Kurt Raab: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kurt Raab en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
94
œuvres recensées
90 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1969
- Dernière année recensée
- 1988
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1972, Kurt Raab apparaît dans « Le Marchand des quatre saisons » de Rainer Werner Fassbinder, où il est crédité comme Kurt, beau-frère de Hans. L’année le place déjà au cœur d’un cinéma allemand que Fassbinder explore alors avec une troupe fidèle, tandis que Raab circule aussi vers les décors et la création plastique.
Kurt Raab, entre jeu et création visuelle
Né le 20 juillet 1941 à Bergreichenstein, dans les Sudètes, Kurt Raab meurt à Hambourg le 28 juin 1988. Acteur, scénariste et chef décorateur allemand, il travaille dans plusieurs directions sans jamais se laisser enfermer dans une seule fonction. Son nom revient d’abord dans l’entourage de Rainer Werner Fassbinder, avec « L’amour est plus froid que la mort » en 1969, puis dans « Pourquoi monsieur R. est-il atteint de folie meurtrière? » en 1970 et « Le Soldat américain » la même année.
Raab passe vite d’un poste à l’autre. Il joue dans les films de Fassbinder, tout en signant des décors pour plusieurs d’entre eux, jusqu’à devenir un collaborateur régulier de cette génération de cinéma allemand. Son nom apparaît aussi sous l’alias Curd Melber, usage qui ajoute une autre signature à une présence déjà très liée au travail collectif.
Fassbinder, centre de gravité
En 1971, Raab joue Fred dans « Prenez garde à la sainte putain », puis il revient dans « Whity » et « Liberté à Brême » en 1972. Cette même année, il tient Harald dans « Huit heures ne font pas un jour », feuilleton télévisé de Fassbinder, et figure de nouveau dans « Le Marchand des quatre saisons ». Les rôles restent divers, du frère au secrétaire, du pompiste au fonctionnaire, avec une place régulière dans les distributions du cinéaste.
Sur la même période, Raab signe aussi la conception visuelle de plusieurs titres de Fassbinder. Il assure le production design de « Les Larmes amères de Petra von Kant » en 1972, de « Martha » en 1974, de « Le Droit du plus fort » en 1975 et du « Marchand des quatre saisons » la même année. Le travail de plateau et le jeu se répondent dans une collaboration qui traverse films et télévision.
Des rôles au premier plan
En 1975, Raab tient Wodka-Peter dans « Le Droit du plus fort », puis Gustav dans « Maman Küsters s’en va au ciel ». L’année suivante, Fassbinder lui confie le rôle principal de « La Femme du chef de gare », où il joue Xaver Ferdinand Maria Bolwieser dans le téléfilm Bolwieser, diffusé en France au cinéma sous ce titre. Ce rôle marque une présence plus exposée dans un format télévisuel, sans rompre l’ancrage dans l’univers du réalisateur.
Raab continue d’apparaître dans des films signés par d’autres cinéastes. Il joue dans « La Tendresse des loups » d’Ulli Lommel en 1973, puis dans « Portrait de groupe avec dame » d’Aleksandar Petrović en 1977. Il figure encore dans « Deux Heures de colle pour un baiser » d’André Farwagi en 1978, dans « Endstation Freiheit » de Reinhard Hauff en 1980, et dans « Tricheurs » de Barbet Schroeder en 1984.
Années 1980 et derniers écrans
Au début des années 1980, Raab se retrouve dans « La Montagne magique » de Hans W. Geißendörfer, où il joue le Dr Krokowski en 1982. La même année, il apparaît dans « Liebeskonzil » de Werner Schroeter et dans « Querelle » de Fassbinder. Il signe aussi la réalisation de Die Insel der blutigen Plantage, qui le montre au travail sur plusieurs fronts.
Il revient encore à la télévision avec un épisode de « Derrick » en 1982, puis dans « La Chute de Mussolini » d’Alberto Negrin en 1985, où il joue Adolf Hitler. En 1987, il interprète Oberscharführer Karl Frenzel dans « Les Rescapés de Sobibor » de Jack Gold. La même année, il rend publique sa séropositivité. Atteint du sarcome de Kaposi, il meurt l’année suivante à 46 ans.
Décors, récompenses et traces durables
La part décorative de son activité traverse plusieurs titres de Fassbinder et déborde le seul jeu d’écran. Raab assure la création visuelle de « Martha », « Le Droit du plus fort », « Les Larmes amères de Petra von Kant » et « Le Marchand des quatre saisons », puis l’art direction de « Roulette chinoise » en 1977. Cette circulation entre interprétation et décor lui donne une place particulière dans une équipe où les fonctions s’imbriquent.
En 1971, il est nommé aux German Film Awards dans la catégorie du meilleur décor. Cette reconnaissance accompagne un ensemble de travaux où l’acteur ne se limite pas à ses rôles les plus visibles, et où les crédits techniques comptent autant que les apparitions à l’écran. Son nom reste attaché à Fassbinder, mais aussi à quelques films d’autres cinéastes qui l’ont distribué dans des emplois variés.
Films et séries avec Kurt Raab
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