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Ingrid Caven - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
80
Né
03/08/1938
Age de Ingrid Caven : 88 ans
Lieu de naissance
Saarbrücken, Germany

Ingrid Caven: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Ingrid Fassbinder,Ingrid Schmidt,Ingrid Carven

Repères de carrière

La carrière de Ingrid Caven en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

60

œuvres recensées

58 films · 2 séries

Première année recensée
1965
Dernière année recensée
2019

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Ingrid Caven naît le 3 août 1938 à Sarrebruck, en Allemagne, et s’impose progressivement comme une figure singulière du cinéma germanophone et européen, à la fois actrice et chanteuse, active sur plusieurs décennies. (Source : IMDb, 2025) Dès la fin des années 1960, elle apparaît dans le cercle du jeune cinéma allemand réuni autour de Rainer Werner Fassbinder, qui l’intègre à son groupe de collaborateurs réguliers et lui confie plusieurs rôles au théâtre et à l’écran. (Source : Wikipedia, 2025) Elle participe ainsi à l’aventure de l’« action theatre » munichois, matrice des futures productions scéniques et cinématographiques de Fassbinder, où se forme une troupe au fonctionnement quasi collectif. (Source : Dennis Cooper Blog, 2011) En parallèle, Caven développe un travail de chanteuse de cabaret et de scène, qui nourrit son image et sa présence dans les films, notamment par l’interprétation de chansons au sein même des récits. (Source : Wikipedia, 2025) À partir du début des années 1970, sa carrière bascule durablement vers le cinéma, tout en conservant ce lien constant avec la performance musicale.

Premiers rôles au cinéma et Nouveau cinéma allemand

La carrière cinématographique d’Ingrid Caven s’amorce à la fin des années 1960 dans le contexte du Nouveau cinéma allemand, notamment avec « L’Amour est plus froid que la mort » de Rainer Werner Fassbinder, sorti en 1969, où elle figure dans un rôle secondaire de prostituée. (Source : AlloCiné, 2012) L’année suivante, elle apparaît dans « Les Dieux de la peste » et « Le Soldat américain », deux longs métrages qui prolongent la veine policière et mélodramatique de Fassbinder, et où elle incarne respectivement Magdalena Fuller et une chanteuse de bar. (Source : AlloCiné, 2012) Toujours en 1970, elle joue également dans « Pourquoi M. R. est-il atteint de folie meurtrière ? » ainsi que dans « Le Café », adaptation télévisuelle où elle interprète le personnage de Placida, confirmant sa place dans la troupe qui entoure le cinéaste. (Source : AlloCiné, 2012) En 1971, Caven est au générique du « Marchand des quatre saisons », film central dans la reconnaissance critique de Fassbinder, où elle incarne une marchande, et pour lequel elle occupe aussi la fonction de productrice, ce qui souligne son implication au-delà de la seule interprétation. (Source : AlloCiné, 2012) Cette même période la voit participer à « La Mort de Maria Malibran », expérience plus expérimentale, qui témoigne de sa circulation entre différentes esthétiques du jeune cinéma allemand. (Source : AlloCiné, 2012)

Collaboration avec Rainer Werner Fassbinder et cinéma des années 1970

Au milieu des années 1970, Ingrid Caven devient l’un des visages récurrents de la filmographie de Rainer Werner Fassbinder, aux côtés d’actrices comme Hanna Schygulla ou Margit Carstensen. (Source : Wikipedia, 2025) Elle joue dans « Tous les autres s’appellent Ali » en 1974, œuvre majeure du cinéaste, puis dans « Le Droit du plus fort » en 1975, où elle incarne une chanteuse de bar, prolongeant la dimension musicale de sa présence à l’écran. (Source : AlloCiné, 2012) La même année, elle figure dans « Maman Küsters s’en va au ciel » et « Peur de la peur », deux films qui s’inscrivent dans la veine sociale et mélodramatique de Fassbinder, tout en consolidant sa position au sein de ce répertoire. (Source : AlloCiné, 2012) En 1972, elle tient un double rôle dans « Ludwig, requiem pour un roi vierge », où elle interprète Lola Montez et l’une des Nornes, dans un dispositif qui mêle histoire, opéra et expérimentation formelle. (Source : AlloCiné, 2012) Elle participe aussi à des productions comme « La Tendresse des loups » de Ulli Lommel, en 1973, où elle joue Dora, ajoutant un versant plus sombre et criminel à sa filmographie des années 1970. (Source : AlloCiné, 2012) Dans « L’Ombre des anges » et « Le Rôti de Satan » en 1976, elle incarne des personnages nommés Lily Brest ou Lily, inscrits dans les variations de Fassbinder sur les rapports de pouvoir, l’argent et les marges sociales. (Source : AlloCiné, 2012)

Carrière internationale et diversifications à partir des années 1980

Après ce cycle intensif au sein du Nouveau cinéma allemand, Ingrid Caven élargit son champ d’activité à d’autres cinéastes et d’autres pays, notamment en France et en Suisse. (Source : AlloCiné, 2012) En 1978, elle apparaît dans « Despair » réalisé par Rainer Werner Fassbinder d’après Nabokov, production à rayonnement international où elle interprète une gérante d’hôtel, marquant une nouvelle ouverture vers un public plus large. (Source : AlloCiné, 2012) Au début des années 1980, elle joue dans « Le Jour des idiots » et dans « Malou », longs métrages qui prolongent son inscription dans un cinéma d’auteur européen attentif aux crises individuelles et aux figures féminines complexes. (Source : AlloCiné, 2012) En 1981, elle tient le rôle de Lissy dans « Looping », aux côtés de Shelley Winters, production qui confirme la circulation de l’actrice entre l’Allemagne et un espace plus international. (Source : IMDb, 2019) Quelques années plus tard, elle participe à « Die Wilden Fünfziger » en 1983, qui s’intéresse à l’Allemagne des années 1950, prolongeant ainsi un dialogue avec l’histoire récente du pays déjà présent dans plusieurs films antérieurs. (Source : TCM, 2025) Cette diversification de ses collaborations s’accompagne du maintien de son travail de chanteuse, particulièrement visible dans ses apparitions où la performance vocale reste un élément constitutif de son personnage. (Source : Wikipedia, 2025)

Travaux en France et reconnaissance festivalière

À partir des années 1990, Ingrid Caven renforce ses liens avec le cinéma français en intégrant la distribution de plusieurs films d’auteur. (Source : AlloCiné, 2012) Elle apparaît dans « Hors saison » de Daniel Schmid en 1992, dans le rôle de Lilo, puis dans « Ma saison préférée » d’André Téchiné en 1993, où elle incarne une femme de bar, apportant une présence singulière dans des récits centrés sur les dynamiques familiales et les relations humaines. (Source : AlloCiné, 2012) En 1999, elle est au générique de « Le Temps retrouvé, d’après l’œuvre de Marcel Proust » de Raoul Ruiz, où elle interprète une princesse russe, dans un film présenté à Cannes qui réunit de nombreux comédiens européens. (Source : AlloCiné, 2012) Au tournant des années 2000, elle participe à « Stille Nacht » en 1996 puis à des productions comme « Deepfrozen » en 2006, confirmant la continuité de sa présence sur les écrans malgré une sélection plus espacée de rôles. (Source : IMDb, 2019) En 2008, elle joue un petit rôle dans « 35 rhums » de Claire Denis, où elle incarne « la belle femme », s’inscrivant dans l’univers d’une cinéaste marquante du cinéma français contemporain. (Source : AlloCiné, 2012) Son parcours la mène également vers des œuvres projetées dans des festivals internationaux, contribuant à maintenir la visibilité de son travail auprès de la critique spécialisée. (Source : TCM, 2025)

Retour au premier plan et rôles récents

Dans les années 2010, Ingrid Caven poursuit une activité choisie, souvent liée à des projets d’auteur ou à des œuvres documentaires. (Source : IMDb, 2019) Elle apparaît en 2011 dans « Mondo Lux », film consacré à l’univers de Werner Schroeter, qui témoigne d’une mémoire cinéphile et d’un réseau d’artistes réunis autour du cinéaste. (Source : AlloCiné, 2012) En 2016, elle tient le rôle de la méchante fée dans « Belle dormant », variation contemporaine autour du conte, qui lui permet de réinvestir un registre plus ouvertement stylisé et ludique. (Source : AlloCiné, 2012) En 2018, elle est au casting de « Suspiria » réalisé par Luca Guadagnino, où elle interprète Miss Vendegast, dans un film présenté dans de nombreux festivals et qui associe plusieurs générations d’actrices. (Source : AlloCiné, 2012) La même année, elle figure également dans « The Portuguese Woman », production européenne confirmant sa fidélité à un cinéma d’auteur transnational. (Source : IMDb, 2019) Cette période récente montre une continuité dans le choix de projets singuliers, souvent portés par des cinéastes reconnus pour leur approche esthétique et narrative. (Source : TCM, 2025)

Activité de chanteuse, collaborations artistiques et image scénique

Parallèlement à son travail d’actrice, Ingrid Caven mène une carrière de chanteuse qui joue un rôle déterminant dans sa perception publique et dans ses collaborations artistiques. (Source : Wikipedia, 2025) Dans les années 1970, elle rencontre un écho important en France, où elle est parfois décrite comme une figure située entre Edith Piaf et Marlene Dietrich, en raison de son répertoire et de sa présence scénique. (Source : Wikipedia, 2025) Son répertoire s’appuie en grande partie sur des compositions de Peer Raben, collaborateur de longue date de Fassbinder, avec des textes signés notamment par le cinéaste lui-même, prolongeant ainsi dans la chanson les atmosphères de son cinéma. (Source : Wikipedia, 2025) Elle entretient par ailleurs un lien étroit avec le monde de la mode, étant considérée comme muse et amie d’Yves Saint Laurent, qui contribue à façonner l’image visuelle de ses apparitions sur scène. (Source : Wikipedia, 2025) Cette articulation entre cinéma, chanson et stylisation vestimentaire inscrit Caven dans une tradition de performance où la frontière entre rôles filmiques et persona scénique reste volontairement poreuse. (Source : Dennis Cooper Blog, 2011)

Filmographie sélective

  • « L’Amour est plus froid que la mort » de Rainer Werner Fassbinder, 1969, rôle de prostituée. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Les Dieux de la peste » de Rainer Werner Fassbinder, 1970, rôle de Magdalena Fuller. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Le Soldat américain » de Rainer Werner Fassbinder, 1970, rôle de chanteuse. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Le Marchand des quatre saisons » de Rainer Werner Fassbinder, 1971, rôle de marchande, également créditée comme productrice. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Ludwig, requiem pour un roi vierge » de Hans-Jürgen Syberberg, 1972, rôles de Lola Montez et de première Norne. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « La Tendresse des loups » de Ulli Lommel, 1973, rôle de Dora. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Tous les autres s’appellent Ali » de Rainer Werner Fassbinder, 1974. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Mes petites amoureuses » de Jean Eustache, 1974, rôle de la mère. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Le Droit du plus fort » de Rainer Werner Fassbinder, 1975, rôle de chanteuse au bar. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Maman Küsters s’en va au ciel » de Rainer Werner Fassbinder, 1975, rôle de Corinna. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Peur de la peur » de Rainer Werner Fassbinder, 1975, rôle d’Edda. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « L’Ombre des anges » de Daniel Schmid, 1976, rôle de Lily Brest. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Le Rôti de Satan » de Rainer Werner Fassbinder, 1976, rôle de Lily. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Despair » de Rainer Werner Fassbinder, 1978, rôle de gérante d’hôtel. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Looping » de Helma Sanders-Brahms, 1981, rôle de Lissy. (Source : IMDb, 2019)
  • « Malou », 1981, rôle principal. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Hors saison » de Daniel Schmid, 1992, rôle de Lilo. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Ma saison préférée » d’André Téchiné, 1993, rôle de femme du bar. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Le Temps retrouvé, d’après l’œuvre de Marcel Proust » de Raoul Ruiz, 1999, rôle de la princesse russe. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « 35 rhums » de Claire Denis, 2008, rôle de la belle femme. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Belle dormant » d’Adolfo Arrieta, 2016, rôle de la méchante fée. (Source : AlloCiné, 2012)
  • « Suspiria » de Luca Guadagnino, 2018, rôle de Miss Vendegast. (Source : AlloCiné, 2012)

Films et séries avec Ingrid Caven

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

L'Année des treize lunes (1978) - Affiche
6.6 / 10
L'Année des treize lunes
Zora la rouge
Suspiria (2018) - Affiche
6.9 / 10
Suspiria
Miss Vendegast
La Paloma (1974) - Affiche
5.9 / 10
La Paloma
Viola Schlumpf, aka 'La Paloma'
L'ombre des Anges (1976) - Affiche
4.4 / 10
L'ombre des Anges
Lily Brest

Galerie photos de Ingrid Caven

3 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

A Portuguesa (2019) - Affiche
Passageira
2019
Suspiria (2018) - Affiche
Miss Vendegast
2018
Belle Dormant (2017) - Affiche
La méchante fée
2017
Square (2012) - Affiche
Inconnu
- Épisode 30 (2013)
•
S02E30
•
Elle-même
- Épisode 29 (2013)
•
S02E29
•
Elle-même
- Épisode 28 (2013)
•
S02E28
•
Elle-même
- Épisode 27 (2013)
•
S02E27
•
Elle-même
- Épisode 26 (2013)
•
S02E26
•
Elle-même
2012
35 Rhums (2009) - Affiche
Joséphine's German Aunt
2009
Weitertanzen (2008) - Affiche
Maja Mertens
2008
Deepfrozen (2006) - Affiche
2006
Le Temps retrouvé (1999) - Affiche
Russian Princess
1999
Stille Nacht (1995) - Affiche
Sängerin
1995
Ma saison préférée (1993) - Affiche
La femme du bar
1993
Hors saison (1992) - Affiche
1992
L'araignée de satin (1986) - Affiche
1986

Le Marchand des quatre saisons (1972) - Affiche
1972

Square (2012) - Affiche
Elle-même
2012
Sehnsucht nach Sodom (1989) - Affiche
1989
Champs-Elysées (1982) - Affiche
Elle-même
1982
Elle-même
1978
Die Montagsmaler (1974) - Affiche
Elle-même
1974

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Kurt Raab - Photo
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