
|---|---|---|---|
| Parking au contact (P1, PAB…) | 180 – 280 € | Non (accès direct) | Courte durée < 1 jour |
| Parking ECO officiel (PR, PX, PW) | 75 – 130 € | CDGVal (gratuit, toutes les 6–8 min) | 4 à 15 jours avec réservation |
| Parking privé avec navette | 26 – 60 € | Navette à la demande (5–10 min) | Séjours de 5 à 20 jours |
| Service voiturier | 75 – 100 € | Aucune (le voiturier prend votre voiture) | Confort absolu, voyage d’affaires |
| Parking relais + RER B | Gratuit ou quasi | RER B (30–45 min depuis Paris) | Économie maximale, patience requise |
Les parkings privés avec navette : l’option que les habitués utilisent en silence

C’est le secret des grands voyageurs. À quelques kilomètres de Roissy, des dizaines de parkings privés sécurisés proposent un service complet : place surveillée (souvent avec vidéosurveillance), navette à la demande vers les terminaux, et des tarifs qui défient toute concurrence. Des enseignes comme SoParking, First Park CDG, Airport Park CDG ou Roissy Tarif affichent régulièrement des semaines à moins de 40 €, parfois dès 26 € pour les offres les plus compétitives.
Le fonctionnement est simple : vous réservez en ligne à l’avance, vous appelez à votre arrivée, et la navette vous récupère au parking. Au retour, même chose. La navette est généralement disponible 24h/24, 7j/7. L’attente dépasse rarement 10 minutes. Pour un voyage de 10 jours, l’économie par rapport aux parkings officiels peut atteindre 150 à 200 €.
Un point de vigilance : vérifiez toujours si le parking est clôturé, s’il dispose d’une vidéosurveillance active, et si les avis clients sont récents. Certains acteurs moins sérieux existent les plateformes de comparaison (Parkos, Parclick, OnePark) permettent de croiser les évaluations.
Le service voiturier : le luxe accessible que vous n’aviez pas envisagé
Vous arrivez en voiture au terminal. Un voiturier vous attend, récupère vos clés, et s’occupe de garer votre véhicule dans un parking sécurisé le temps de votre absence. À votre retour, votre voiture vous est restituée directement au terminal. Pas de navette, pas de marche, pas d’attente. Des services comme Ector ou Elite Valet pratiquent des tarifs autour de 75 à 100 € la semaine moins cher que certains parkings officiels au contact, une fois qu’on fait le calcul.
Ce type de service séduit avant tout les voyageurs d’affaires, les personnes à mobilité réduite, et ceux qui voyagent avec de jeunes enfants et des valises encombrantes. Mais il gagne en popularité chez tous ceux qui ont compris que le temps a une valeur. Certains prestataires proposent même, en option, un lavage ou une recharge de batterie pendant votre absence.
Et si vous ne voulez pas payer du tout ?
Stationner dans une commune voisine + RER B
Plusieurs villes desservies par le RER B permettent de se garer gratuitement ou à très faible coût, puis de rejoindre Roissy-CDG en train en moins de 30 minutes. Les gares de Goussainville, Villiers-le-Bel ou Sevran-Beaudottes permettent ce type de combinaison, avec des parkings relais peu coûteux à proximité. Le trajet en RER B depuis ces gares vers CDG dure entre 10 et 20 minutes selon la station.
Ce n’est pas la solution la plus confortable surtout avec des valises lourdes et un vol à 6h du matin. Mais pour un voyageur solo, aguerri, partant plusieurs semaines, l’économie peut être totale ou presque. Le prix d’un ticket de RER B vers l’aéroport reste modique, et certains parkings relais de l’Île-de-France sont gratuits sous conditions.
Louer sa voiture pendant son absence
Des plateformes de location entre particuliers permettent de mettre sa voiture en location pendant son voyage. En pratique, cela transforme un coût de stationnement en source de revenus passifs. Pour un séjour de deux semaines, il est possible de couvrir intégralement le coût d’un parking privé, voire de dégager un petit bénéfice. Cette option demande un minimum d’organisation assurance adaptée, remise des clés mais elle séduit de plus en plus de voyageurs réguliers.
Les erreurs classiques qui coûtent cher
« J’avais prévu 20 minutes pour me garer. J’en ai mis 50. Mon vol, lui, attendait personne. »
La première erreur est de sous-estimer les distances. Roissy-CDG s’étend sur plusieurs kilomètres. Le terminal 1, le terminal 2 (avec ses multiples ailes : 2A, 2B, 2C, 2D, 2E, 2F, 2G) et le terminal 3 ne sont pas interchangeables. Garer sa voiture dans un parking associé au mauvais terminal peut engendrer un trajet supplémentaire de 20 à 30 minutes. Vérifiez toujours quel terminal correspond à votre compagnie avant de choisir votre parking.
La deuxième erreur : croire que le parking le moins cher sur internet est forcément recommandable. Un parking mal entretenu, avec une navette qui fonctionne mal ou un accueil défaillant, peut transformer le début de vos vacances en cauchemar logistique. Lisez les avis pas seulement la note globale, mais les commentaires récents, et notamment ceux sur la fiabilité de la navette et la sécurité du site.
La troisième erreur, enfin, est de penser que réserver la veille suffit. En haute saison juillet, août, Noël, ponts de mai les parkings privés les moins chers affichent complet des semaines à l’avance. Réserver 3 à 4 semaines avant le départ, c’est souvent accéder aux meilleurs tarifs et aux meilleures places.
Quel terminal pour quel parking ? Le repère indispensable
| Terminal | Parking(s) au contact | Notes |
|---|---|---|
| Terminal 1 | P1 | Parking circulaire, accès direct par passerelle |
| Terminaux 2A et 2B | PAB | 10 premières minutes gratuites |
| Terminaux 2C et 2D | PCD | 10 premières minutes gratuites |
| Terminaux 2E et 2F | PEF | Grand parking, bien signalé |
| Terminal 2G | PG (extérieur) | Ouvert, moins couvert |
| Terminal 3 | P3 ECO | Idéalement situé pour T3 |
Réserver en ligne : les bons réflexes
La plateforme officielle de Paris Aéroport (parisaeroport.fr) permet de réserver tous les parkings officiels avec une réduction allant jusqu’à 30 % par rapport au tarif au guichet. Des comparateurs indépendants Parkos, Parclick, OnePark, Zenpark agrègent quant à eux les offres des parkings privés et permettent de filtrer par durée, terminal, type de service et budget.
Un conseil pratique : comparez toujours la même durée exacte, en incluant le temps de navette dans votre planning. Si votre vol est à 7h, et que la navette prend 15 minutes, prévoyez d’être au parking à 5h au plus tard. Et confirmez toujours votre réservation par e-mail certains parkings privés pratiquent des politiques d’annulation strictes.
Le vrai coût d’un mauvais choix
Un voyageur qui part 10 jours en famille et choisit un parking au contact sans réservation va dépenser entre 280 et 340 €. Le même voyageur qui réserve un parking privé avec navette trois semaines à l’avance paiera entre 50 et 80 €. La différence, c’est 200 à 250 € d’économie l’équivalent de deux nuits d’hôtel sur place, ou d’un bon repas en famille à destination.
Se garer à Roissy n’est pas une contrainte inévitable. C’est une variable que l’on maîtrise, à condition d’y penser assez tôt. Et cette habitude réserver son parking comme on réserve son vol est celle qui distingue les voyageurs réguliers de ceux qui repartent avec le souvenir amer d’une facture inattendue.
Un journaliste citoyen depuis plus de 20 ans qui alimente de nombreuses thématiques de magazine en ligne.



