découvrez le salaire d’un couvreur : un métier essentiel et rémunérateur

MargauxBlog emploi9 août 2025

Sans couvreurs, nos toits prendraient l’eau à la première averse. Sur les toits, ils travaillent souvent dans l’ombre et affrontent la météo sans broncher. Mais combien ce savoir-faire solide rapporte-t-il vraiment ?

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Le quotidien d’un couvreur : travail debout sur le toit

Impossible de digérer le métier de couvreur dans une fiche technique. Le matin, l’humidité vous colle à la peau, les ardoises sont parfois plus froides que vos mains. On grimpe les échafaudages sous des ciels imprévisibles. Parfois, c’est le midi les plus beaux : les toits s’animent, on observe la ville d’en haut, et tout en posant tuiles ou zinc, une question, pas très théorique celle-là : combien gagne-t-on à bichonner les toits, à empêcher la pluie d’entrer chez les autres ?

À quoi ressemble le salaire d’un couvreur ?

On entend souvent que les métiers « avec les mains » seraient mal payés. Mais les chiffres ne mentent pas : dès l’embauche, dans le public, on démarre autour de 1 500 à 1 800 euros bruts par mois, grille alignée sur la fonction publique. L’expérience ? Elle change tout. Chef d’équipe, voilà 2 300 euros. Sur des chantiers plus lourds, le poste de conducteur de travaux peut dépasser 3 000 euros bruts. Cette progression, on la retrouve dans le privé, mais le pas est un peu plus large : un bon couvreur peut négocier entre 1 600 et 2 200 euros au début, et la marche grimpe vite si la réputation suit.

Ce que la formation raconte du métier

On ne devient pas couvreur par hasard. Pas question de s’improviser funambule des toits du jour au lendemain. CAP Couvreur, CAP Étancheur, Brevet Professionnel… tout commence là. Ensuite, il y a ceux qui poussent la porte des Compagnons du Devoir, où alternent chantiers réels et apprentissage traditionnel, ou bien ceux qui glissent vers une spécialisation en zinguerie. Pour un jeune, il suffit parfois de la 3e, pas besoin d’un doctorat – mais le goût du concret, lui, ne s’apprend pas sur les bancs.

Le mythe du couvreur indépendant

On imagine souvent l’indépendant en boss heureux, libre, maître de son temps. Ce que peu de gens voient, c’est qu’un couvreur freelance doit jongler entre l’heure facturée – autour de 30 à 50 euros HT – et la réalité de ses charges : matériel, assurances, pannes, foulées de papier administratif. Si le nom circule bien, que la réputation tient, alors oui, le compte grimpe, jusqu’à dégager des revenus nets confortables. Mais les jours de pluie, le chantier s’arrête… et la paie aussi.

Évoluer ou changer la donne ?

Certains avancent, embauchent, montent leur propre boîte. D’autres deviennent spécialistes : toiture végétalisée, panneaux solaires, rénovation sur monuments historiques. Ou se forment aux métiers voisins – maçon, expert en isolation – pour répondre à de plus grosses demandes. Parfois même, le couvreur jette un œil sur les salaires des autres du bâtiment, compare avec un mécanicien automobile ou jette un œil envieux à ceux des conducteurs de travaux.

L’envers du décor et les idées reçues

On le sent tout de suite : le couvreur n’est pas seulement celui qui assemble des matières sur un toit. Il est conseiller, parfois confident ; il rassure sur le choix de la tuile, explique pourquoi telle gouttière sauvera le plafond du client. Ce qui est étrange : certains voient ce métier comme un dernier recours, alors qu’il exige cumuls de savoir-faire et d’agilité, sans filet ou presque. La réalité est moins déguisée : oui, parfois le corps trinque, oui, il faut la certitude du geste. Mais ceux qui tiennent n’ont souvent besoin de personne pour leur rappeler l’utilité de leur travail – ni pour constater que la feuille de paie devient plus large avec les années.

Un métier qui ne ment pas

C’est là que ça devient intéressant. À force d’arpenter les toits, les couvreurs deviennent les gardiens invisibles du confort de tous. Loin des discours trop lisses, on croise ceux pour qui la paie n’est pas le seul moteur – mais qui voient, jour après jour, leur savoir-faire monnayé mieux qu’on ne le pense. Un métier rude, mais qui paie, au sens propre et figuré. Parfois, les mains rêvent d’autres matières, d’autres chantiers – mais le soir, en descendant du toit, l’argent gagné a le goût du « vrai ».

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