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Serge Silberman - Photo
Connu pour
Production
Sexe
Homme
Crédits connus
32
Né
01/05/1917
Lieu de naissance
Lódz, Lódzkie, Poland
Décédé
22/07/2003 (86 ans)

Serge Silberman: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Serge Silverman,Szaja Towjané Silberman

Repères de carrière

La carrière de Serge Silberman en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

27

œuvres recensées

27 films · 0 séries

Première année recensée
1956
Dernière année recensée
1998

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Serge Silberman s’impose, à partir des années 1950, comme l’une des figures centrales de la production cinématographique européenne, après s’être installé en France et avoir développé une activité de producteur indépendant à Paris (Source : The Independent, 2003). Né le 1er mai 1917 à Łódź, alors dans le Royaume du Congrès, il obtient la nationalité française et s’inscrit progressivement dans l’écosystème du cinéma hexagonal, tout en gardant une forte dimension internationale dans ses choix de projets (Source : Wikipedia, 2006). Il s’oriente très tôt vers des œuvres d’auteur, en accompagnant des cinéastes dont les films circulent largement en Europe et à l’étranger, ce qui contribue à asseoir sa réputation auprès des distributeurs et des festivals (Source : DVDFr, s.d.). Parallèlement, il développe une manière de travailler qui privilégie la relation directe avec les réalisateurs, souvent sur plusieurs films, ce qui inscrit son nom dans la durée auprès de créateurs comme Luis Buñuel, Jean-Pierre Melville ou Akira Kurosawa (Source : Wikipedia, 2006). À partir des années 1960 et 1970, son nom apparaît régulièrement au générique de coproductions franco-européennes, confirmant son rôle d’intermédiaire entre différents espaces de production, de la France à l’Espagne en passant par le Japon (Source : Wikipedia, 2006).

Premiers pas de producteur et ancrage dans le cinéma français

Serge Silberman émerge comme producteur avec « Bob le flambeur » de Jean-Pierre Melville, sorti en 1956, souvent considéré comme un jalon préfigurant la Nouvelle Vague par son ton et son traitement de l’espace urbain (Source : Wikipedia, 2006). Il enchaîne rapidement avec « Le désert de Pigalle » de Léo Joannon, en 1958, confirmant sa volonté de s’installer durablement dans le tissu de la production française de genre et de polar (Source : Wikipedia, 2006). En 1960, il produit « Le Trou » de Jacques Becker, film carcéral qui deviendra l’un des titres marquants de la filmographie du cinéaste, même si sa réception initiale reste mesurée, comme le rappelle la presse britannique de l’époque (Source : The Independent, 2003). Dans la première moitié des années 1960, il accompagne des productions comme « L’Oiseau de paradis » de Marcel Camus (1962), « Shéhérazade » et « Alerte à Gibraltar » de Pierre Gaspard-Huit (1963-1964), puis « Galia » de Georges Lautner (1966), qui l’installent dans une position de producteur capable de naviguer entre cinéma populaire et projets plus ambitieux (Source : AlloCiné, 2023). Cette diversité de genres et de registres contribue à faire de son catalogue un reflet des multiples tendances du cinéma français de l’époque (Source : AlloCiné, 2023).

Collaborations avec Luis Buñuel et le cinéma d’auteur

La collaboration entre Serge Silberman et Luis Buñuel commence avec « Le Journal d’une femme de chambre », adapté du roman d’Octave Mirbeau et tourné en 1964, projet pour lequel le producteur joue un rôle déterminant dans la mise en place artistique et le casting (Source : Le Monde, 2003). Cette première association ouvre une série de films qui marqueront le cinéma d’auteur européen, Silberman produisant « La Voie lactée » en 1969, qui poursuit la veine irrévérencieuse et philosophique du cinéaste (Source : AlloCiné, 2023). En 1972, il accompagne « Le Charme discret de la bourgeoisie », satire des classes dominantes qui obtient l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, consolidant le statut international du tandem Buñuel–Silberman (Source : Wikipedia, 2006). Deux ans plus tard, il produit « Le Fantôme de la liberté » (1974), puis « Cet obscur objet du désir » en 1977, dernier film de Buñuel, où le producteur reste au cœur de la configuration de production et de la circulation du film (Source : Wikipedia, 2006). Ce cycle d’œuvres fait de Silberman un partenaire clé du réalisateur espagnol et l’inscrit, aux yeux des historiens du cinéma, comme un artisan majeur de la diffusion du surréalisme cinématographique dans le paysage européen des années 1970 (Source : DVDFr, s.d.).

Création de Greenwich Film Productions et diversification

En 1966, Serge Silberman fonde sa propre société, Greenwich Film Productions, outil qui lui permet d’aborder des projets plus risqués et de structurer une politique de production à long terme (Source : Wikipedia, 2006). La société produit ou coproduit plus d’une quinzaine de films, couvrant un spectre allant du polar à la chronique sociale, en passant par des œuvres fortement marquées par une esthétique d’auteur (Source : Wikipedia, 2006). En 1968, il produit « Adieu l’ami » de Jean Herman, polar porté par un duo de vedettes, qui illustre sa capacité à articuler impératifs commerciaux et ambition formelle (Source : AlloCiné, 2023). Cette même période le voit accompagner des films de René Clément comme « Le Passager de la pluie » (1970) et « La Course du lièvre à travers les champs » (1971), confirmant une fidélité à certains réalisateurs et une inscription dans la tradition du thriller français sophistiqué (Source : Le Monde, 2003). À travers Greenwich Film Productions, Silberman s’affirme ainsi comme un producteur capable de maintenir un équilibre entre exigences des marchés internationaux et soutien constant au cinéma d’auteur (Source : Wikipedia, 2006).

« Diva », tournant des années 1980 et ouverture vers le Japon

En 1981, Serge Silberman produit « Diva » de Jean-Jacques Beineix, adaptation d’un roman policier de Delacorta, qui s’impose comme l’un des titres emblématiques du début des années 1980, notamment par son esthétique visuelle et sonore (Source : Le Monde, 2003). Le film connaît une réception mitigée en France mais rencontre un succès important à l’étranger, devenant un succès au box-office qui apporte à Greenwich Film Productions des ressources financières décisives (Source : Wikipedia, 2006). Ce succès permet à Silberman de s’engager dans la production de « Ran » d’Akira Kurosawa, sorti en 1985, fresque inspirée de « Le Roi Lear » dont le budget en fait, à l’époque, le film japonais le plus coûteux jamais réalisé (Source : Wikipedia, 2006). Au générique de « Ran », Silberman apparaît parmi les producteurs, et l’œuvre obtient le BAFTA du meilleur film en langue étrangère en 1987, récompense qui mentionne notamment le producteur français aux côtés de Kurosawa (Source : IMDb, s.d.). Dans la même période, il accompagne « Max mon amour » de Nagisa Oshima (1986) et le documentaire « A.K. » de Chris Marker (1985), qui prolongent cette ouverture vers le Japon et témoignent d’une circulation accrue des talents et des capitaux entre France et Asie (Source : Wikipedia, 2006).

Autres travaux marquants et fin de carrière

Au-delà de ses collaborations les plus connues, Serge Silberman intervient sur une série de films qui jalonnent plusieurs décennies de cinéma européen, comme « Les mal partis » de Sébastien Japrisot (1976) ou « La Fille d’Amérique » (1977), dont il assure la production (Source : Wikipedia, 2006). Il produit également « Exposed » (souvent répertorié sous le titre « Surexposé ») de James Toback en 1983, démontrant un intérêt continu pour des projets susceptibles de circuler sur les marchés anglophones (Source : AlloCiné, 2023). À la fin des années 1980, son nom apparaît au générique de la minisérie « Hemingway » (1988), réalisée par Bernhard Sinkel, qui s’inscrit dans une logique de coproduction internationale pour la télévision (Source : Wikipedia, 2006). Le début des années 1990 le voit encore associé à « Anna Karamazoff » de Rustam Khamdamov et à « La Thune » de Philippe Galland, tous deux sortis en 1991, qui marquent l’une des dernières occurrences de son activité de producteur crédité (Source : Wikipedia, 2006). En 1997, il figure comme producteur du documentaire « Les paradoxes de Buñuel » de Jorge Amat, qui revient sur l’œuvre du cinéaste espagnol avec lequel il a entretenu une collaboration de longue durée (Source : Wikipedia, 2006).

Distinctions et reconnaissance institutionnelle

La carrière de Serge Silberman reçoit une consécration institutionnelle majeure en 1988, lorsqu’il se voit remettre un César d’honneur par l’Académie des arts et techniques du cinéma, distinguant son travail de producteur et de scénariste (Source : Wikipédia – César d’honneur, 2004). Cette récompense intervient à un moment où son rôle dans l’essor du cinéma d’auteur européen et dans la structuration de coproductions internationales est déjà largement reconnu par la profession (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, en tant que producteur de « Ran », il est associé au BAFTA du meilleur film en langue étrangère obtenu par l’œuvre en 1987, ce qui confirme la visibilité de son travail sur la scène britannique et internationale (Source : IMDb, s.d.). Ces distinctions s’ajoutent à la présence régulière de films qu’il a produits dans les grands festivals et circuits de prix, des Oscars aux récompenses européennes, même lorsque son nom n’apparaît pas toujours au premier plan dans la communication médiatique (Source : Wikipedia, 2006). Elles inscrivent son parcours dans une histoire du cinéma où la figure du producteur joue un rôle déterminant dans la mise en relation des cinéastes, des financements et des publics (Source : Wikipedia, 2006).

Filmographie sélective

  • « Bob le flambeur » de Jean-Pierre Melville, 1956, producteur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Le Trou » de Jacques Becker, 1960, producteur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Le Journal d’une femme de chambre » de Luis Buñuel, 1964, producteur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Adieu l’ami » de Jean Herman, 1968, producteur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « La Voie lactée » de Luis Buñuel, 1969, producteur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Le Passager de la pluie » de René Clément, 1970, producteur (Source : Le Monde, 2003).
  • « La Course du lièvre à travers les champs » de René Clément, 1971, producteur (Source : Le Monde, 2003).
  • « Le Charme discret de la bourgeoisie » de Luis Buñuel, 1972, producteur (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Le Fantôme de la liberté » de Luis Buñuel, 1974, producteur (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Cet obscur objet du désir » de Luis Buñuel, 1977, producteur (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Diva » de Jean-Jacques Beineix, 1981, producteur (Source : Le Monde, 2003).
  • « Exposed / Surexposé » de James Toback, 1983, producteur exécutif (Source : AlloCiné, 2023).
  • « A.K. » de Chris Marker, 1985, producteur (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Ran » d’Akira Kurosawa, 1985, producteur (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Max mon amour » de Nagisa Oshima, 1986, producteur (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Hemingway » (mini-série) de Bernhard Sinkel, 1988, producteur (Source : Wikipedia, 2006).
  • « Anna Karamazoff » de Rustam Khamdamov, 1991, producteur (Source : Wikipedia, 2006).
  • « La Thune » de Philippe Galland, 1991, producteur (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Les paradoxes de Buñuel » de Jorge Amat, 1997, producteur (Source : Wikipedia, 2006).

Engagements artistiques et rôle dans les coproductions

Au fil de sa carrière, Serge Silberman occupe une place centrale dans la mise en place de coproductions entre la France et d’autres pays européens, ainsi qu’avec le Japon, notamment à travers « Ran » et les films de Nagisa Oshima (Source : Wikipedia, 2006). Son activité de producteur ne se limite pas à l’apport financier, puisqu’il intervient dans la structuration des projets, le choix des équipes artistiques et techniques, et la définition des stratégies de diffusion, comme l’illustrent ses collaborations répétées avec Buñuel et Clément (Source : Le Monde, 2003). En accompagnant des projets comme « Diva », il contribue également à l’émergence d’une nouvelle génération de cinéastes français dont les films circulent largement à l’international (Source : Le Monde, 2003). Cette position de médiateur entre différents espaces de création et de production s’appuie sur une connaissance fine des circuits de financement et des attentes des festivals, qui permet à de nombreuses œuvres de trouver un écho au-delà de leur marché national (Source : DVDFr, s.d.). À travers ces engagements, Silberman apparaît comme l’une des figures qui ont contribué à redessiner les contours du cinéma européen de la seconde moitié du XXe siècle, en articulant exigences artistiques et réalités industrielles (Source : Wikipedia, 2006).

Films et séries produits par Serge Silberman

Découvrez ses principales contributions à la production.

Ran (1985) - Affiche
8 / 10
Ran
producer
Le Trou (1960) - Affiche
8.2 / 10
Le Trou
producer
Diva (1981) - Affiche
6.7 / 10
Diva
producer

Galerie photos de Serge Silberman

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Anna Karamazova (1991) - Affiche
1991
Max mon amour (1986) - Affiche
1986
Ran (1985) - Affiche
producer
1985
A. K. (1985) - Affiche
producer
1985
Exposed (1983) - Affiche
executive producer
1983
Diva (1981) - Affiche
producer
1981
La Voie lactée (1969) - Affiche
1969
Adieu l'ami (1968) - Affiche
producer
1968
Le Grand Bidule (1967) - Affiche
1967

Ciné regards (1978) - Affiche
1978
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Inconnu
•
S15E13
•
Lui-même
1972

Ran (1985) - Affiche
presenter
1985

Ciné regards (1978) - Affiche
Lui-même
1978
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Lui-même
1972

Récompenses et Nominations

0Victoires
1Nomination
César
0 victoires•1 nomination

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.