Jane Birkin: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jane Birkin en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
143
œuvres recensées
136 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1965
- Dernière année recensée
- 2023
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1964, Jane Birkin débute au cinéma en Angleterre dans « Le Knack... et comment l'avoir » de Richard Lester. Le film l’associe à une génération de jeunes actrices du Swinging London, avec Jacqueline Bisset et Charlotte Rampling. Deux ans plus tard, « Blow-Up » de Michelangelo Antonioni lui donne une exposition plus large, puis une scène de nudité forcée qui la poursuit longtemps dans les regards portés sur elle.
Des débuts anglais à « Blow-Up »
Née le 14 décembre 1946 à Marylebone, à Londres, Jane Mallory Birkin grandit dans une famille londonienne de la gentry anglaise. Son père, David Birkin, sert dans la Royal Navy; sa mère, Judy Campbell, joue sur scène et au cinéma. Le cadre familial l’installe tôt dans un voisinage avec les arts, sans que cela suffise à dessiner un destin tout tracé.
Elle entre au cinéma par Richard Lester, dans « Le Knack... et comment l'avoir » en 1964. Le film circule avec la réputation d’un objet lié au Swinging London, et sa présence y attire vite l’attention. En 1966, Michelangelo Antonioni la dirige dans « Blow-Up », présenté au Festival de Cannes 1967 et couronné de la Palme d’or.
Cette apparition la fixe dans un climat de scandale qui dure. Le petit rôle, dans une scène centrale, l’expose à une nudité imposée, première du genre pour le cinéma anglais non pornographique. En 1967, elle pose aussi pour Jeanloup Sieff dans Harper's Bazaar, image qui prolonge cette visibilité naissante.
Paris, Gainsbourg et la chanson
En 1968, Pierre Grimblat la choisit pour « Slogan ». Sur le tournage, elle rencontre Serge Gainsbourg, qui joue quelques scènes et signe la musique du film. Le lien professionnel devient vite un lien de vie, puis un duo artistique qui pèse durablement sur son nom.
L’année 1969 marque son entrée dans la chanson. Le duo « Je t'aime... moi non plus » atteint la première place au Royaume-Uni et provoque un scandale retentissant. Gainsbourg lui écrit de nombreuses chansons, même après leur séparation, et cette collaboration installe une autre facette de son activité publique.
En 1971, naît Charlotte Gainsbourg. Jane Birkin marque alors une pause d’un an dans son activité, puis reprend le chemin des plateaux avec « Don Juan ou si Don Juan était une femme » de Roger Vadim en 1973. Elle joue l’amante de Brigitte Bardot, puis tient en 1975 un des rôles principaux de « Je t'aime moi non plus », premier film réalisé par Gainsbourg.
Comédies populaires et cinéma d’auteur
Entre 1975 et 1985, Jane Birkin apparaît dans des comédies populaires qui élargissent son registre d’interprétation. Dans « La moutarde me monte au nez » de Claude Zidi, elle joue aux côtés de Pierre Richard. Dans « Catherine et Compagnie » de Michel Boisrond, elle partage l’affiche avec Patrick Dewaere.
Elle passe aussi par des films où le ton diffère, sans rompre avec cette présence à l’écran devenue familière. « La Piscine » de Jacques Deray en 1969, « Mort sur le Nil » de John Guillermin en 1978, où elle tient le rôle de Louise Bourget, et « Melancoly Baby » de 1979, où elle joue Olga, dessinent des étapes distinctes de cette période.
À la même époque, elle travaille avec Jacques Doillon, Agnès Varda, Jacques Rivette, Jean-Luc Godard, Bertrand Tavernier, James Ivory, Régis Wargnier et Michel Deville. Cette circulation d’un film à l’autre ne relève pas d’une simple suite de titres: elle montre une actrice sollicitée par des cinéastes de plusieurs horizons, du centre commercial à des propositions plus exigeantes.
La scène, la télévision, la mise en scène
En 1985, Patrice Chéreau la dirige dans « La Fausse Suivante » de Marivaux. Ce premier travail au théâtre est décrit comme une entrée remarquée sur scène. L’année suivante, elle reçoit aussi des propositions pour la télévision et le cinéma, sans abandonner le reste.
À la fin des années 1980, elle donne une série de concerts pour la première fois à Paris. Elle y interprète le répertoire écrit pour elle par Gainsbourg, puis se produit régulièrement sur scène. La chanson devient alors un territoire qui s’ajoute à l’interprétation sans l’effacer.
Elle passe derrière la caméra en 1992 avec le téléfilm « Oh! Pardon tu dormais… », puis en 2007 avec « Boxes », qu’elle écrit et réalise. Plus tard, elle apparaît dans « Vivement dimanche prochain » en 1998, « So Graham Norton » la même année, « Bunker » en 2008, « George Harrison: Living in the Material World » en 2011 et « Il était une fois Champs-Élysées » en 2022, où elle est visible en images d’archives.
Les scènes finales d’une présence longue
En septembre 1980, elle quitte Serge Gainsbourg. La suite de son activité ne se laisse pas réduire à l’ombre d’un duo devenu célèbre. Elle continue à travailler dans plusieurs directions, avec des films, de la scène, de la télévision et une activité de réalisatrice qui passe par « Boxes ».
Le 6 juillet 1955, âgée de 8 ans, elle remet un bouquet de fleurs à la reine Élisabeth II lors d’une visite à Nottingham; l’image revient plus tard dans sa mémoire publique. En 1978, elle la rencontre à propos de « Mort sur le Nil », puis encore en 1982 pour « Meurtre au soleil », et en 2004 lors du centenaire de l’Entente cordiale. Ces rendez-vous dessinent une forme de reconnaissance institutionnelle qui accompagne son exposition médiatique.
Jane Birkin meurt le 16 juillet 2023 à Paris 6e. Le nom reste attaché à quelques films devenus des points fixes, à une chanson qui a traversé les frontières, et à une manière de passer d’un médium à l’autre sans s’y enfermer.
Films et séries avec Jane Birkin
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