Réalisé par Laurent Herbiet, Mon colonel est un long métrage français sorti en salles en 2006, année où plusieurs films reviennent sur la guerre d’Algérie. (Source : AlloCiné, 2006 ; Le Monde, 2006) Le film est adapté d’un roman et d’un scénario coécrit notamment par l’écrivain et cinéaste Costa-Gavras ainsi que par son collaborateur habituel Jean-Claude Grumberg, qui avaient déjà exploré les zones d’ombre de l’histoire politique dans d’autres œuvres, ce que mentionnent les sources spécialisées. (Source : Le Monde, 2006) L’action se déroule sur deux périodes distinctes, 1957 et le début des années 1990, et alterne entre l’Algérie coloniale et la France contemporaine, ce dispositif temporel étant souligné par la critique comme un élément central de la construction du film. (Source : Le Monde, 2006) La production s’inscrit dans un mouvement plus large du cinéma français, au milieu des années 2000, qui cherche à interroger la mémoire de la guerre d’Algérie, comme l’illustre la sortie la même année de La Trahison de Philippe Faucon. (Source : Le Monde, 2006) Le film se positionne ainsi, dès sa conception, comme une œuvre de fiction appuyée sur un contexte historique précis et sur une réflexion autour de la responsabilité militaire et politique. (Source : Le Monde, 2006)
La fiche technique répertoriée dans les bases de données cinématographiques indique que le film met en scène un dispositif narratif d’enquête, articulé autour de l’assassinat d’un officier supérieur en retraite. (Source : AlloCiné, 2006 ; Unifrance, 2014) Les informations disponibles signalent également une distribution largement francophone et un tournage qui reconstitue l’atmosphère de la guerre d’Algérie, notamment à travers des décors militaires et urbains inspirés des lieux de garnison de l’est algérien. (Source : Unifrance, 2014) La durée exacte du film et les détails techniques spécifiques (format de prise de vue, type de pellicule) ne sont pas précisés dans les sources consultées, ce qui limite la description à des éléments généraux mais vérifiés. (Source : AlloCiné, 2006 ; Unifrance, 2014) L’inscription de l’œuvre dans plusieurs catalogues en ligne, de même que sa diffusion en vidéo, contribuent à son maintien dans le paysage des films français qui abordent les conflits coloniaux. (Source : AlloCiné, 2006 ; Fnac, 2025)
Intrigue, structure narrative et enjeux thématiques
L’intrigue repose sur un double axe narratif : une enquête policière contemporaine et le récit rétrospectif d’un jeune officier plongé dans la guerre d’Algérie. (Source : AlloCiné, 2006 ; Unifrance, 2014) En 1995, la mort de Raoul Duplan, colonel en retraite, ouvre un dossier complexe que la police peine à démêler jusqu’à la réception de courriers anonymes, contenant des copies de pages écrites par Guy Rossi, aide de camp du colonel à Saint-Arnaud en 1957. (Source : AlloCiné, 2006 ; Le Monde, 2006) Ces documents, perçus comme un témoignage d’époque, révèlent peu à peu les pratiques de la garnison, en particulier l’application des pouvoirs spéciaux accordés par l’État français aux forces armées, et la manière dont la torture est intégrée aux méthodes de « pacification ». (Source : AlloCiné, 2006 ; Le Monde, 2006) En alternant scènes contemporaines et retours dans le passé, le film construit un jeu de miroirs entre mémoire individuelle, archives et responsabilité collective. (Source : Le Monde, 2006)
Dans la partie située en 1957, le personnage de Guy Rossi, jeune officier juriste, découvre progressivement le décalage entre la légalité qu’il est censé garantir et les pratiques de terrain imposées par sa hiérarchie. (Source : AlloCiné, 2006 ; Unifrance, 2014) En suivant sa trajectoire au sein de la garnison de Saint-Arnaud, le récit montre comment la mécanique des pouvoirs spéciaux transforme un juriste en acteur du système répressif, ce que les critiques décrivent comme un processus de fabrication de tortionnaires. (Source : Le Monde, 2006) Les scènes algériennes mettent en avant l’organisation militaire, les interrogatoires et les opérations de maintien de l’ordre, tout en laissant hors champ une partie des violences, ce que les analyses de presse interprètent comme un choix de mise en scène visant à suggérer plus qu’à montrer. (Source : Le Monde, 2006) La découverte ultérieure, dans les années 1990, de ces écrits joue un rôle de déclencheur, faisant émerger les responsabilités anciennes et leur impact sur la société française contemporaine. (Source : Le Monde, 2006)
Personnages principaux, distribution et interprétations
La distribution repose sur un ensemble d’acteurs reconnus du cinéma francophone, conduits par Olivier Gourmet dans le rôle du colonel Raoul Duplan. (Source : Unifrance, 2014) Robinson Stévenin incarne Guy Rossi, le jeune officier juriste dont les écrits structurent la remontée vers les événements de 1957. (Source : Unifrance, 2014) Cécile de France figure au générique, tout comme Charles Aznavour, qui apparaît dans un rôle secondaire, confirmant la volonté de réunir une distribution intergénérationnelle. (Source : Unifrance, 2014) Les bases de données mentionnent également la participation de Bruno Solo, Éric Caravaca, Guillaume Gallienne, Georges Siatidis, Thierry Hancisse, Jacques Boudet, Wladimir Yordanoff, Bruno Lochet, Samir Guesmi et Marie Kremer, parmi d’autres interprètes. (Source : Unifrance, 2014 ; AlloCiné, 2006)
Les fiches de casting détaillent plusieurs fonctions au sein de l’appareil militaire et administratif : certains comédiens incarnent des officiers de terrain, d’autres des responsables politiques ou des représentants de l’autorité civile. (Source : AlloCiné, 2006 ; Programme-TV.net, 2023) Thierry Hancisse est notamment crédité comme le commissaire Quitard, Jacques Boudet comme sénateur-maire, Wladimir Yordanoff comme chef d’état-major, tandis que Bruno Lochet interprète un adjudant. (Source : AlloCiné, 2006) Ce maillage de rôles contribue à représenter l’ensemble de la chaîne décisionnelle, du terrain aux sphères politiques, ce que soulignent les analyses qui insistent sur la dimension systémique de la violence décrite. (Source : Le Monde, 2006) Les interprètes s’inscrivent dans une tradition du cinéma français où les films sur la guerre d’Algérie confient souvent les rôles clés à des acteurs familiers du drame historique ou politique. (Source : Le Monde, 2006)
- Olivier Gourmet : colonel Raoul Duplan (Source : Unifrance, 2014)
- Robinson Stévenin : Guy Rossi (Source : Unifrance, 2014)
- Cécile de France : rôle non précisé dans les fiches consultées (Source : Unifrance, 2014)
- Charles Aznavour : rôle secondaire (Source : Unifrance, 2014)
- Thierry Hancisse : commissaire Quitard (Source : AlloCiné, 2006)
- Jacques Boudet : sénateur-maire (Source : AlloCiné, 2006)
- Wladimir Yordanoff : chef d’état-major (Source : AlloCiné, 2006)
- Bruno Lochet : adjudant Schmelk (Source : AlloCiné, 2006)
Réception critique et place dans la mémoire de la guerre d’Algérie
À sa sortie, Mon colonel suscite des réactions critiques qui insistent sur son inscription dans un courant de films français revenant sur la guerre d’Algérie. (Source : Le Monde, 2006) Le quotidien Le Monde souligne la volonté du film d’éclairer le présent à la lumière du passé, en mettant en parallèle les débats contemporains et les pratiques de la « pacification » algérienne. (Source : Le Monde, 2006) L’article relève que la construction de l’œuvre, alternant enquête des années 1990 et retours en 1957, peut apparaître schématique, tout en attribuant au film une réelle force de conviction dans la manière dont il aborde la question de la torture et des pouvoirs spéciaux. (Source : Le Monde, 2006) Les scènes se déroulant dans le passé sont décrites comme bénéficiant d’un rendu réaliste jugé efficace, tandis que certaines séquences contemporaines sont perçues comme plus artificielles, notamment en raison du vieillissement des personnages à l’écran. (Source : Le Monde, 2006)
Les notes agrégées par la plate-forme AlloCiné indiquent une réception critique mesurée, avec des évaluations intermédiaires qui témoignent d’un intérêt certain pour le sujet, sans positionner le film comme un consensus unanime. (Source : AlloCiné, 2006) D’autres supports, comme Télé-Loisirs, reprennent ce positionnement en proposant une appréciation chiffrée modérée, autour de la moyenne, ce qui reflète un accueil nuancé plutôt que polarisé. (Source : Programme-TV.net, 2023) Sur le plan historiographique, la presse rapproche le film d’autres productions de la même période qui s’attachent à rouvrir le dossier de la guerre d’Algérie et de ses effets sur la mémoire nationale, en soulignant que cette thématique demeure sensible dans le débat public français. (Source : Le Monde, 2006) Mon colonel s’inscrit ainsi dans une série de fictions qui contribuent à interroger les responsabilités militaires, politiques et individuelles au regard des violences coloniales, sans prétendre épuiser la complexité du sujet. (Source : Le Monde, 2006)
Place dans la filmographie et prolongements
Pour Laurent Herbiet, Mon colonel constitue un premier long métrage de fiction remarqué dans la mesure où il aborde directement, dès son entrée en cinéma, la question de la guerre d’Algérie et de la torture. (Source : Le Monde, 2006) Ce choix thématique le rapproche d’une lignée de réalisateurs français qui ont consacré des films à cette période, en associant récit d’enquête et réflexion politique. (Source : Le Monde, 2006) La participation de Costa-Gavras à l’écriture, dont la filmographie est marquée par des œuvres politiques comme Z, est régulièrement mentionnée comme un élément de continuité avec un cinéma engagé dans l’exploration des zones d’ombre de l’histoire contemporaine. (Source : Le Monde, 2006) Le film demeure répertorié dans les bases de données de référence consacrées au cinéma français, ce qui contribue à sa visibilité dans les parcours de recherche portant sur la représentation des conflits coloniaux au cinéma. (Source : AlloCiné, 2006 ; Unifrance, 2014)
Les éditions vidéo et les diffusions télévisées, mentionnées notamment par des distributeurs et des guides de programmes, prolongent la circulation du film au-delà de sa carrière en salles. (Source : Fnac, 2025 ; Programme-TV.net, 2023) Dans les catalogues, il apparaît souvent aux côtés d’autres œuvres abordant la mémoire de la guerre d’Algérie, ce qui le place dans un corpus thématique plus large, mobilisé par les enseignants, les chercheurs ou les programmateurs de cycles consacrés à cette période. (Source : Unifrance, 2014) Les débats sur la mémoire coloniale, régulièrement relancés en France au cours des années 2000 et 2010, offrent un contexte dans lequel le film peut être reprogrammé ou réévalué, même si les sources consultées ne mentionnent pas de redécouverte spécifique à une date précise. (Source : Le Monde, 2006) En se concentrant sur la chaîne de décision et sur la notion de responsabilité, Mon colonel occupe une place identifiable dans le paysage des films qui, sans se présenter comme des documentaires, s’appuient sur la fiction pour interroger des pratiques d’État durant la guerre d’Algérie. (Source : Le Monde, 2006)
Critique sur Mon colonel
Où regarder en streaming Mon colonel
Mon colonel est disponible à la location sur Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner et à l'achat sur Canal VOD, Orange VOD, VIVA by videofutur, Premiere Max et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.
Casting et distribution
Parmi les rôles crédités de Mon colonel figurent Le colonel Raoul Duplan, interprété par Olivier Gourmet, Le lieutenant Guy Rossi, interprété par Robinson Stévenin et Le lieutenant Galois, interprété par Cécile de France. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.





















