Avec 72 % sur Rotten Tomatoes et un C+ chez CinemaScore, le film d’Iñárritu divise, tandis que ses projections commerciales inquiètent.
Avec 72 % de score public sur Rotten Tomatoes, Digger signerait le résultat le plus faible de Tom Cruise en neuf ans. Le C+ attribué par CinemaScore et les premières projections commerciales donnent peu de raisons de sortir le champagne.

Le relevé du 3 octobre 2026 porte sur plus de 250 évaluations du public. Ce chiffre constitue donc une photographie de la réception, pas un résultat figé pour toute l’exploitation du film. La comparaison avec la carrière récente de Cruise donne surtout sa portée à ce score : il reste supérieur aux 35 % de La Momie, mais marquerait un point bas sur les neuf dernières années. Un recul, pas un effondrement au même niveau.
Alejandro G. Iñárritu réalise cette comédie dramatique de 129 minutes et en cosigne le scénario avec Alexander Dinelaris, Nicolás Giacobone et Sabina Berman. Autour de Cruise, le casting réunit Riz Ahmed, John Goodman, Sandra Hüller et Michael Stuhlbarg. Les noms ne manquent pas. L’adhésion, elle, apparaît plus disputée.
Le problème n’est pas seulement de savoir si le public aime le film : c’est aussi de mesurer l’écart entre sa réception et son coût.
72 %, mais pas de tapis rouge
Pris isolément, le score Rotten Tomatoes ne raconte pas une débâcle. C’est son inscription dans la filmographie récente de Tom Cruise qui change la lecture : le repère documenté est celui d’un plus faible résultat en neuf ans, et non celui d’un sommet de popularité. On peut donc parler d’un signal de refroidissement sans faire dire au chiffre que tous les spectateurs rejettent Digger.
CinemaScore apporte un autre indicateur, avec une note C+. Les réactions sont décrites comme partagées. Ces deux données doivent rester distinctes : le pourcentage affiché sur Rotten Tomatoes et la lettre attribuée par CinemaScore ne sont pas des mesures interchangeables. Les réunir éclaire une réception divisée; les fondre dans une prétendue note globale fabriquerait une précision qui n’existe pas.
Le budget joue dans une autre catégorie
Le contraste devient beaucoup plus brutal côté box-office. Le budget de Digger est estimé entre 160 et 180 millions de dollars, tandis que les recettes de son premier week-end domestique sont projetées à 8 millions. À cette échelle de dépenses, le démarrage envisagé a de quoi inquiéter. La calculette fait moins la maligne que le casting.
Ces 8 millions restent une projection, pas des recettes déjà encaissées. Ils ne représentent pas non plus le total mondial ni l’ensemble de l’exploitation. Impossible, donc, d’en tirer un montant définitif de pertes ou un verdict comptable. Le décalage est documenté; le bilan final, lui, ne l’est pas.
La division n’explique pas toute l’addition
La réception partagée et la faiblesse du démarrage attendu coexistent, sans qu’on puisse établir que l’une provoque l’autre. Rien ne permet davantage de transformer ces indicateurs en jugement sur la mise en scène d’Iñárritu ou sur la performance de Cruise. Pour l’heure, le signal du public le plus net reste ce C+ attribué par CinemaScore.

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