Isabelle Adjani: biographie, films et séries, crédits
Aussi connu sous le nom de :Isabelle Yasmine Adjani
Repères de carrière
La carrière de Isabelle Adjani en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
78
œuvres recensées
73 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1970
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Isabelle Yasmine Adjani naît le 27 juin 1955 dans le 17e arrondissement de Paris, issue d'une famille cosmopolite qui façonnera profondément sa sensibilité artistique. Son père, Mohammed Cherif Adjani, est d'origine algérienne et originaire de Constantine, tandis que sa mère Augusta, surnommée "Gusti", est allemande. Cette double héritage culturel permet à la jeune Isabelle de grandir dans un environnement multiculturel enrichissant, parlant couramment l'allemand dès son plus jeune âge. La famille s'installe à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, où Isabelle grandit aux côtés de son frère Eric, qui deviendra photographe mais décédera prématurément en 2010.
Dès l'âge de douze ans, Isabelle Adjani manifeste un intérêt précoce pour l'art dramatique en participant à des concours de récitation scolaire qu'elle remporte brillamment. Cette passion naissante l'amène naturellement vers le théâtre amateur, où elle fait ses premières armes. À quatorze ans seulement, elle obtient son premier rôle au cinéma dans "Le Petit Bougnat" en 1970, marquant ainsi le début d'une carrière exceptionnelle qui s'étendra sur plus de cinq décennies.
En 1971, la réalisatrice Nina Companeez remarque le talent exceptionnel de la jeune fille et lui propose de tourner dans "Faustine et le bel été". Cette expérience révèle à Isabelle sa véritable vocation théâtrale, l'amenant à abandonner ses projets d'études en psychologie pour se consacrer entièrement à l'art dramatique. Elle s'inscrit alors au prestigieux cours Florent pour perfectionner sa technique.
L'année 1972 marque un tournant décisif dans sa carrière lorsqu'elle rejoint la troupe de Robert Hossein à Reims pour interpréter "La Maison de Bernarda" de Federico García Lorca aux côtés d'Annie Ducaux. Cette production, en coproduction avec la Comédie-Française, connaît un triomphe retentissant et sera reprise au théâtre de l'Odéon. Le succès de cette représentation attire l'attention d'Annie Ducaux, qui recommande sa jeune partenaire à Jean-Paul Roussillon.
En 1973, Isabelle Adjani entre à la Comédie-Française, devenant à dix-sept ans la plus jeune pensionnaire de cette institution prestigieuse. Elle y incarne Agnès dans "L'École des femmes" de Molière, aux côtés de Pierre Dux et Michel Aumont dans le rôle d'Arnolphe. Sa performance dans ce rôle classique fait sensation et établit sa réputation d'actrice classique d'exception. Elle interprète également le rôle titre d'Ondine de Jean Giraudoux, mise en scène par Raymond Rouleau. Malgré ce succès théâtral, elle quitte la Comédie-Française après deux ans pour se consacrer au cinéma.
Sa révélation cinématographique intervient en 1974 avec "La Gifle" de Claude Pinoteau, où elle incarne une jeune fille en rébellion contre l'autorité paternelle représentée par Lino Ventura. Ce film populaire la propulse immédiatement au rang des jeunes actrices françaises les plus prometteuses et lui ouvre les portes du cinéma d'auteur.
L'année suivante, François Truffaut lui confie le rôle titre de "L'Histoire d'Adèle H.", performance qui marque véritablement le début de sa carrière internationale. Son interprétation de cette jeune femme obsédée par un amour impossible, fille de Victor Hugo, révèle une intensité dramatique exceptionnelle. À seulement vingt ans, cette performance lui vaut sa première nomination à l'Oscar de la meilleure actrice, faisant d'elle la plus jeune nominee de l'histoire dans cette catégorie à l'époque. La critique internationale salue unanimement ce travail, Pauline Kael décrivant son talent comme "prodigieux".
Cette reconnaissance internationale lui ouvre les portes d'Hollywood et de collaborations avec des réalisateurs prestigieux. En 1976, elle travaille avec Roman Polanski dans "Le Locataire" aux côtés de Polanski lui-même, puis avec Walter Hill dans le thriller "The Driver" en 1978. En 1979, Werner Herzog la dirige dans son adaptation de "Nosferatu", où elle incarne Lucy face à Klaus Kinski, démontrant sa capacité à évoluer dans des registres variés et des productions internationales.
Les années 1980 marquent l'apogée de sa carrière avec une série de performances mémorables. En 1981, elle triomphe simultanément dans deux films présentés au Festival de Cannes : "Possession" d'Andrzej Żuławski et "Quartet" de James Ivory. Cette double performance lui vaut le prix d'interprétation féminine du Festival de Cannes, un exploit unique dans l'histoire du festival puisqu'elle devient la seule actrice à remporter ce prix pour deux films différents dans la même sélection.
"Possession" révèle une Isabelle Adjani dans un registre d'une intensité extrême, incarnant une femme au bord de la folie dans un film d'horreur psychologique qui divise la critique mais établit sa réputation d'actrice capable de prendre tous les risques artistiques. Cette performance lui vaut son premier César de la meilleure actrice en 1982, inaugurant une série de victoires qui en feront l'actrice la plus récompensée de l'histoire des César.
En 1983, "L'Été meurtrier" de Jean Becker lui permet de démontrer sa polyvalence en incarnant Eliane, personnage complexe et manipulateur dans ce thriller psychologique. Sa performance lui vaut son deuxième César consécutif, confirmant sa place au sommet du cinéma français.
L'année 1985 la voit collaborer avec Luc Besson dans "Subway", film emblématique du cinéma français des années 1980. Bien que cette performance ne lui vaille qu'une nomination au César, elle marque un tournant vers un cinéma plus contemporain et stylisé, révélant sa capacité d'adaptation aux nouvelles esthétiques cinématographiques.
En 1988, Isabelle Adjani atteint un nouveau sommet artistique avec "Camille Claudel" de Bruno Nuytten, film qu'elle produit également. Son interprétation de la sculptrice passionnée et torturée, amante et élève d'Auguste Rodin, constitue l'un des rôles les plus aboutis de sa carrière. Cette performance d'une profondeur psychologique exceptionnelle lui vaut son troisième César, l'Ours d'argent de la meilleure actrice au Festival de Berlin, et sa seconde nomination à l'Oscar, faisant d'elle la première actrice française à recevoir deux nominations pour des films en langue étrangère.
Les années 1990 la voient poursuivre sa carrière avec "La Reine Margot" de Patrice Chéreau en 1994, adaptation du roman d'Alexandre Dumas. Son incarnation de Marguerite de Valois, reine de France prise dans les tourments des guerres de religion, lui vaut son quatrième César. Particularité remarquable : enceinte de sept mois, elle ne peut assister à la cérémonie, et c'est Alain Delon qui accepte le prix en son nom.
En 1996, elle s'aventure dans le remake américain de "Diabolique" aux côtés de Sharon Stone, démontrant sa capacité à évoluer dans des productions internationales mainstream. Bien que le film ne rencontre pas le succès escompté, sa performance confirme sa stature d'actrice internationale.
Après une période de relative discrétion cinématographique, Isabelle Adjani effectue un retour remarqué en 2009 avec "La Journée de la jupe" de Jean-Paul Lilienfeld. Dans ce téléfilm devenu culte, elle incarne une professeure à bout de souffle face à la violence scolaire. Cette performance engagée et contemporaine lui vaut son cinquième César, établissant un record absolu qui fait d'elle l'actrice la plus récompensée de l'histoire des César français.
Au-delà de ses performances cinématographiques, Isabelle Adjani s'est également illustrée dans le domaine musical. En 1983, elle enregistre l'album "Pull Marine" avec notamment la chanson "Ohio", collaboration avec Serge Gainsbourg qui connaît un succès commercial notable. Cette incursion musicale révèle une autre facette de son talent artistique.
Sa vie privée, qu'elle protège farouchement, a néanmoins été marquée par des relations avec des figures importantes du monde artistique. Elle a notamment partagé la vie du directeur de la photographie Bruno Nuytten de 1976 à 1981, avec qui elle a eu son premier fils, Barnabé. Plus tard, sa relation avec l'acteur britannique Daniel Day-Lewis de 1989 à 1995 donne naissance à son second fils, Gabriel-Kane.
Les honneurs officiels n'ont pas manqué de reconnaître sa contribution exceptionnelle au cinéma français. En 2010, elle est faite Chevalier de la Légion d'honneur, puis Commandeur des Arts et des Lettres en 2014. Ces distinctions consacrent non seulement son talent artistique mais aussi son influence sur la culture française.
L'influence d'Isabelle Adjani dépasse largement le cadre cinématographique. Icône de style, elle a collaboré avec les plus grandes maisons de mode, devenant notamment égérie Chanel en 2020. Son style élégant et intemporel, caractérisé par ses lunettes noires et sa frange brune emblématique, a inspiré des générations de femmes.
En tant qu'artiste engagée, elle a toujours choisi ses projets en fonction de leurs valeurs et de leur message. Ses films abordent souvent des sujets complexes : la maladie mentale, les figures historiques féminines, les inégalités sociales. Cette approche réfléchie du cinéma fait d'elle une actrice-auteur consciente de sa responsabilité artistique et sociale.
Son parcours témoigne d'une recherche constante de l'excellence artistique et d'une fidélité à ses convictions. Refusant les facilités du star-système, elle a construit une carrière sur la qualité plutôt que sur la quantité, préférant de longs intervalles entre ses films pour mieux choisir ses projets.
Isabelle Adjani a également joué un rôle pionnier dans l'évolution du statut des actrices dans le cinéma français. En tant que productrice de certains de ses films, notamment "Camille Claudel", elle a ouvert la voie à une génération d'actrices désireuses de contrôler leur destin artistique.
Sa technique d'actrice, caractérisée par une intensité émotionnelle exceptionnelle et une capacité à incarner des personnages complexes, a influencé de nombreuses actrices françaises et internationales. Son approche méticuleuse de la construction du personnage, sa recherche psychologique approfondie et son engagement physique total dans ses rôles en font une référence pour les acteurs du monde entier.
L'héritage d'Isabelle Adjani dans le cinéma français et international est considérable. Ses performances dans des films comme "L'Histoire d'Adèle H.", "Possession", "Camille Claudel" ou "La Reine Margot" sont devenues des références incontournables de l'art cinématographique. Son influence s'étend bien au-delà de ses propres films, inspirant réalisateurs, scénaristes et acteurs dans leur approche du cinéma d'auteur.
Aujourd'hui, après plus de cinquante ans de carrière, Isabelle Adjani demeure une figure respectée et admirée du septième art. Sa dernière apparition notable dans "Peter von Kant" de François Ozon en 2022 prouve que son talent et sa pertinence artistique demeurent intacts. Son parcours exceptionnel, jalonné de succès artistiques et de reconnaissances internationales, fait d'elle l'une des actrices les plus accomplies de sa génération et une véritable légende du cinéma français.
Films et séries avec Isabelle Adjani
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Galerie photos de Isabelle Adjani
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Filmographie détaillée
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Inconnu
2025
Inconnu
2024
Inconnu
2022
Inconnu
2022
Inconnu
2022
Zorah
2021
Inconnu
2020
Danny
2018
Carole Matthieu
2016
2015
2015
2015
2014
Marie
2013
Madame Hansen-Bergmann
2012
Commandant Clara Damico
2011
Doctor Assoussa
2011
L'amour perdu de Serge
2010
Sonia Bergerac
2008
La Comtesse Rosine
2008
Inconnu
2005
Voix Off
2004
2003
Viviane Denvers
2003
Ellénore
2002
Charlotte / Leïla
2002
2001
2000
Isabelle Adjani
1998
Mia Baran
1996
Margot
1994
Pénélope
1993
Inconnu
•
S12E25
•
Elle-même (images d’archives)
•
S12E21
•
Elle-même (images d’archives)
1993
Narrator (voix)
1990
Camille Claudel
1988
Shirra Assel
1987
1986
Helena
1985
Eliane Wieck, aka 'Elle'
1983
Catherine Leiris / Lucie Brentano / Ève Granger / Dorothée Ortis / Ariane Chevalier / Charlotte Vincent
1983
Antonieta Rivas Mercado
1982
Isabelle Adjani (non crédité)
1982
Pauline Valance
1982
Inconnu
1982
Marya 'Mado' Zelli
1981
1981
Anna / Helen
1981
1981
Emily Brontë
1979
Lucy Harker
1979
The Player
1978
Inconnu
1978
Violette Clot
1977
Laure
1976
Stella
1976
Inconnu
1976
Adèle Hugo
1975
Ondine
1975
1975
1975
Ariane
1974
Isabelle Douléan
1974
1974
Marianne
1974
Inconnu
1974
Inconnu
1974
Agnès
1973
Camille
1972
Inconnu
1972
1971
Rose
1970
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Jane Birkin
1946–2023

Johnny Hallyday
1943–2017





































