Rocky aurait-il le mal du pays? James Ortiz esquisse une suite possible, pas un départ en production.
James Ortiz imagine une piste pour prolonger Projet Dernière Chance : explorer le retour de Rocky auprès des siens. Une réflexion personnelle, pas une annonce de suite, même si les chiffres du film alimentent la machine à fantasmes.

Plus de 684 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget d’environ 200 millions : le long métrage de Phil Lord et Christopher Miller possède un argument économique qui donne envie de regarder au-delà du générique. Ces deux montants ne constituent pourtant ni un bilan de bénéfices ni un programme de franchise. On peut compter les dollars; ils n’écrivent pas le prochain scénario.
Ortiz aborde justement la question par le personnage plutôt que par le box-office. Il prête sa voix à Rocky et en assure la manipulation principale : son idée concerne ce que cette longue absence aurait changé chez l’Éridien, puis la manière dont ses semblables accueilleraient cette évolution. Le moteur envisagé n’est pas une nouvelle destination, mais le retour à la maison.
Rocky, retour au bercail cosmique
Comment retrouver sa place parmi les siens lorsqu’on revient transformé? C’est la question qu’Ortiz soulève pour une éventuelle suite. Il s’interroge sur la réaction des autres Éridiens et sur l’acclimatation de Rocky auprès d’eux. Le déplacement est intéressant : plutôt que de chercher immédiatement une autre aventure, sa proposition ferait du retour lui-même un sujet.
Cette piste prend appui sur la fin du film, dont il faut ici dévoiler un élément : Rocky et Ryland Grace se retrouvent sur Erid, où Grace enseigne les sciences aux Éridiens. L’idée d’Ortiz prolongerait donc cette situation, en déplaçant l’attention vers la réintégration de Rocky. Pas besoin, dans cette hypothèse, d’envoyer tout le monde aux quatre coins du cosmos pour trouver un conflit.
Le détail compte : Ortiz ne décrit pas une intrigue arrêtée. Il formule des questions sur son personnage, sans présenter les réponses comme les éléments d’un prochain opus. On tient un angle narratif possible, pas un synopsis validé. La nuance est moins vendeuse qu’un gros chiffre 2 sur une affiche, mais elle évite de vendre la peau de l’extraterrestre.
Weir ne remet pas encore les gaz
Andy Weir se situe sur un autre terrain, celui de l’écriture. L’auteur a indiqué que son prochain roman serait une histoire indépendante, et non la suite d’une œuvre antérieure. Cette déclaration ne promet donc pas un nouveau volet littéraire de Project Hail Mary sur lequel appuyer la discussion.
Les deux prises de parole ne se contredisent pas : Ortiz imagine ce qu’il aimerait explorer chez Rocky; Weir parle du livre qu’il écrit et de sa propre capacité à prolonger cette histoire. Les confondre reviendrait à transformer une envie d’interprète en décision d’auteur. Une bonne question de personnage n’est pas encore une suite.
Weir a également déclaré ne pas avoir, au moment de sa prise de parole, d’idée suffisamment solide pour écrire une suite à Project Hail Mary. Son prochain roman reste une histoire indépendante.

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