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Le Placard - Image de fond
Le Placard (2001) - Affiche
Langue originale
French
Budget
95 130 000,00 $
Revenus
50 104 745,00 $
Classification
u
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 17/01/2001 (U)
  • Cinéma : 24/09/2026 (TP)
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs
Mots-clés

Le Placard(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

17/01/2001
•
u
•
1heure 24min
6.4 / 10
“Parfois, pour sauver sa peau, il faut sortir du placard... ou y aller !”

Présenté dans les salles françaises et belges le 17 janvier 2001, « Le Placard » suit un comptable menacé de licenciement dans une usine spécialisée dans la fabrication de préservatifs masculins. Réalisé et écrit par Francis Veber, ce film français de 84 minutes réunit Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte et Michèle Laroque. Efve Films et TF1 Films Production en assurent la production, tandis que Gaumont présente le film avec la participation de Studiocanal.

« Le Placard » de Francis Veber, une comédie sur le licenciement

François Pignon travaille comme comptable dans une entreprise où sa présence passe presque inaperçue. Timide et modeste, il apprend que la direction prépare son renvoi. Alors qu’il envisage de se jeter de son balcon, son nouveau voisin Jean Pierre Belone, ancien psychologue d’entreprise, l’arrête dans son élan et lui propose une stratégie destinée à protéger son emploi.

François accepte de faire croire à son homosexualité. Belone estime que l’entreprise hésitera à licencier un salarié exposé à une accusation de discrimination. Le stratagème produit l’effet recherché puisque la direction renonce au licenciement et modifie son attitude envers le comptable.

La rumeur transforme les rapports de François avec ses collègues. Son fils, qui lui avait tourné le dos, se réconcilie avec lui. François comprend aussi le mépris de son ex femme Christine et découvre que son attirance pour sa collègue Bertrand est réciproque.

Le scénario place la mécanique professionnelle au centre des situations comiques. Une réputation fabriquée suffit à modifier les comportements, les hiérarchies et les relations autour d’un salarié jusque là ignoré.

Les personnages et les rapports de pouvoir dans l’entreprise

Félix Santini dirige le personnel de l’usine. Gérard Depardieu lui prête les traits d’un supérieur décrit comme macho, raciste et homophobe, dont l’hostilité envers François déclenche une partie des situations du récit. Thierry Lhermitte interprète Guillaume, directeur de la communication et bras droit du directeur.

Guillaume conseille à Santini de se montrer prévenant envers François, sous peine d’être accusé de discrimination et de perdre son emploi. Cette consigne vise à embarrasser le chef du personnel et à l’amener à modifier son comportement. Jean Rochefort joue Kopel, le directeur de l’usine, placé au sommet de la hiérarchie.

Michel Aumont incarne Jean Pierre Belone, le voisin qui imagine le plan permettant à François de conserver sa place. Michèle Laroque joue Mademoiselle Bertrand, chef comptable, tandis qu’Alexandra Vandernoot interprète Christine, l’ex femme de François. Stanislas Crevillen tient le rôle de Franck Pignon, le fils de François et Christine.

Les employés de l’usine forment un second cercle de personnages. Edgar Givry joue Matthieu, cadre de l’entreprise, et Thierry Ashanti interprète Victor, un autre cadre. Armelle Deutsch incarne Ariane, assistante comptable, tandis qu’Irina Ninova joue Martine, secrétaire de Kopel.

  • Daniel Auteuil : François Pignon, comptable menacé de licenciement
  • Gérard Depardieu : Félix Santini, chef du personnel
  • Thierry Lhermitte : Guillaume, directeur de la communication
  • Michèle Laroque : Mademoiselle Bertrand, chef comptable
  • Michel Aumont : Jean Pierre Belone, ancien psychologue d’entreprise
  • Jean Rochefort : Kopel, directeur de l’usine
  • Alexandra Vandernoot : Christine, ex femme de François
  • Stanislas Crevillen : Franck Pignon, fils de François

La réalisation de Francis Veber et la fabrication du film

Francis Veber assure la réalisation, le scénario et les dialogues. Le tournage a lieu en 2000, avant une sortie en salles l’année suivante. Patrice Ledoux produit le film, avec Alain Poiré à la production exécutive. Le budget annoncé atteint 14,5 millions d’euros.

Luciano Tovoli signe la photographie. La direction artistique revient à Gilles Boillot, les décors à Hugues Tissandier et les costumes à Jacqueline Bouchard. Georges Klotz assure le montage, tandis que Bernard Bats, François Groult, Jean Gargonne et Pedro Marques sont crédités au son.

Le film est tourné en couleur sur support 35 mm, au format 2,35:1 avec un son Dolby Digital. Sa durée de 84 minutes concentre l’action autour du lieu de travail, du domicile de François et des relations qui se déplacent après la diffusion de la rumeur.

La musique est composée par Vladimir Cosma. La bande originale reprend des éléments de « Celles qu’on n’a pas eues », film de Pascal Thomas sorti vingt ans plus tôt, et cite une composition de Cosma pour « Inspecteur la Bavure ». Le générique de début utilise un titre tiré de « Les Temps modernes » de Charlie Chaplin.

  • Réalisation : Francis Veber
  • Scénario et dialogues : Francis Veber
  • Production : Patrice Ledoux
  • Production exécutive : Alain Poiré
  • Photographie : Luciano Tovoli
  • Montage : Georges Klotz
  • Musique : Vladimir Cosma
  • Décors : Hugues Tissandier
  • Costumes : Jacqueline Bouchard
  • Son : Bernard Bats, François Groult, Jean Gargonne et Pedro Marques
  • Sociétés de production : Efve Films et TF1 Films Production
  • Présentation : Gaumont, avec la participation de Studiocanal

Une mécanique comique fondée sur la discrimination

Le dispositif imaginé par Belone repose sur la peur de l’entreprise face à une accusation publique de discrimination. François ne bénéficie pas d’une nouvelle compétence professionnelle. Il profite d’une réputation fabriquée qui contraint ses supérieurs à modifier leur conduite.

Santini devient la cible d’un retournement organisé par Guillaume. Le chef du personnel, d’abord hostile à François, doit lui témoigner une attention nouvelle pour éviter d’être accusé d’homophobie. La situation déplace le conflit vers les réactions de ceux qui entourent le comptable.

Le film joue sur le double sens de plusieurs répliques. Les expressions « ce n’est pas gai » et « moi non plus je ne suis pas gai » renvoient à la tristesse attribuée au quotidien de François et au thème central de l’homosexualité. Le scénario associe cette ambiguïté verbale aux réactions successives de l’usine.

L’idée de l’intrigue est rattachée à une anecdote vécue par Francis Veber lors du tournage du remake américain de « La Chèvre ». En 1989, Veber est présent comme consultant et souhaite engager un acteur d’origine latino pour interpréter un rôle de méchant. La réalisatrice du remake s’oppose à cette proposition, estimant qu’elle pourrait provoquer le mécontentement de la communauté latino au nom du politiquement correct.

Réception publique, critique et prolongements

« Le Placard » dépasse les cinq millions d’entrées en France et se classe à la cinquième place du box office de l’année 2001. Les recettes annoncées atteignent 6 678 894 dollars aux États Unis et 43 425 851 dollars sur les autres marchés, pour un total mondial de 50 104 745 dollars.

Dans le « New York Times », Stephen Holden qualifie le film de « comédie sociale vertigineuse » et de « farce française classique ». Le critique estime que l’humour vise la bigoterie autant que les excès du politiquement correct et la panique qu’ils peuvent susciter.

Le Festival international du film de Shanghai sélectionne le film dans deux catégories en 2001. Daniel Auteuil y reçoit la Coupe d’Or du meilleur acteur, tandis que Francis Veber est nommé dans la catégorie du meilleur film.

  1. Coupe d’Or du meilleur acteur : Daniel Auteuil, Festival international du film de Shanghai, 2001
  2. Nomination au prix du meilleur film : Francis Veber, Festival international du film de Shanghai, 2001

Le film constitue la quatrième collaboration entre Francis Veber et Gérard Depardieu, après « La Chèvre », « Les Compères » et « Les Fugitifs ». En 2014, Veber adapte « Le Placard » au théâtre et en assure la mise en scène, avec Élie Semoun dans le rôle de Pignon et Laurent Gamelon dans celui de Santini.

(Source : Wikipédia, consulté en 2026)

Critique sur Le Placard

6.4 / 10
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Où regarder en streaming Le Placard

Le Placard est disponible à la location sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max et à l'achat sur Amazon Video, Apple TV Store, Google Play Movies, YouTube, Canal VOD, Rakuten TV, Orange VOD, VIVA by videofutur et Premiere Max. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de Le Placard figurent François Pignon, interprété par Daniel Auteuil, Félix Santini, interprété par Gérard Depardieu et Guillaume, the Director of Public Relations, interprété par Thierry Lhermitte. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Daniel Auteuil - Photo
Daniel Auteuil
François Pignon
Gérard Depardieu - Photo
Gérard Depardieu
Félix Santini
Thierry Lhermitte - Photo
Thierry Lhermitte
Guillaume, the Director of Public Relations
Michèle Laroque - Photo
Michèle Laroque
Miss Bertrand
Michel Aumont - Photo
Michel Aumont
Belone, le voisin de Pignon
Jean Rochefort - Photo
Jean Rochefort
Kopel, le directeur de l'usine
Michèle Garcia - Photo
Michèle Garcia
Madame Santini
Luq Hamet - Photo
Luq Hamet
Moreau
Eric Vanzetta - Photo
Eric Vanzetta
Le maitre d'hôtel

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