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Michel Aumont - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
145
Né
15/10/1936
Lieu de naissance
Paris, France
Décédé
28/08/2019 (82 ans)

Michel Aumont: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Michel Aumont en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

133

œuvres recensées

125 films · 8 séries

Première année recensée
1967
Dernière année recensée
2018

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1956, Michel Aumont sort du Conservatoire national supérieur d'art dramatique et entre à la Comédie-Française comme pensionnaire. Il a 19 ans et reçoit déjà les marques d’une formation classique solide, entre comédie moderne et comédie classique. Sociétaire de la troupe de 1965 à 1993, puis sociétaire honoraire, il partage ensuite son activité entre la scène, la télévision et le cinéma.

À la Comédie-Française, une adresse de scène

Au Conservatoire, Michel Aumont travaille avec Denis d’Inès et Jean Debucourt. Il y obtient un premier prix de comédie moderne dans « Le Tragédien malgré lui » de Tchekhov, puis un premier accessit de comédie classique dans « La Jalousie du Barbouillé » de Molière. Cette entrée dans le métier passe d’abord par un apprentissage du texte, du rythme et de la diction.

La Comédie-Française l’accueille dès sa sortie du Conservatoire. La maison lui offre un terrain de jeu stable, où il traverse les répertoires sans quitter la scène pendant des années. Devenu sociétaire en 1965, puis sociétaire honoraire, il y demeure jusqu’en 1993. Quatre Molières viendront saluer ce travail de longue durée, sans l’éloigner de ce théâtre qui reste son ancrage principal.

Les années 1970, du théâtre au cinéma

La télévision s’intéresse d’abord à lui, puis le cinéma en 1972 avec « La Femme en bleu » de Michel Deville. Michel Aumont y apparaît dans un univers de composition plus que d’exposition, et cette entrée sur grand écran ouvre une série de rôles souvent confiés à des commissaires, fonctionnaires ou hommes de loi. Le visage, net, sert des emplois précis.

En 1974 et 1975, il passe de « Nada » de Claude Chabrol à « La Course à l’échalote » de Claude Zidi, où il joue le commissaire Brunet. Il est aussi présent dans « Le Jouet » de Francis Veber et « Mort d’un pourri » de Georges Lautner, deux films qui l’installent dans une zone de second rôle tenue, immédiatement reconnaissable sans être écrasante. Joseph Losey le dirige dans « Monsieur Klein », Claude Sautet dans « Mado », Jean-Pierre Blanc dans « Un ange au paradis ».

En 1977, il rejoint « Des enfants gâtés » de Bertrand Tavernier, puis « Pourquoi pas! » de Coline Serreau. Jean-Jacques Annaud le retrouve dans « Coup de tête » en 1979, au milieu d’une série de films où il incarne des administrateurs, des inspecteurs ou des ministres. Ce choix de distribution répond à une présence très codée, capable de porter la parole d’autorité sans la forcer.

Francis Veber et les rôles d’autorité

Francis Veber le dirige à plusieurs reprises, dans des films qui dessinent une fidélité durable. Michel Aumont est le directeur du magasin dans « Le Jouet », puis Paul Martin dans « Les Compères » en 1983. Quelques mois plus tard, il figure dans « Un dimanche à la campagne » de Bertrand Tavernier, avant de revenir vers Veber.

Au début des années 1980, il apparaît dans « Mozart » de Marcel Bluwal, où il joue Colloredo, puis dans « Thérèse Humbert » de Marcel Bluwal encore, sous les traits de Salignac. L’année suivante, il est au générique de « Molière pour rire et pour pleurer », où il tient le rôle de Du Croisy. Ce passage par des figures de pouvoir, de cour ou d’administration correspond à une économie de jeu très lisible.

En 2000, Veber lui confie Monsieur Redele dans « Salsa ». L’année suivante, il est Belone, le voisin de Pignon, dans « Le Placard ». Dans « Tais-toi! » en 2003, il joue Nosberg, puis devient Doctor dans « La Doublure » en 2006. Cette continuité avec Veber traverse plusieurs décennies sans changer de registre d’autorité ou de décalage comique.

Des comédies aux costumes

Michel Aumont passe aussi par des films en costumes, où l’allure administrative se glisse dans des décors historiques. Il joue dans « Beaumarchais, l’insolent » d’Édouard Molinaro, puis dans « Le Comte de Monte-Cristo » en 1998, dans le rôle du baron Danglars. Ces apparitions prolongent une manière d’occuper l’espace par la parole, le rang ou la fonction.

En 1998, il apparaît aussi dans « Une chance sur deux » en tant que Ledoyen. Deux ans plus tard, « Salsa » l’emmène vers une comédie contemporaine, puis « Le Placard » le replace au cœur d’un dispositif de voisinage et de bureau. En 2004, il fait une apparition dans « Clara et Moi » d’Arnaud Viard, avant de jouer le chef du protocole dans « Palais Royal! » de Valérie Lemercier en 2005.

La dernière période mentionnée le retrouve dans « Les Invités de mon père » d’Anne Le Ny en 2010. Entre ces films, il n’abandonne jamais l’espace théâtral, qui reste l’axe principal de son activité. Le cinéma, lui, lui offre une série de silhouettes nettes, souvent liées à l’État, à la hiérarchie ou à la procédure.

Molières, décorations et fin de vie

Michel Aumont reçoit quatre Molières au cours de sa vie d’acteur. Deux distinctions officielles complètent cet ensemble: officier de l’ordre national du Mérite en 1993, puis grand officier en 2015. Ces récompenses accompagnent une présence prolongée dans les salles, bien au-delà de la seule notoriété cinématographique.

Le 28 août 2019, il meurt à Paris à l’âge de 82 ans. Sa disparition clôt une activité commencée en 1952 et tenue jusqu’en 2018. La Comédie-Française, le cinéma de Michel Deville, de Claude Chabrol, de Francis Veber, de Bertrand Tavernier ou de Valérie Lemercier composent les repères les plus visibles de cette vie d’interprète.

Les rôles retenus dans les films de ces années dessinent une même ligne, du fonctionnaire de « Monsieur Klein » au commissaire de « Mort d’un pourri », du baron Danglars du « Comte de Monte-Cristo » au chef du protocole de « Palais Royal! ». Michel Aumont y avance avec une précision de métier qui passe par la tenue, la voix et la fonction.

Films et séries avec Michel Aumont

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Sales gosses (2017) - Affiche
5.9 / 10
Sales gosses
Inconnu
Chambre noire (2013) - Affiche
4.7 / 10
Chambre noire
Edouard
Cours Privé (1986) - Affiche
5.4 / 10
Cours Privé
Bruno Ketti
Les Compères (1983) - Affiche
6.6 / 10
Les Compères
Paul Martin

Rôles de Michel Aumont

Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.

Galerie photos de Michel Aumont

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Moi et le Che (2018) - Affiche
Victor Bray
2018
Sales gosses (2017) - Affiche
2017
Vive la crise ! (2017) - Affiche
Pépé Canaille
2017
Meurtre en trois actes (2013) - Affiche
Francis Terracol
2013
Chambre noire (2013) - Affiche
2013
Les Vieux Calibres (2013) - Affiche
Irénée Lecoutre
2013
Paris-Manhattan (2012) - Affiche
2012
La Clinique de l'amour! (2012) - Affiche
2012
Je m'appelle Bernadette (2011) - Affiche
Dominique Peyramale
2011
Simple (2011) - Affiche
Villedieu
2011

À la recherche de... Pierre Richard (2017) - Affiche
Lui-même - Actor (images d’archives)
2017
Champs-Elysées (1982) - Affiche
Lui-même
1982
Le Grand Échiquier (1972) - Affiche
Lui-même
1972

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.