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Henri Decaë - Photo
Connu pour
Image
Sexe
Homme
Crédits connus
77
Né
31/07/1915
Lieu de naissance
Saint-Denis, Seine-Saint-Denis, France
Décédé
07/03/1987 (71 ans)

Henri Decaë: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Henri Decae

Repères de carrière

La carrière de Henri Decaë en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

74

œuvres recensées

74 films · 0 séries

Première année recensée
1937
Dernière année recensée
1984

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Henri Decaë naît le 31 juillet 1915 à Saint-Denis, en région parisienne, et s’impose progressivement comme l’une des figures centrales de la direction de la photographie française du XXe siècle (Source : Wikipédia, 2005). Au sein de l’armée de l’air française pendant la Seconde Guerre mondiale, il exerce comme photojournaliste, expérience qui façonne son rapport au réel et au cadrage documentaire (Source : Wikipédia, 2005). Après le conflit, il entre dans l’industrie du cinéma par le biais du court métrage, réalisant notamment des films publicitaires et industriels pour la société Jean Mineur, où il rencontre Jean-Pierre Melville (Source : Wikipédia, 2005). Parallèlement, il aborde le métier par le son, travaillant comme ingénieur et monteur son avant de se concentrer sur l’image, ce qui lui confère une connaissance précise de la chaîne de fabrication d’un film (Source : Wikipédia, 2006). Cette même période le voit signer ses premières images de fiction, d’abord sur quelques productions de Marco de Gastyne, puis sur des courts qui l’amènent vers le long métrage (Source : Wikipédia, 2005). Quelques années plus tard, ce socle technique et documentaire constitue la base d’un style apprécié des réalisateurs de l’après-guerre (Source : Rotten Tomatoes, 2023).

Accession au long métrage et collaboration avec Jean-Pierre Melville

Henri Decaë aborde le long métrage en tant que directeur de la photographie à la fin des années 1940, notamment avec « Le Silence de la mer » de Jean-Pierre Melville, tourné en 1947 et considéré comme l’un des premiers jalons de leur collaboration (Source : Wikipédia, 2005). Il éclaire également « Les Enfants terribles » au tournant des années 1950, adaptation de Jean Cocteau réalisée par Melville, qui renforce son ancrage dans un cinéma à la fois littéraire et formellement exigeant (Source : Wikipédia, 2005). En parallèle, il monte et photographie « Le Silence de la mer », ce qui souligne sa polyvalence et sa maîtrise de plusieurs étapes de la fabrication du film (Source : AlloCiné, 2023). Au fil des années 1950, la relation avec Melville se prolonge, jusqu’à retrouver le cinéaste sur deux films de genre majeurs : « Le Samouraï » en 1967, avec Alain Delon, et « Le Cercle rouge » en 1970, qui consolident l’association de son nom à l’esthétique du polar français (Source : Wikipédia, 2005). Cette continuité de travail avec un même auteur le situe, dès cette période, parmi les collaborateurs privilégiés des réalisateurs d’auteur de l’après-guerre (Source : Rotten Tomatoes, 2023).

Rôle dans l’émergence de la Nouvelle Vague

Henri Decaë joue un rôle décisif dans l’installation visuelle de la Nouvelle Vague en signant l’image des premiers longs métrages de plusieurs réalisateurs associés à ce courant (Source : Rotten Tomatoes, 2023). Il éclaire ainsi « Le Beau Serge » (1958), premier long métrage de Claude Chabrol, dont la photographie contribue à installer un réalisme provincial et une écriture de la lumière en extérieur qui marquent les débuts du cinéaste (Source : AlloCiné, 2023). Cette même année, il collabore avec Louis Malle sur « Ascenseur pour l’échafaud », où son travail en noir et blanc accompagne une mise en scène nocturne et urbaine qui sera souvent commentée dans la critique (Source : Rotten Tomatoes, 2023). En 1959, il signe également l’image des « 400 coups », premier long métrage de François Truffaut, dont la dimension semi-autobiographique s’appuie sur un tournage en décors naturels et une caméra mobile rendus possibles par son approche de la prise de vues (Source : AlloCiné, 2023). Dans le même temps, il photographie « Les Cousins » et poursuit sa collaboration avec Chabrol, participant à la mise en place d’un style visuel caractérisé par une attention aux intérieurs bourgeois et aux contrastes de lumière (Source : AlloCiné, 2023). Par ces travaux successifs, il apparaît comme l’un des directeurs de la photographie les plus sollicités par les jeunes cinéastes français de la fin des années 1950 (Source : Rotten Tomatoes, 2023).

Collaborations avec Louis Malle, Claude Chabrol et François Truffaut

La filmographie d’Henri Decaë se développe, au tournant des années 1950 et 1960, au contact de plusieurs auteurs majeurs du cinéma français, au premier rang desquels Louis Malle (Source : Rotten Tomatoes, 2023). Avec ce dernier, il travaille notamment sur « Ascenseur pour l’échafaud » (1958), puis sur « Les Amants » la même année, dont la photographie accompagne des tonalités plus intimistes et sentimentales (Source : AlloCiné, 2023). Quelques années plus tard, il retrouve Malle pour « Viva Maria ! » (1965), grande production en couleurs qui témoigne de sa capacité à passer du noir et blanc aux palettes plus éclatantes du cinéma d’aventures (Source : AlloCiné, 2023). En parallèle, sa collaboration avec Claude Chabrol se poursuit avec « Les Cousins » (1959), « Les Bonnes femmes » (1960) et « L’Aîné des Ferchaux » (1963), autant de projets où son travail de lumière structure le regard posé sur les milieux français d’après-guerre (Source : AlloCiné, 2023). Cette même période le voit accompagner François Truffaut sur « Les 400 coups » (1959), contribuant à ancrer le film dans une esthétique mêlant réalisme des rues parisiennes et attention aux visages (Source : AlloCiné, 2023).

Ouverture internationale et cinéma de genre

À partir du milieu des années 1960, Henri Decaë étend son activité au-delà du cadre strictement hexagonal et participe à des productions internationales tout en restant très présent dans le cinéma populaire français (Source : AlloCiné, 2023). Il signe ainsi l’image de « La Nuit des généraux » (1967), superproduction de guerre avec un casting international, qui illustre cette ouverture vers un cinéma à plus grand budget (Source : AlloCiné, 2023). La même année, il collabore sur « Le Samouraï » de Jean-Pierre Melville, polar stylisé avec Alain Delon, puis enchaîne avec « Le Voleur » de Louis Malle, confirmant sa place dans le cinéma de genre d’auteur (Source : AlloCiné, 2023). En 1969, il photographie « Le Clan des Siciliens » d’Henri Verneuil, réunissant notamment Jean Gabin, Alain Delon et Lino Ventura, film qui s’inscrit dans la tradition du grand polar français de l’époque (Source : AlloCiné, 2023). Au tournant des années 1970, il travaille sur « Le Cercle rouge » (1970), autre polar de Melville aux accents épurés, puis sur « Les Aventures de Rabbi Jacob » (1973) et « La Folie des grandeurs » (1971), comédies populaires avec Louis de Funès qui montrent sa capacité à adapter son style à des registres plus burlesques (Source : AlloCiné, 2023). Cette diversification des genres le conduit aussi à photographier « Ces garçons qui venaient du Brésil » (« The Boys from Brazil », 1978), production anglo-saxonne qui renforce sa visibilité internationale (Source : IMDb, 2025).

Cinéma populaire français des années 1970-1980

Au cours des années 1970 et 1980, Henri Decaë devient l’un des directeurs de la photographie régulièrement sollicités sur des comédies et des polars grand public, tout en conservant une place dans des films d’envergure internationale (Source : AlloCiné, 2023). Il signe ainsi l’image de « Flic ou voyou » (1978), « Le Guignolo » (1980) et « Le Professionnel » (1981), trois films portés par Jean-Paul Belmondo qui marquent fortement le paysage commercial français de l’époque (Source : AlloCiné, 2023). Dans un registre comique, il collabore avec Gérard Oury et d’autres réalisateurs sur « Les Aventures de Rabbi Jacob » (1973), « La Moutarde me monte au nez » (1974), « La Course à l’échalote » (1976), « Le Coup du parapluie » (1980) ou encore « Inspecteur la bavure » (1980), titres emblématiques de la comédie populaire de ces décennies (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, il photographie « Mort d’un pourri » (1977) et « Sept hommes à l’aube » (1976), qui s’inscrivent dans une veine plus sombre, entre thriller politique et film historique (Source : AlloCiné, 2023). En parallèle, sa participation à des projets comme « Bobby Deerfield » (1977) témoigne de la poursuite de collaborations avec des productions non françaises (Source : AlloCiné, 2023). Il continue de travailler jusqu’au milieu des années 1980, signant notamment « La Vengeance du serpent à plumes » (1984) et « Riviera » (1987) en tant que directeur de la photographie (Source : AlloCiné, 2023).

Fonctions multiples et reconnaissance professionnelle

Si Henri Decaë est principalement identifié comme directeur de la photographie, plusieurs sources mentionnent qu’il exerce également, au cours de sa carrière, des activités de réalisateur, scénariste, monteur, assistant opérateur et directeur artistique, ainsi que des travaux de commentaire écrit, ce qui reflète une polyvalence au sein du secteur cinématographique (Source : Unifrance, s.d.). Dès ses débuts, il intervient ponctuellement au montage, comme sur « Le Silence de la mer », où il cumule les fonctions de directeur de la photographie et de monteur (Source : AlloCiné, 2023). Certains documents institutionnels soulignent le nombre important de collaborations qui lui sont attribuées, la Bibliothèque nationale de France répertoriant plusieurs dizaines d’œuvres et plus de deux cents collaborations dans ses bases de données (Source : BnF Data, s.d.). Par ailleurs, des sources critiques anglo-saxonnes le situent, aux côtés de Raoul Coutard, parmi les directeurs de la photographie associés à l’émergence d’une nouvelle manière de filmer dans le contexte de la Nouvelle Vague (Source : Rotten Tomatoes, 2023). Il décède le 7 mars 1987 à Suresnes, après plus de quatre décennies d’activité continue dans le cinéma, laissant une filmographie couvrant un large spectre allant du film d’auteur au succès populaire (Source : IMDb, 2025).

Filmographie de Henri Decaë

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Les Quatre Cents Coups (1959) - Affiche
8 / 10
Les Quatre Cents Coups
director of photography
Le Samouraï (1967) - Affiche
7.8 / 10
Le Samouraï
director of photography
Les Aventures de Rabbi Jacob (1973) - Affiche
7.4 / 10
Les Aventures de Rabbi Jacob
director of photography
Le Cercle rouge (1970) - Affiche
7.6 / 10
Le Cercle rouge
director of photography
Le Professionnel (1981) - Affiche
7.2 / 10
Le Professionnel
director of photography
La Folie des grandeurs (1971) - Affiche
7.4 / 10
La Folie des grandeurs
director of photography

Galerie photos de Henri Decaë

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

La Vengeance du serpent à plumes (1984) - Affiche
director of photography
1984
Exposed (1983) - Affiche
director of photography
1983
Le Professionnel (1981) - Affiche
director of photography
1981
Inspecteur La Bavure (1980) - Affiche
director of photography
1980
Le Coup du parapluie (1980) - Affiche
director of photography
1980
L'Île sanglante (1980) - Affiche
director of photography
1980
Le Guignolo (1980) - Affiche
director of photography
1980
The Hard Way (1980) - Affiche
director of photography
1980
Un scandale presque parfait (1979) - Affiche
director of photography
1979
Flic ou Voyou (1979) - Affiche
director of photography
1979
Ces garçons qui venaient du Brésil (1978) - Affiche
1978
Ils sont fous ces sorciers (1978) - Affiche
director of photography
1978
Mort d'un pourri (1977) - Affiche
director of photography
1977
Bobby Deerfield (1977) - Affiche
director of photography
1977

1951
Pour bien filmer (1937) - Affiche
1937

Le trésor des pharaons (1956) - Affiche
1956