William Smith: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de William Smith en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
228
œuvres recensées
148 films · 80 séries
- Première année recensée
- 1942
- Dernière année recensée
- 2020
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, Hawaï police d’État place William Smith dans la peau du détective James ‘Kimo’ Carew, un rôle qui l’installe durablement dans le paysage télévisuel américain. Né le 24 mars 1933 à Columbia, Missouri, il traverse ensuite plusieurs décennies d’écran avec des apparitions dans Mr. Lucky, Julia, Laredo, Opération danger, Seven, Conan le barbare, Outsiders et La Ligue des justiciers. Sa présence passe par des personnages secondaires, des chefs, des pères, des voix, des hommes d’autorité, et finit par dessiner une silhouette reconnaissable jusqu’à sa mort le 5 juillet 2021.
Des rôles télévisés dès la fin des années 1950
En 1959, Mr. Lucky apparaît parmi ses premiers crédits connus, sous la simple mention d’actor. William Smith entre alors dans une période où la télévision américaine multiplie les séries d’aventure et de procédure, terrain favorable à sa physionomie carrée et à ses emplois de dur à cuire. Deux ans plus tard, il figure dans Julia en 1968, puis dans Laredo en 1965, où il est crédité pour le rôle de Joe Riley.
La même période l’associe à des séries où l’action et la hiérarchie dominent le récit. Dans Hawaï police d’État, il prête ses traits au détective James ‘Kimo’ Carew, personnage qui revient dans les mémoires comme l’une de ses incarnations les plus identifiables. Il figure aussi dans Benson en 1979, sans rôle précisé, puis dans Trapper John, M.D. la même année, où il joue Tugwell. Ces apparitions reposent sur une économie de moyens et une force de présence qui suffisent à faire tenir l’épisode, parfois la série entière.
La télévision lui offre un territoire stable. Laredo, Julia et Hawaï police d’État dessinent déjà des emplois familiers, puis Opération danger en 1971 confirme cette orientation vers les personnages de terrain. William Smith n’est pas présenté comme une vedette de studio ; il devient un acteur de circulation, de séries en séries, avec des silhouettes qui passent mais restent nettes.
L’homme d’action à l’écran
En 1971, Opération danger inscrit son nom dans une veine plus directement tournée vers l’action. Le crédit reste sobre, actor, mais la logique de ces productions repose souvent sur des présences physiques lisibles, et William Smith s’y adapte sans détour. Quelques années plus tard, Seven en 1979 l’associe au personnage de Drew, avant que Conan le barbare en 1982 ne lui confie le rôle du père de Conan. La même année, l’acteur apparaît dans un cadre très différent, porté par une fresque d’heroic fantasy plutôt que par la série policière.
Cette bascule ne rompt pas avec ce qui le caractérise à l’écran. William Smith circule dans des productions où les rapports de force comptent plus que les discours, et où la distribution demande des visages capables de tenir une scène en peu de temps. Dans Outsiders en 1983, il est crédité comme Store Clerk, preuve d’une filmographie qui ne se construit pas sur des rôles flamboyants, mais sur une accumulation précise de passages. Le nom reste présent, même quand la fonction se réduit à une apparition brève.
Le choix de ces emplois dit quelque chose de sa place dans le cinéma et la télévision de l’époque. Il habite les marges des récits d’action, les postes de commandement, les figures de passage, les pères et les officiers. Cmdr. Maxwell dans L’homme qui valait trois milliards en 1974 confirme cette orientation vers les personnages de responsabilité, là encore sans fioriture. Le crédit existe, le type de rôle aussi, et l’ensemble donne une continuité très lisible.
Une voix dans l’animation
En 2001, La Ligue des justiciers lui confie la voix de Draaga. L’entrée dans l’animation prolonge une activité déjà ancienne à l’écran, mais sous une forme différente, où la voix seule porte la présence du personnage. William Smith y passe sans rupture apparente, comme si son profil d’acteur de force et d’adresse trouvait un nouvel espace dans le doublage.
Cette apparition tardive montre une continuité de travail plutôt qu’un virage spectaculaire. Le crédit vocal s’ajoute à une liste déjà dense de séries et de films, et il l’ouvre à un public plus jeune, attaché aux adaptations de super-héros. Loin de refermer sa présence, La Ligue des justiciers l’étire sur un autre support, où le visage disparaît mais où l’identité de jeu reste perceptible.
Par ailleurs, cette entrée dans l’animation intervient au terme d’une longue période où les emplois de télévision avaient déjà fixé son image. Le passage au micro ne contredit rien ; il déplace simplement sa fonction dans l’industrie. William Smith y conserve ce qui a fait sa lisibilité pendant des décennies, sans avoir besoin d’un premier plan pour exister.
Des alias, des années, une présence continue
La liste de ses alias éclaire aussi la circulation de son nom dans les génériques : William E. Smith, Bill Smith, Big Bill Smith, William Smith II, William Emmett Smith Jr. et William Emmett Smith. Cette multiplicité accompagne une carrière d’acteur étalée sur plusieurs décennies, au point que les crédits se répartissent entre séries d’époques différentes et formats variés. Le nom abrégé de Bill Smith revient d’ailleurs fréquemment dans les usages.
Les dates disponibles dessinent une continuité nette : 1959 pour Mr. Lucky, 1965 pour Laredo, 1968 pour Hawaï police d’État et Julia, 1971 pour Opération danger, 1974 pour L’homme qui valait trois milliards, 1979 pour Trapper John, M.D., Benson et Seven, 1982 pour Conan le barbare, 1983 pour Outsiders, puis 2001 pour La Ligue des justiciers. Peu d’interprètes traversent ainsi aussi longtemps les grilles des chaînes, les productions d’aventure et les récits fantastiques.
La chronologie révèle surtout une fidélité à des emplois précis. William Smith travaille dans des fictions de rythme, souvent sans réclamer l’attention sur lui-même, mais en occupant des rôles qui stabilisent le récit. Son nom traverse le temps avec cette régularité, des années 1950 au début du XXIe siècle, avant sa mort le 5 juillet 2021.
Filmographie sélective
- Mr. Lucky (1959) – actor
- Laredo (1965) – Joe Riley
- Julia (1968) – actor
- Hawaï police d’État (1968) – Det. James ‘Kimo’ Carew
- Opération danger (1971) – actor
- L’homme qui valait trois milliards (1974) – Cmdr. Maxwell
- Trapper John, M.D. (1979) – Tugwell
- Seven (1979) – Drew
- Benson (1979) – actor
- Conan le barbare (1982) – Conan’s Father
- Outsiders (1983) – Store Clerk
- La Ligue des justiciers (2001) – Draaga (voice)
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