Robert Barrat: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert Barrat en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
146
œuvres recensées
146 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1920
- Dernière année recensée
- 1964
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1933, Robert Barrat apparaît dans Le Mystère de la chambre close, de Michael Curtiz, sous le nom d’Archer Coe. Le film le place d’emblée dans un cinéma de studio qui emploie des seconds rôles à forte présence, capables d’installer une tension en quelques scènes. Né à New York en 1889, mort à Hollywood en 1970, il est crédité aussi sous les noms de Robert Harriot Barrat, Robert H. Barrat et Robert Barratt.
Des planches de Broadway aux studios
À Broadway, Robert Barrat joue entre 1918 et 1932 dans 14 pièces et 1 comédie musicale. Ce passage par la scène occupe une place nette dans sa pratique d’interprétation, avec une présence régulière sur les planches avant l’intensification de ses tournages. La période lui donne un ancrage théâtral qui précède ses apparitions les plus visibles au cinéma.
Au cinéma, il figure dans 3 films muets en 1915, 1920 et 1921. Puis viennent des apparitions plus soutenues entre 1931 et 1955, sur une période où il tourne dans 150 films. Le rythme de cette activité dit une présence durable dans les productions américaines de studio, où il partage l’affiche avec Gary Cooper, Bing Crosby, Errol Flynn, les Marx Brothers, Spencer Tracy, John Wayne, Ingrid Bergman, Bette Davis, Katharine Hepburn et Barbara Stanwyck.
Le nom de Robert Barrat circule aussi dans la presse de studio sous plusieurs orthographes proches, Robert H. Barrat et Robert Barratt. Cette variation accompagne une carrière menée dans des productions nombreuses, sans changer la fonction qu’il y occupe le plus souvent: des rôles de soutien, précis, insérés dans des ensembles de vedettes.
L’année 1933, point de bascule
En 1933, Robert Barrat se retrouve dans une série de films qui installent son visage dans le cinéma hollywoodien des années 1930. Il figure dans Liliane d’Alfred E. Green, où il joue Nick Powers, dans Le Mystère de la chambre close de Michael Curtiz, où il interprète Archer Coe, et dans La Vie de Jimmy Dolan d’Archie Mayo. La même année, il apparaît aussi dans Héros à vendre de William A. Wellman et Un danger public de Lloyd Bacon.
Cette même année, il passe d’un titre à l’autre avec une aisance qui tient moins à une spécialisation qu’à une grande disponibilité d’emploi. Capable de s’inscrire dans des récits policiers, sociaux ou mélodramatiques, il traverse la production sans que son profil ne soit enfermé dans une seule catégorie. Les studios sollicitent alors une présence solide, souvent appelée à soutenir un antagonisme ou une autorité.
Robert Barrat figure encore en 1933 dans Capturé de Roy Del Ruth, Wild Boys of the Road de William A. Wellman, From Headquarters de William Dieterle et Michael Curtiz, The Mind Reader de Roy Del Ruth, Tugboat Annie de Mervyn LeRoy et Le Bataillon des sans-amour d’Archie Mayo et Michael Curtiz. L’ensemble dessine une année de grande densité, où les réalisateurs le convoquent pour des emplois variés dans des productions à fort roulement.
Figures d’autorité et récits d’aventure
En 1935, Robert Barrat rejoint Capitaine Blood de Michael Curtiz dans le rôle de Wolverstone. L’année suivante, il joue Chingachgook dans Le dernier des Mohicans de George B. Seitz, puis Morton dans Marie Stuart de John Ford. Ces rôles montrent un emploi fréquent dans des récits historiques ou d’aventure, où sa présence sert des personnages de commandement, d’opposition ou de relais dramatique.
Sur la même période, il apparaît dans La Fille du bois maudit de Henry Hathaway, où il tient le rôle de Buck Falin, puis dans Les Flibustiers de 1938, où il interprète Captain Brown. Le cinéma de ces années lui confie des figures qui commandent, jugent ou surveillent, ce qui l’inscrit dans un type de distribution fréquent chez les seconds rôles masculins de l’époque.
Par ailleurs, il joue dans Le Maître de la prairie de 1947 en Judge Seth White, puis dans En route vers Rio la même année en Johnson. En 1948, il apparaît dans I Love Trouble comme Lt. Quint, avant de jouer William Van Horne dans Canadian Pacific en 1949 et Judge Adams dans Le Baron de l'Arizona en 1950. L’enchaînement de ces rôles confirme une zone d’emploi stable, faite de juristes, d’officiers et d’hommes d’action.
Télévision et fin de carrière
À la télévision, Robert Barrat apparaît dans quelques séries entre 1954 et 1964. Cette présence tardive prolonge une activité déjà ancienne, sans rompre avec les emplois qu’il a tenus au cinéma. Le passage au format sériel s’inscrit dans la continuité d’un acteur habitué aux rôles de composition et aux interventions brèves.
La période 1954-1964 marque sa dernière séquence connue d’activité à l’écran. Robert Barrat meurt à Hollywood le 7 janvier 1970, à 80 ans. Sa filmographie, longue et dispersée dans de nombreux studios, conserve la marque d’un interprète fréquent de l’âge classique hollywoodien, présent dans des titres de genres très différents sans quitter le registre des emplois secondaires solides.
Sa place se lit dans les titres qu’il traverse plutôt que dans des rôles de premier plan. De Capitaine Blood à Le Baron de l'Arizona, en passant par Le dernier des Mohicans, Marie Stuart et Canadian Pacific, Robert Barrat occupe un espace précis du cinéma américain, celui des personnages qui structurent une scène, un rapport de force ou une autorité passagère.
Films et séries avec Robert Barrat
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