Chill Wills: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Chill Wills en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
121
œuvres recensées
115 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1935
- Dernière année recensée
- 1978
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1937, Chill Wills prête sa voix de basse à Stan Laurel dans «Way Out West», aux côtés des Avalon Boys. Né le 18 juillet 1902 à Seagoville, au Texas, Theodore Childress Wills meurt le 15 décembre 1978 à Encino, en Californie, à 76 ans. Avant cette apparition, il a contribué à la création des Avalon Boys, quatuor western actif dans les années 1930.
Les Avalon Boys et la voix de basse
Wills fonde et dirige les Avalon Boys dans les années 1930. Le groupe circule alors dans les productions musicales et les westerns, sous le nom de «Chill Wills and His Avalon Boys». La voix grave du chanteur trouve sa place dans «Way Out West», où il double Stan Laurel pour «The Trail of the Lonesome Pine».
L’année suivante, il apparaît encore avec le groupe dans «Un bébé sur les bras». En 1938, il ferme cette parenthèse collective et se consacre à l’interprétation solo. Plusieurs films de 1936 à 1938 le montrent déjà dans des rôles de chanteur, de membre du groupe ou de voix off, parmi lesquels «Transatlantic Follies», «Hideaway Girl» et «Têtes de pioche».
Les westerns des années 1940
En 1940, il travaille dans «La Fièvre du pétrole», «Wyoming» et «Le Cavalier du désert». L’année suivante, il est présent dans «Les Pionniers de la Western Union», «Billy le Kid le réfractaire» et «La Reine des rebelles». Ces titres l’installent dans un registre où se croisent les bandits, les shérifs et les seconds rôles de frontier.
Durant cette décennie, il passe aussi par «The Bugle Sounds», «Les Aventures de Tarzan à New York», «Le Cargo des innocents» et «La jeunesse s'amuse». En 1944, il figure dans «See Here, Private Hargrove», «Le Chant du Missouri» et «Étranges Vacances», puis dans «What Next, Corporal Hargrove?» et «Péché mortel» en 1945. La série de films se poursuit avec «Les Demoiselles Harvey», «Jody et le Faon», «L'Île enchantée» et «Deux Sacrées Canailles».
De «Tulsa» à «Géant»
En 1949, Wills assure la narration de «Tulsa», où il est crédité comme Pinky Jimpson. Cette même année, il joue dans «Le Mustang noir». Les années 1950 le retrouvent dans des westerns et des films d’ensemble, avec «Les cavaliers du crépuscule», «Francis, le mulet qui parle», «La Ville qui ne dort jamais» et «Scandale en première page».
En 1956, il tient le rôle de Uncle Bawley dans «Géant», de George Stevens. Le film le replace dans une distribution large où sa présence repose sur un personnage précis, sec et ancré dans le Sud-Ouest. Deux ans plus tard, il apparaît dans «The Texan» et, en 1958, dans «Alfred Hitchcock présente» sous le nom de Mr. Kilmer.
Les années 1960 et les séries
Le début des années 1960 le voit dans plusieurs formats télévisés. Il joue Colonel Casey Thompson dans «Frontier Circus», Turk dans «New Mexico» et Beekeeper dans «Alamo». Ce dernier rôle lui vaut une nomination à l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour le film de 1960.
En 1963, il participe à «Le Grand McLintock». Trois ans plus tard, il revient dans «Tarzan» et, en 1973, il incarne Lemuel dans «Pat Garrett et Billy le Kid». Entre ces titres, la télévision lui offre aussi «Trackdown», «The Texan» et un autre passage dans «Frontier Circus», où son nom reste associé à l’Ouest américain et à ses variantes de studio.
Une carrière au long cours
Wills alterne rôles parlés et prestations vocales, sans quitter l’horizon du western. Son timbre grave lui ouvre des emplois de narrateur, comme dans «Tulsa», et des apparitions où la voix compte presque autant que le visage. Dans les années 1950, il prête aussi sa voix à Francis la mule parlante dans une série de films comiques, travail vocal resté non crédité à l’époque.
Ses collaborations croisent des cinéastes comme William Wyler, Robert Z. Leonard, George Sherman, George Stevens ou John Farrow. Le geste de jeu, chez lui, passe par des figures de shérif, de cowboy, d’homme de troupe ou de vieil habitant du pays, avec des apparitions qui s’étendent jusqu’aux années 1970.
Le 17 décembre 1978, deux jours après sa mort, «Stubby Pringle's Christmas» est diffusé avec son ultime rôle, celui d’un concierge. La date referme une présence régulière dans les productions hollywoodiennes et télévisées, du western musical des années 1930 aux séries de la décennie 1970.
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