Cameron Mitchell: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Cameron Mitchell en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
231
œuvres recensées
156 films · 75 séries
- Première année recensée
- 1945
- Dernière année recensée
- 1990
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1945, What Next, Corporal Hargrove? lance Cameron Mitchell au cinéma après ses apparitions sur les scènes de Broadway et à la télévision depuis 1940. Né le 4 novembre 1918 à Dallastown, en Pennsylvanie, et mort le 6 juillet 1994 à Pacific Palisades, l’acteur américain a traversé plus de quatre décennies d’images américaines, du film de guerre au western télévisé.
Des scènes de Broadway aux premiers films
Tout commence pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu’il sert dans l’US Air Force comme membre d’équipage d’un bombardier. Le théâtre lui ouvre alors une première visibilité, avant la télévision à partir de 1940. Cette circulation entre scène, écran et plateau dessine un profil d’interprète déjà installé dans le travail régulier quand arrive le cinéma.
En 1945, dans What Next, Corporal Hargrove?, Mitchell signe son entrée au cinéma. La même période le voit apparaître dans Les Sacrifiés de John Ford et Robert Montgomery, où il tient le rôle de l’enseigne George Cross. Deux ans plus tard, The Mighty McGurk de John Waters, L’Île enchantée de Jack Conway et Éternel Tourment de George Sidney l’installent dans des productions de studios très différentes.
Le tournant des années 1950 l’amène vers des titres plus visibles. En 1951, il joue Happy Loman dans Mort d’un commis voyageur de László Benedek et apparaît dans Destination Mars de Lesley Selander. L’année suivante, Les Misérables de Lewis Milestone lui confie Marius, puis Les Bannis de la Sierra de Joseph M. Newman le place dans un western. Cette même année, la télévision conserve sa présence dans The Philco Television Playhouse, où il joue Pvt. Kenneth Dowey.
Les années 1950, entre studios et westerns
En 1953, Comment épouser un millionnaire de Jean Negulesco lui donne Tom Brookman, tandis que La Rivière de la poudre de Louis King et Le Cirque en révolte d’Elia Kazan prolongent sa présence dans des productions d’envergure. La même année, The United States Steel Hour le ramène à la télévision, dans un espace où il reviendra souvent.
L’année 1954 l’associe à Le Démon des eaux troubles de Samuel Fuller, Le Jardin du diable de Henry Hathaway et Désirée de Henry Koster, où il interprète Joseph Bonaparte. Panique sur la ville complète cette séquence. En 1955, il joue dans Une étrangère dans la ville de Mervyn LeRoy, Les Pièges de la passion de Charles Vidor, La Maison de bambou de Fuller et Les Implacables de Raoul Walsh. L’année suivante, Carousel de Henry King et Tension à Rock City continuent d’alimenter une présence régulière sur les écrans.
La décennie se termine avec Les Sensuels de Martin Ritt, Escapade au Japon d’Arthur Lubin, La Bourrasque et Quand la bête hurle d’André de Toth. Mitchell y traverse des registres variés sans quitter les productions de genre qui structurent alors une partie du cinéma américain.
Le basculement télévisuel des années 1960 et 1970
Au début des années 1960, il reste visible dans Face of Fire d’Albert Band, Le Dernier des Vikings de Giacomo Gentilomo, La Ruée des Vikings de Mario Bava et Jules César, conquérant de la Gaule, où il interprète Jules César. Dulcinée de Vicente Escrivá prolonge cette série de films européens et américains, tandis que Le Dernier Pistolet, Le Justicier du Minnesota de Sergio Corbucci et Six Femmes pour l’assassin de Bava maintiennent son nom dans le cinéma de genre.
Le petit écran devient pourtant le terrain le plus constant. En 1967, Le Grand Chaparral lui confie Buck Cannon. À partir de là, Mitchell revient souvent dans des séries ou téléfilms comme The Bold Ones: The New Doctors en 1969, Night Gallery en 1970 où il joue Pete Tuttle, McMillan en 1971 et Quincy en 1976. L’emploi télévisuel s’étoffe avec Petrocelli en 1974 et Vegas en 1978.
Le cinéma ne disparaît pas pour autant. En 1967, Hombre de Martin Ritt le place dans le rôle de Franck Braden. Trois ans plus tard, Les Motos de la violence et, en 1972, Les espions meurent à l’aube de Robert Day, Buck et son complice de Sidney Poitier et Massacre de Jack Starrett l’accompagnent dans des productions qui maintiennent le lien avec le western, le film d’action et le récit criminel.
Les dernières années à l’écran
En 1974, The Hanged Man, téléfilm western réalisé par Michael Caffey, le montre dans le rôle de Lew Halleck. La même année, il figure dans Le flic se rebiffe de Roland Kibbee et Burt Lancaster, puis dans L’Homme du clan de Terence Young, où il interprète Butt Cutt Cates. Ces titres s’ajoutent à une présence télévisuelle et cinématographique qui reste soutenue à la fin de la décennie.
En 1977, Le Casse-cou figure encore parmi ses crédits, puis Le Vagabond en 1979 et Magnum en 1980, où il joue Charles Cathcart, prolongent sa visibilité. Il apparaît aussi dans L’homme qui tombe à pic en 1981, preuve d’une activité qui continue de passer par les séries populaires des années 1980.
Mitchell laisse derrière lui près de 230 rôles, répartis entre cinéma et télévision. Son nom reste lié à des titres comme La Maison de bambou, Comment épouser un millionnaire, Le Grand Chaparral ou Night Gallery, mais sa filmographie passe surtout par une continuité de travail, du drame militaire au western, du mélodrame au polar télévisé.
Films et séries avec Cameron Mitchell
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