L’acteur défend le travail de Zack Snyder et décrit un film tiraillé entre plusieurs orientations. Le problème, à ses yeux : le cap.
Pour Ben Affleck, les difficultés de Justice League tiennent notamment aux désaccords sur la version à sortir et à une fabrication collective qui a brouillé sa direction. Son regard sur Zack Snyder est bien différent : il apprécie son travail et sa version du film.
Dans son retour sur cette expérience, l’acteur évoque de nombreux problèmes et un tournage peu agréable pour lui. Ce témoignage décrit son vécu et sa lecture des tensions, pas une chronologie exhaustive des décisions. La distinction compte : Affleck met en cause une manière de fabriquer le long métrage, sans réduire son appréciation au résultat sorti en salles en 2017.

Cette version cinéma a engrangé 661,3 millions de dollars au box-office mondial. Un chiffre de recettes, pas un bénéfice : on ne peut pas en tirer, à lui seul, le bilan financier de l’opération. Sur le terrain artistique, Affleck déplace la discussion vers une question plus concrète. Avant de choisir une version, encore faut-il s’entendre sur le film que l’on veut faire.
Trop de caps, pas assez de boussole
Affleck relie les problèmes de Justice League aux discussions sur la version destinée à sortir et à une fabrication par comité. Dans sa lecture, les arbitrages collectifs ont contribué à fragiliser le projet. Ce n’est donc pas seulement le choix d’un montage qu’il interroge, mais la difficulté à préserver une orientation lorsque plusieurs visions entrent en concurrence.
Son soutien à Snyder permet de mieux comprendre ce reproche. L’acteur dit apprécier la version du cinéaste et estime qu’il a bien travaillé sur le film. Il distingue le travail du réalisateur des difficultés rencontrées par la production. Autrement dit, il ne met pas tout dans le même sac. Et pour parler d’un blockbuster aux trajectoires aussi différentes, c’est plutôt utile.

Adultes ou enfants : le grand écart DC
Affleck identifie aussi une tension récurrente autour des personnages de DC : faut-il privilégier un ton adulte ou une approche accessible aux enfants? La question dépasse, dans ses propos, le seul choix de la version de Justice League. Elle concerne le public auquel ces personnages doivent s’adresser et, avec lui, l’orientation du film.
On comprend alors mieux le lien qu’il établit entre ces hésitations et la fabrication collective. Les deux sujets se rejoignent dans son diagnostic : choisir une version suppose aussi de choisir une tonalité. Le désaccord porte sur le cap, pas simplement sur la longueur de la route. Cela reste l’explication avancée par Affleck, plutôt qu’une cause unique qui réglerait toute l’histoire du film.
Snyder retrouve sa signature
La suite documentée se joue en mars 2021, avec la sortie de Zack Snyder’s Justice League sur HBO Max. Cette version donne au cinéaste l’occasion de présenter son propre travail, distinct de la version exploitée en salles en 2017.
Affleck s’est réjoui que Snyder puisse montrer sa version. Après une expérience de tournage qu’il décrit comme peu plaisante, l’acteur réserve donc une appréciation positive au travail du réalisateur et à la possibilité, pour celui-ci, de le présenter au public.


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