Robert Bazil: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert Bazil en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
21
œuvres recensées
18 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 2013
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Robert Alfred Louis Bazillais, dit Robert Bazil, naît le 18 mars 1922 à Paris, où il développe très tôt une activité artistique qui le conduit vers le théâtre puis l’écran (Source : IMDb, 2023). Il entame sa carrière scénique au Centre dramatique de Colmar, l’une des structures pionnières de la décentralisation théâtrale en France, ce qui l’inscrit d’emblée dans un mouvement de diffusion culturelle en région (Source : Ciné Passion 34, 2023). À la fin des années 1940, Jean-Marie Serreau le recrute pour la création de « L’Exception et la Règle » de Bertolt Brecht, considérée comme la première mise en scène d’une pièce de Brecht en France, marquant une étape importante dans l’introduction du dramaturge allemand sur les scènes françaises (Source : Ciné Passion 34, 2023). En parallèle, il suit les Cours Simon, formation privée réputée à Paris, qui accueille de nombreux comédiens de théâtre et de cinéma et contribue à structurer son jeu (Source : Ciné Passion 34, 2023). Cette combinaison entre travail en troupe, théâtre d’avant-garde et formation classique façonne un interprète habitué aussi bien aux répertoires populaires qu’aux écritures plus exigeantes (Source : Ciné Passion 34, 2023).
Débuts et carrière au cinéma
Robert Bazil fait ses débuts au cinéma dans « La meilleure part » de Yves Allégret, sorti en 1955, où il apparaît au sein d’une distribution inscrite dans le courant du réalisme social français de l’après-guerre (Source : Ciné Passion 34, 2023). Quelques années plus tard, il joue dans l’adaptation des « Misérables » réalisée par Jean-Paul Le Chanois, film tourné en deux époques et sorti en 1958, dans lequel il tient un rôle de commissaire (Source : Wikipédia, 2010). La même année, il figure également au générique de « Sois belle et tais-toi » de Marc Allégret, où il interprète le patron d’une auberge, confirmant sa place de second rôle régulier dans le cinéma français des années 1950 (Source : Wikipédia, 2010). En 1963, il apparaît dans « Le Jour et l’Heure » de René Clément, film situé pendant la Seconde Guerre mondiale, où il incarne un cafetier, poursuivant ainsi une filmographie marquée par des récits historiques et des drames psychologiques (Source : Wikipédia, 2010). Au fil des décennies, il reste présent dans des productions de genres variés, du film de guerre à la chronique sociale, en occupant principalement des emplois de caractériste (Source : Ciné Passion 34, 2023).
Œuvres marquantes au cinéma
La carrière de Robert Bazil au cinéma se distingue par une présence régulière dans des films largement diffusés, souvent portés par des têtes d’affiche du cinéma français (Source : Ciné Passion 34, 2023). En 1964, il joue dans « L’insoumis » d’Alain Cavalier, aux côtés d’Alain Delon, film qui s’inscrit dans le contexte de la guerre d’Algérie et s’intéresse aux trajectoires d’anciens soldats, ce qui renforce la dimension politique de son parcours filmique (Source : Ciné Passion 34, 2023). La même année, il apparaît dans « Week-end à Zuydcoote » de Henri Verneuil, adaptation du roman de Robert Merle, avec Jean-Paul Belmondo, contribuant une nouvelle fois à un récit de guerre ancré dans l’histoire récente (Source : Ciné Passion 34, 2023). En 1982, il revient à l’univers de Victor Hugo avec « Les Misérables » de Robert Hossein, où il interprète un policier à la sortie des égouts, signe de la fidélité des réalisateurs à son profil de comédien de composition (Source : Wikipédia, 2010). Plus tard, il figure dans « Les amants réguliers » (2005) et « La jalousie » (2013) de Philippe Garrel, deux œuvres contemporaines qui le font dialoguer avec une nouvelle génération d’acteurs tout en prolongeant son lien avec un cinéma d’auteur exigeant (Source : Ciné Passion 34, 2023).
Travaux pour la télévision
Robert Bazil occupe une place importante dans l’histoire de la fiction télévisée française, où il mène une carrière continue à partir de la fin des années 1950 (Source : Ciné Passion 34, 2023). Il apparaît régulièrement dans la série policière « Les Cinq Dernières Minutes » entre 1958 et 1969, inscrivant son visage dans l’un des programmes phares de la télévision publique de l’époque (Source : Ciné Passion 34, 2023). Il participe également à « La caméra explore le temps » entre 1960 et 1963, collection consacrée à des épisodes marquants de l’histoire, dans laquelle il interprète notamment un infirmier dans l’épisode « La conspiration du général Malet », diffusé en 1963 (Source : IMDb, 2023). On le retrouve encore dans « L’inspecteur Leclerc enquête » en 1962, autre série policière emblématique, ce qui confirme son ancrage dans les genres dramatique et criminel à la télévision (Source : Ciné Passion 34, 2023). Dans les années 1970, il poursuit ce travail sériel avec « Joseph Balsamo » en 1973, s’inscrivant dans la tradition des grandes fresques historiques produites pour le petit écran (Source : Ciné Passion 34, 2023).
Rôle emblématique et séries historiques
Parmi ses nombreux rôles télévisés, celui de Boucicault dans la série « Thierry la Fronde », diffusée de 1963 à 1966, occupe une place centrale dans sa notoriété auprès du grand public (Source : Ciné Passion 34, 2023). Compagnon fidèle du héros, ce personnage lui offre une visibilité durable dans une série d’aventures située au temps de la guerre de Cent Ans, très suivie par les téléspectateurs de l’ORTF (Source : Wikipédia, 2010). En parallèle, il participe à « Jacquou le croquant », adaptation du roman d’Eugène Le Roy réalisée en 1969, où il tient le rôle de Jean, le charbonnier, au sein d’un récit rural et social ancré dans le XIXe siècle (Source : IMDb, 2023). Dans « La Chambre des dames », mini-série de 1983 réalisée par Yannick Andréi et adaptée du roman de Jeanne Bourin, il interprète Léonard, s’inscrivant à nouveau dans une fresque historique médiévale (Source : IMDb, 2023). Ces participations successives à des fictions d’époque contribuent à l’identifier comme un acteur familier des reconstitutions historiques télévisuelles françaises (Source : Ciné Passion 34, 2023).
Doublage et contributions vocales
Au-delà de ses rôles à l’image, Robert Bazil développe une activité significative dans le domaine du doublage, qui l’amène à prêter sa voix à de nombreuses productions étrangères (Source : Wikipédia, 2010). Il participe à la version française de la série animée « Ulysse 31 », diffusée entre 1981 et 1982, où il double notamment le personnage de Bibos, associant sa voix à une œuvre marquante de l’animation franco-japonaise du début des années 1980 (Source : Wikipédia, 2010). Il intervient également comme comédien de doublage sur la série « Dallas », où il prête sa voix au personnage de Jordan Lee, interprété par Don Starr dans la version originale, contribuant ainsi à l’adaptation française d’un feuilleton américain très médiatisé entre 1978 et 1991 (Source : Wikipédia, 2010). Son travail s’étend à plusieurs films américains, où il double des rôles secondaires ou de caractère, notamment des personnages incarnés par Gene Hackman, mais aussi dans des productions comme « Terreur sur le Britannic », « Le Jeu de la mort » ou « Doc Hollywood », illustrant la diversité de son registre vocal (Source : Wikipédia, 2010). Par ailleurs, il est crédité sur la série « Batman » en feuilleton, où il prête sa voix à l’inspecteur O’Hara, renforçant sa présence dans l’univers des séries populaires doublées pour la télévision française (Source : Planète Jeunesse, s.d.).
Carrière dans l’animation et les séries cultes
Robert Bazil contribue également à des programmes qui acquièrent, au fil des années, un statut de série culte auprès de plusieurs générations de spectateurs (Source : IMDb, 2023). Il travaille comme membre de l’équipe de doublage française sur la série « X Bomber », connue en France sous le titre « Bomber X », diffusée en 1980-1981, où il intervient sur 24 épisodes, participant à l’introduction de cette production de science-fiction japonaise auprès du public francophone (Source : IMDb, 2023). Dans le domaine des séries d’aventures et historiques, « Thierry la Fronde » demeure l’une de ses contributions les plus repérées, la fidélité de son personnage de Boucicault venant structurer l’univers du héros sur plusieurs saisons (Source : Ciné Passion 34, 2023). Sa participation à des séries comme « La caméra explore le temps » ou « Les Cinq Dernières Minutes » témoigne de sa familiarité avec des formats qui mêlent dimension pédagogique, enquête et reconstitution, très présents dans l’offre télévisée des années 1960 (Source : Ciné Passion 34, 2023). Enfin, ses apparitions dans des œuvres plus contemporaines, comme « Les amants réguliers » et « La jalousie » de Philippe Garrel, montrent qu’il continue à être sollicité jusque dans les années 2000 et 2010, intégrant des films à la fois intimistes et largement commentés dans la presse spécialisée (Source : Ciné Passion 34, 2023).
Fin de carrière et postérité professionnelle
Robert Bazil poursuit son activité d’acteur sur plusieurs décennies, jusqu’à des rôles tardifs au cinéma et à la télévision, ce qui en fait un interprète présent sur près de soixante ans de production audiovisuelle française (Source : IMDb, 2023). Il est notamment crédité dans « Les amants réguliers » en 2005 et « La jalousie » en 2013, deux films de Philippe Garrel qui figurent parmi les dernières œuvres marquantes de sa filmographie, attestant de la continuité de son engagement professionnel (Source : Ciné Passion 34, 2023). Sa carrière comprend 66 rôles d’acteur répertoriés, ainsi que plusieurs participations comme membre d’équipe additionnelle dans le domaine du doublage, dont la version française de « Johnny Guitar » en 1954, pour laquelle il intervient sur les voix de Royal Dano et Clem Harvey (Source : IMDb, 2023). Il meurt le 26 avril 2023 à Paris, à l’âge de 101 ans, laissant derrière lui un parcours d’acteur de composition associée à la fois à la télévision de l’ORTF, au cinéma d’auteur contemporain et au doublage de productions internationales (Source : IMDb, 2023). Sa filmographie, régulièrement documentée par les bases spécialisées et sites consacrés aux séries et à l’animation, constitue aujourd’hui la principale trace de son activité et de son inscription dans l’histoire des écrans français (Source : Wikipédia, 2010).
Filmographie sélective
- « La meilleure part », réalisation Yves Allégret, sortie 1955 (Source : Ciné Passion 34, 2023).
- « Les Misérables », réalisation Jean-Paul Le Chanois, rôle de commissaire, 1958 (Source : Wikipédia, 2010).
- « Sois belle et tais-toi », réalisation Marc Allégret, rôle du patron de l’auberge, 1958 (Source : Wikipédia, 2010).
- « Le Jour et l’Heure », réalisation René Clément, rôle du cafetier, 1963 (Source : Wikipédia, 2010).
- « L’insoumis », réalisation Alain Cavalier, 1964 (Source : Ciné Passion 34, 2023).
- « Week-end à Zuydcoote », réalisation Henri Verneuil, 1964 (Source : Ciné Passion 34, 2023).
- « Les Misérables », réalisation Robert Hossein, rôle du policier à la sortie des égouts, 1982 (Source : Wikipédia, 2010).
- « L’Épopée de Cheïkh Bouamama », réalisation Benamar Bakhti, rôle du général Lyautey, 1983 (Source : Ciné Passion 34, 2023).
- « Le Jardin des supplices », réalisation Christian Gion, 1976 (Source : Wikipédia, 2010).
- « Les amants réguliers », réalisation Philippe Garrel, 2005 (Source : Ciné Passion 34, 2023).
- « La jalousie », réalisation Philippe Garrel, 2013 (Source : IMDb, 2023).
Films et séries avec Robert Bazil
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