Madeleine Damien: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Madeleine Damien en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
31
œuvres recensées
29 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1957
- Dernière année recensée
- 1979
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Rachel-Marguerite Espir, dite Madeleine Damien, naît le 29 juin 1901 à Paris, où elle grandit avant de se tourner vers l’art dramatique (Source : Les Gens du cinéma, s.d.). Très tôt, elle suit des études théâtrales qui la conduisent vers une première expérience en province, au théâtre de La Roche-sur-Yon, en Vendée, dans une adaptation de « La Dame aux camélias » où elle interprète le rôle d’Olympe (Source : K. Malden, « Madeleine Damien (1901-1981) », 2018 ). Cette première apparition attestée sur scène l’inscrit d’emblée dans un répertoire hérité du théâtre du XIXe siècle, encore largement présent dans les programmations régionales de l’entre-deux-guerres (Source : K. Malden, 2018 ). Par la suite, sa trajectoire connaît une longue éclipse scénique d’environ deux décennies, avant une réorientation marquante vers les écritures contemporaines (Source : K. Malden, 2018 ).
Lorsque Madeleine Damien revient sur le devant de la scène, elle le fait dans un paysage théâtral profondément transformé, marqué par l’émergence de nouveaux auteurs et de petites salles parisiennes expérimentales (Source : K. Malden, 2018 ). Elle trouve alors sa place dans un théâtre de création exigeant, qui se tient à distance du répertoire classique traditionnel, à l’exception notable de quelques incursions ultérieures chez Giraudoux (Source : Wikipédia, « Madeleine Damien », 2014 ). Sa formation initiale, adossée à un théâtre plus académique, contraste avec l’orientation qu’elle adopte ensuite vers des écritures de rupture, ce qui contribue à singulariser son parcours au sein de sa génération (Source : K. Malden, 2018 ). Cette évolution illustre un déplacement progressif, de la province vers les scènes parisiennes, puis des grands textes patrimoniaux vers les dramaturgies modernes (Source : K. Malden, 2018 ).
Travail au théâtre : Ionesco, Brecht et le répertoire contemporain
Après son retour sur les planches, Madeleine Damien se fait remarquer dans le théâtre d’Eugène Ionesco, avec lequel elle réalise de véritables débuts parisiens sur la scène du théâtre de la Huchette (Source : K. Malden, 2018 ). Elle y donne la réplique à Tsilla Chelton, figure associée au répertoire ionescien, au sein d’un dispositif de théâtre de poche devenu emblématique de la diffusion du théâtre de l’absurde à Paris (Source : K. Malden, 2018 ). Parallèlement, elle aborde Brecht avec « Schweyk dans la Deuxième Guerre mondiale », mis en scène en 1961 par Roger Planchon, ce qui la place dans le champ du théâtre politique en plein renouvellement au début des années 1960 (Source : Wikipédia, 2014 ). Ces choix de répertoire inscrivent l’actrice dans un mouvement de décentrement du théâtre français vers les écritures européennes contemporaines (Source : Wikipédia, 2014 ).
En 1963, elle incarne Mlle Chèvredent dans « L’Apollon de Bellac » de Jean Giraudoux, rôle de secrétaire acariâtre au service du Président, qui lui permet d’aborder un univers plus poétique et allégorique (Source : K. Malden, 2018; Wikipédia, 2014 ). Quelques années plus tard, elle se dirige vers un théâtre de boulevard de qualité avec « Le Système Fabrizzi » d’Albert Husson, créé en 1964, où elle partage l’affiche avec Dany Carrel (Source : K. Malden, 2018 ). En 1971, elle apparaît dans « La Voyante » d’André Roussin, pièce portée par Elvire Popesco, puis, en 1973, dans « Le Tournant » de Françoise Dorin aux côtés de Jean Piat et Michel Beaune (Source : K. Malden, 2018; Wikipédia, 2014 ). Elle participe également à « David la nuit tombe » de Bernard Kops en 1971, avant de faire sa dernière apparition sur scène dans « La Promenade du dimanche » de Georges Michel en 1980 (Source : K. Malden, 2018 ).
Carrière à la télévision
La carrière de Madeleine Damien à la télévision commence dans les années 1960 et s’inscrit dans le développement des dramatiques et séries françaises de l’époque (Source : IMDb, filmographie ). Elle apparaît à plusieurs reprises dans la série « Les Cinq dernières minutes », où elle tient notamment des emplois de concierge ou de voisine, entre 1966 et 1977 (Source : IMDb, « Les cinq dernières minutes », 1966-1977 ). Sa participation à « Les Enquêtes du commissaire Maigret » la fait connaître d’un public plus large, avec le rôle de Mlle le Cloaguen dans un épisode diffusé en 1968 (Source : IMDb, « Les enquêtes du commissaire Maigret », 1968 ). Ce type de personnages, souvent secondaires mais caractérisés, correspond à la place que la télévision accorde alors aux comédiennes de son profil dans les fictions policières et dramatiques (Source : IMDb, filmographie ).
Elle figure également au générique d’« Au théâtre ce soir », émission de captations théâtrales très suivie, où elle apparaît dans plusieurs pièces entre 1967 et 1980, incarnant notamment Martha, Albertine et Madame Alliaud sur six épisodes (Source : IMDb, « Au théâtre ce soir », 1967-1980 ). En 1978, elle joue Mme Dormoy dans un épisode de la série « Cinéma 16 », et tient un petit rôle de cliente de pharmacie dans « Médecins de nuit », autre série emblématique de la télévision française des années 1970 (Source : IMDb, « Cinéma 16 », « Médecins de nuit », 1978 ). Ces apparitions régulières, dans des programmes de genres variés, contribuent à installer son visage dans le paysage audiovisuel sans en faire une vedette, mais en confirmant un ancrage durable dans la fiction télévisuelle (Source : IMDb, filmographie complète ).
Carrière au cinéma
Madeleine Damien ne se tourne vers le cinéma qu’après la cinquantaine, amorçant une filmographie tardive mais continue à partir du milieu des années 1950 (Source : K. Malden, 2018 ). L’un de ses premiers rôles au cinéma est repéré dans « Fric frac en dentelles » de Guillaume Radot, sorti en 1957, où elle incarne l’une des commères d’une petite ville aux côtés de comédiennes comme Maximilienne et Pauline Carton (Source : Les Gens du cinéma, filmographie; K. Malden, 2018 ). Elle apparaît ensuite dans plusieurs productions françaises des années 1960, souvent dans des seconds rôles marquants par leur caractère, à l’image de « Ne jouez pas avec les Martiens » (1968), où elle tient le rôle de la patronne du bar (Source : IMDb, 1968 ). Cette même période voit sa participation à des fictions où la dimension comique et populaire tient une place importante (Source : IMDb, filmographie ).
À la fin des années 1960, elle est distribuée dans « The Christmas Tree » (1969), coproduction franco-américaine réalisée par Terence Young, où elle interprète Marinette, personnage secondaire au sein d’un récit centré sur la relation entre un père et son jeune fils (Source : IMDb, « The Christmas Tree », 1969 ). En 1977, elle figure au casting du film américain « Herbie Goes to Monte Carlo » produit par Disney, dans lequel elle est créditée comme « Old Woman », illustrant l’ouverture de sa carrière à des productions internationales tournées en France (Source : IMDb, « Herbie Goes to Monte Carlo », 1977 ). Elle joue également dans « Et la tendresse ?... Bordel ! » (1979), comédie française où elle incarne une concierge, et apparaît dans « L’Argent des autres » (1978) de Christian de Chalonge, dans un petit rôle non crédité (Source : IMDb, 1978-1979 ). En 1980, elle tient le rôle de la vieille dame dans « Ras le cœur ! » de Daniel Colas, film qui fait partie de ses dernières apparitions à l’écran (Source : IMDb, « Ras le coeur! », 1980; K. Malden, 2018 ).
Filmographie sélective
- « Fric frac en dentelles » de Guillaume Radot (1957) – Rôle de commère de la petite ville (Source : Les Gens du cinéma; K. Malden, 2018 ).
- « Ne jouez pas avec les Martiens » (1968) – La patronne du bar (Source : IMDb, 1968 ).
- « Les enquêtes du commissaire Maigret » (série TV, 1968) – Mlle le Cloaguen, un épisode (Source : IMDb, 1968 ).
- « Les Cinq dernières minutes » (série TV, 1966-1977) – La Concierge, Mme Jaubin, trois épisodes (Source : IMDb, 1966-1977 ).
- « The Christmas Tree » de Terence Young (1969) – Marinette (Source : IMDb, 1969 ).
- « Herbie Goes to Monte Carlo » (1977) – Old Woman (Source : IMDb, 1977 ).
- « L’Argent des autres » de Christian de Chalonge (1978) – rôle non crédité (Source : IMDb, 1978 ).
- « Et la tendresse ?... Bordel ! » (1979) – La concierge (Source : IMDb, 1979 ).
- « Ras le cœur ! » de Daniel Colas (1980) – La vieille dame (Source : IMDb; K. Malden, 2018 ).
- « Le Pont japonais » (téléfilm, 1981) – Madame Blum (Source : IMDb, 1981 ).
Doublage, collaborations et dernières années professionnelles
En parallèle de son travail d’actrice, Madeleine Damien intervient ponctuellement comme collaboratrice au sein de l’industrie cinématographique, notamment dans le domaine du doublage (Source : IMDb, crédits « Additional Crew » ). En 1950, elle est ainsi mentionnée comme voix française, non créditée, pour l’actrice Elizabeth Patterson dans le film américain « Bright Leaf », ce qui témoigne de la circulation des interprètes français dans les circuits de version doublée d’après-guerre (Source : IMDb, « Bright Leaf », 1950 ). Cette activité, bien que marginale dans sa filmographie globale, s’ajoute à la diversité des supports sur lesquels elle exerce son métier (Source : IMDb, filmographie ).
Ses collaborations au théâtre la mettent en relation avec des metteurs en scène et interprètes de premier plan de la seconde moitié du XXe siècle, parmi lesquels Roger Planchon pour Brecht, ou encore Elvire Popesco, Jean Piat et Michel Beaune pour les pièces de boulevard des années 1970 (Source : K. Malden, 2018; Wikipédia, 2014 ). Sur le petit écran, elle rejoint à plusieurs reprises des distributions d’ensemble dans « Au théâtre ce soir », travaillant au contact de nombreux comédiens de la scène parisienne (Source : IMDb, 1967-1980 ). Ses dernières années professionnelles sont marquées par une présence alternée entre théâtre – avec « La Promenade du dimanche » en 1980 – et tournages pour le cinéma et la télévision, dont le téléfilm « Le Pont japonais » en 1981 (Source : K. Malden, 2018; IMDb, 1980-1981 ). Elle meurt à Paris le 28 juin 1981, laissant une trajectoire caractérisée par la constance d’un travail d’interprète au long cours, du théâtre de province aux plateaux de tournage internationaux (Source : IMDb, biographie; Les Gens du cinéma ).
Films et séries avec Madeleine Damien
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