Alain Nobis: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Alain Nobis en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
43
œuvres recensées
37 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1944
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Alain Nobis, de son nom complet Alain Pautot, naît le 1er mars 1918 à Paris, où il meurt le 2 novembre 1982. (Source : Wikipédia, 2008) Acteur français dont la carrière s’étend sur plusieurs décennies, il s’impose progressivement comme un interprète familier du théâtre filmé et des dramatiques télévisées, notamment dans le registre historique. (Source : Mémoires de Guerre, 2018) Il apparaît régulièrement dans des productions où le jeu des comédiens est au centre du dispositif, qu’il s’agisse d’adaptations littéraires, de reconstitutions d’époques ou de récits inspirés de grandes affaires politiques. (Source : Mémoires de Guerre, 2018) Parallèlement à ses apparitions à l’écran, il développe un travail significatif dans le doublage, prêtant sa voix à des interprètes étrangers dans la version française de plusieurs films américains et européens. (Source : IMDb, 2025) Cette double activité contribue à en faire une figure de caractère, discrète mais récurrente, du paysage audiovisuel français de l’après-guerre. (Source : Mémoires de Guerre, 2018)
Débuts au cinéma
Alain Nobis commence à apparaître au cinéma au milieu des années 1940, dans le contexte de la reprise de la production française après la Seconde Guerre mondiale. (Source : Wikipédia, 2008) En 1944, il figure au générique de « Premier de cordée » de Louis Daquin, adaptation du roman de Roger Frison-Roche qui s’inscrit dans la veine des films de montagne de l’époque. (Source : Wikipédia, 2008) Au début des années 1950, il joue dans « Quand tu liras cette lettre » de Jean-Pierre Melville, sorti en 1953, film noir tourné à Nice avec Juliette Gréco et Philippe Nicaud, où il participe à un univers déjà marqué par la rigueur formelle du cinéaste. (Source : Wikipédia, 2008) La même année, il apparaît dans « Le Guérisseur » d’Yves Ciampi, production qui s’inscrit dans le mouvement de diversification du cinéma français d’après‑guerre, entre drame social et mélodrame. (Source : Wikipédia, 2008) Ces premiers rôles, souvent secondaires, installent l’acteur dans une typologie de personnages de soutien, solides et identifiables, au sein de récits portés par des réalisateurs reconnus. (Source : Unifrance, 2024)
Émergence à la télévision
À partir des années 1950, Alain Nobis se tourne de manière croissante vers la télévision, qui devient l’un de ses principaux terrains d’expression. (Source : IMDb, 2025) En 1956, il participe à la série « Énigmes de l’histoire », où il interprète plusieurs personnages, dont Deveau, Du Junca, l’avocat de Marie-Stella, Louis XV ou encore Volkonski, illustrant une pratique de distribution qui confie à un même comédien une galerie de rôles dans un cadre historique. (Source : IMDb, 2025) L’année suivante, il joue dans « La nuit des rois », production télévisée qui l’inscrit plus nettement dans le champ des adaptations littéraires et théâtrales pour le petit écran. (Source : IMDb, 2025) Au fil des années 1960, il apparaît régulièrement dans des dramatiques et séries, profitant de l’essor de la télévision publique française, alors friande de reconstitutions historiques et de grandes fresques. (Source : Mémoires de Guerre, 2018) Cette présence régulière contribue à l’identifier comme un acteur particulièrement associé aux récits historiques et aux personnages de notables, de magistrats ou de militaires. (Source : Mémoires de Guerre, 2018)
Travaux au théâtre filmé et dramatiques
Le travail d’Alain Nobis dans le champ du théâtre filmé s’illustre notamment par sa participation à l’émission « Au théâtre ce soir », programmée par l’ORTF puis TF1 à partir des années 1960. (Source : Wikipédia, 2008) En 1972, il joue dans « Histoire d’un détective » de Sidney Kingsley, captée au Théâtre Marigny, dans une mise en scène de Jean Meyer et une réalisation de Pierre Sabbagh, figure centrale de la captation théâtrale à la télévision française. (Source : Wikipédia, 2008) Cette émission, qui propose au public de découvrir des pièces complètes en soirée, contribue à faire connaître au plus grand nombre le travail d’acteurs de théâtre dont Nobis fait partie. (Source : Wikipédia, 2008) L’acteur y trouve un espace de jeu proche de celui de la scène, tout en bénéficiant de la diffusion télévisuelle qui élargit sa visibilité au‑delà du public des salles parisiennes. (Source : Wikipédia, 2008) Ce type de programme consolide son image d’interprète solide de répertoires variés, entre comédie et théâtre de genre. (Source : Mémoires de Guerre, 2018)
Rôles marquants au cinéma
Au cinéma, Alain Nobis apparaît dans des productions très diverses, allant du film d’auteur au cinéma populaire. (Source : Unifrance, 2024) Il figure au générique de « Section spéciale » de Costa-Gavras, sorti en 1975, film qui revient sur la création des juridictions d’exception sous le régime de Vichy et dont la distribution réunit de nombreux seconds rôles importants. (Source : Unifrance, 2024) Il joue également dans « Les Assassins de l’ordre », réalisé en 1971 par Marcel Carné, long métrage inspiré de l’affaire Lucien Léger, qui s’intéresse au fonctionnement de la justice et de la police. (Source : Unifrance, 2024) Dans un registre plus populaire, il participe à « La Carapate » de Gérard Oury et à « Les Bidasses en vadrouille », comédie associée à la veine burlesque des années 1970, où il tient des emplois de caractère. (Source : Unifrance, 2024) En 1981, il apparaît dans « Te marre pas, c’est pour rire ! » de Jacques Besnard, comédie française où il interprète le personnage de Blanchard, prolongeant ainsi sa présence dans le cinéma comique de la fin des années 1970 et du début des années 1980. (Source : AlloCiné, s.d.)
Activité sérielle et feuilletons
En parallèle de ses participations au cinéma, Alain Nobis consolide sa carrière à travers de nombreux feuilletons et séries télévisées. (Source : IMDb, 2025) En 1973, il joue dans « Joseph Balsamo », feuilleton réalisé par André Hunebelle d’après Alexandre Dumas, où il incarne Choiseul, personnage situé au cœur des intrigues de cour à la veille de la Révolution française. (Source : Wikipédia, 2008) La même année, il apparaît dans le feuilleton « Karatekas and Co » réalisé par Edmond Tyborowski, production qui illustre la diversification des formats télévisuels, entre aventure, espionnage et comédie. (Source : Wikipédia, 2008) Au tournant des années 1980, il figure encore dans plusieurs fictions, dont « Les amours des années folles », « Les dossiers éclatés » ou « Opération trafics », séries dans lesquelles il tient des rôles de notables, d’hommes de loi ou de personnages d’autorité. (Source : IMDb, 2025) En 1981 et 1982, il apparaît notamment dans « La vie des autres », « La nuit du général Boulanger » ou « Anthelme Collet ou Le brigand gentillhomme », confirmant une activité soutenue jusqu’aux dernières années de sa carrière. (Source : IMDb, 2025)
Doublage et contributions vocales
Outre son travail d’interprète à l’écran, Alain Nobis exerce une activité régulière de comédien de doublage, principalement dans le cinéma anglo‑saxon. (Source : IMDb, 2025) Il prête sa voix, souvent sans être crédité, à plusieurs acteurs dans les versions françaises de films américains majeurs des années 1950. (Source : IMDb, 2025) Il est ainsi mentionné comme voix française de Nick Adams dans « Géant » (1956), de Chuck Robertson dans « La Prisonnière du désert » (1956) et de Simon Oakland dans « Les Frères Karamazov » (1958), contribuant à l’ancrage de ces œuvres dans le circuit de distribution francophone. (Source : IMDb, 2025) Il intervient également sur « La Terre des pharaons » (1955) et sur plusieurs productions européennes comme « Les SS frappent la nuit » (1957) ou « Les Révoltées de l’Albatros » (1961). (Source : IMDb, 2025) Cette activité de doublage, souvent invisible au générique, participe néanmoins à la diffusion des grands films internationaux auprès du public français, et illustre la polyvalence de l’acteur entre jeu à l’image et travail vocal. (Source : IMDb, 2025)
Dernières années et téléfilms
Au début des années 1980, Alain Nobis continue de tourner de manière soutenue, notamment pour la télévision. (Source : IMDb, 2025) En 1980, il joue dans le téléfilm « L’enterrement de Monsieur Bouvet » ainsi que dans « L’inconnu de Scotland Yard », où il tient des rôles de composition dans un registre policier. (Source : IMDb, 2025) Il apparaît également dans « Les diplômés du dernier rang » (1982), « Le cercle fermé » (1982) et dans l’adaptation télévisée des « Misérables » diffusée en 1982, où il interprète le second policier dans la séquence des égouts. (Source : IMDb, 2025) La même année, il tourne « Te marre pas… c’est pour rire ! », « La nuit du général Boulanger » et « La démobilisation générale », ce qui témoigne d’une activité encore dense peu avant sa disparition. (Source : IMDb, 2025) Sa mort le 2 novembre 1982 à Paris met un terme à une carrière marquée par la continuité, la diversité des registres et une forte présence dans les fictions télévisées et le doublage. (Source : Mémoires de Guerre, 2018)
Films et séries avec Alain Nobis
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