Peter Kern: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Peter Kern en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
93
œuvres recensées
89 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2014
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1975, Peter Kern apparaît dans « Maman Küsters s'en va au ciel », de Rainer Werner Fassbinder, où il tient le rôle du Nachtklubbesitzer. Le même année, il figure aussi dans « Faux mouvement » de Wim Wenders et dans « Le Droit du plus fort », sous les traits de Florist "Fatty" Schmidt. L’acteur autrichien est né le 13 octobre 1949 à Vienne et mort dans la même ville le 26 août 2015.
Un visage de Vienne chez Fassbinder et Wenders
En 1975, Peter Kern se retrouve dans trois films qui placent d’emblée son nom dans un réseau d’auteurs européens. Fassbinder le distribue dans « Maman Küsters s'en va au ciel » et « Le Droit du plus fort », tandis que Wenders l’emploie dans « Faux mouvement ». Ces apparitions dessinent un acteur appelé par des cinéastes dont le travail repose sur des corps reconnaissables et des présences nettes.
L’année suivante, il joue dans « Sternsteinhof » d’Hans W. Geißendörfer. Puis viennent « Portrait de groupe avec dame » d’Aleksandar Petrović et « Double Plaisir » de Carlo Lizzani, tous deux en 1977. Avec « Despair » en 1978, Peter Kern revient chez Fassbinder, cette fois dans une adaptation qui inscrit son nom au sein d’une production internationale.
Ce voisinage avec Fassbinder et Wenders compte autant que les rôles eux-mêmes. Peter Kern travaille alors dans un cinéma où les seconds plans ont du poids, où chaque apparition doit tenir une scène sans surjeu. Son nom revient dans des distributions qui croisent l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie, avec une circulation régulière entre productions d’auteur et œuvres plus hybrides.
Des rôles repérables dans les années 1970 et 1980
La même période laisse apparaître des personnages nommés, utiles pour saisir sa manière d’occuper l’écran. Dans « Beate S. » en 1979, Peter Kern joue Hans-Peter Brand. L’année 1977 le voit aussi dans « Polizeiinspektion 1 » sous le nom de Tino Rafaelo, au sein d’une série de télévision. Un peu plus tard, il participe à « Despair », toujours chez Fassbinder, avant une présence plus espacée dans les années 1980.
En 1989, il figure dans « Johanna D'Arc of Mongolia » d’Ulrike Ottinger. Cette même année, il apparaît aussi dans « Hab' ich nur deine Liebe ». Les titres de cette période le montrent à la lisière du cinéma expérimental, du film de genre et du travail télévisuel, sans qu’un seul registre ne vienne enfermer ses rôles dans une case stable.
À partir de là, Peter Kern s’inscrit dans une présence régulière à l’écran, visible autant dans des longs métrages que dans des formats télévisuels. « Boulevard Bio » en 1991 et « Zimmer frei! » en 1996 prolongent cette circulation, avec une reconnaissance qui passe aussi par les plateaux d’émissions, lieux où sa silhouette rejoint un public plus large sans changer de nature.
Werner Schroeter, Monika Treut et la décennie 1990
En 1991, Peter Kern joue dans « Malina » de Werner Schroeter le Bulgare. Trois ans plus tard, il apparaît dans « Érotique » de Monika Treut, dans le segment « Taboo Parlor », où il tient le rôle de Franz. Le film « Burning Life », en 1994, le montre sous les traits de Simon.
Ces crédits des années 1990 donnent une idée de la manière dont Peter Kern traverse des projets de nature très différente. Schroeter, Treut et d’autres cinéastes viennent chercher chez lui une présence immédiatement identifiable, sans qu’il soit nécessaire d’orner les personnages d’effets de manche. Le travail passe par la tenue d’une scène, la précision d’une entrée, la capacité à faire exister une figure dans un espace bref.
En 1993, il participe à « Einer flog übers Arbeitsamt », puis à « Domenica » et « Truth and Dare - Ishmael Bernal ». L’année 1994 ajoute « Érotique » à cette série, avant « Schmetterling im Dunkeln » en 1995. Quelques mois plus tard, le passage par la télévision se prolonge avec « Die Harald Schmidt Show » la même année, puis « Zimmer frei! » en 1996.
Présence télévisuelle et derniers crédits
Au tournant des années 2000, Peter Kern reste actif dans des projets très variés. « Fifty-Fifty » et « Hamlet: This Is Your Family » paraissent en 2001, avant « Frontières » de Mostéfa Djadjam en 2002. La même année, il figure aussi dans « Haider lebt - 1. April 2021 », puis dans « Donauleichen » en 2005.
Les années suivantes prolongent cette présence avec « Die toten Körper der Lebenden » en 2007, « Initiation » en 2009, « King Kongs Tränen » en 2010, « Mörderschwestern » en 2011, puis « Diamantenfieber » et « Glaube, Liebe, Tod » en 2012. En 2014, il apparaît dans « Sarah und Sarah », avant « Der letzte Sommer der Reichen » en 2015.
Peter Kern meurt à Vienne le 26 août 2015, à 65 ans. Sa filmographie rassemble des collaborations avec Fassbinder, Wenders, Ottinger, Schroeter, Treut et Djadjam, et traverse près de 4 décennies d’apparitions où le cinéma d’auteur côtoie la télévision. L’ensemble compose le profil d’un acteur autrichien longtemps lié aux marges actives du cinéma européen.
Films et séries avec Peter Kern
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