Nrmagazine
La Septieme Dimension (1988) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 04/06/1988
Sociétés de production
Audio
Français
Pays producteurs

La Septieme Dimension(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

04/06/1988
•
1heure 30min
8 / 10
“Quand on aime tout peut arriver...”

À la fin des années 1950, une actrice de cinéma très en vue, Hélène Page, disparaît dans des circonstances mystérieuses, laissant derrière elle une filmographie marquée par des rôles populaires et une aura de star inachevée (Source : Unifrance, 2002). Environ trente ans plus tard, Henri, pharmacien solitaire fasciné depuis l’enfance par cette figure de cinéma, voit surgir chez lui Louis, ancien partenaire de jeu de l’actrice, qui prétend pouvoir le conduire au cœur même de l’univers des films d’Hélène (Source : Unifrance, 2002). Au fil d’une nuit singulière, les deux hommes glissent dans une série d’épisodes fantastiques où Henri devient le rival de Louis pour l’amour de la star, évoluant au sein d’un dispositif de **film à sketches** qui revisite, par la parodie et l’horreur, les codes du cinéma de genre français (Source : Unifrance, 2002 ; IMDb, 2025). Ce parcours dans la “septième dimension” brouille progressivement la frontière entre réalité et fiction, tout en interrogeant le rapport fétichiste d’un spectateur à ses images et aux mythologies de l’âge d’or du cinéma de studio (Source : Unifrance, 2002).

Fiche technique et production

« La Septième Dimension » est un long-métrage français de fiction, classé comme film à sketches mêlant horreur et comédie, produit en 1988 et tourné en langue française (Source : Unifrance, 2002). Le film est officiellement réalisé par Olivier Bourbeillon, Manuel Boursinhac et Laurent Dussaux, un trio de cinéastes issus d’horizons variés qui partagent ici la mise en scène de segments articulés autour d’un même cadre narratif (Source : IMDb, 2025 ; SensCritique, 2025). Le scénario est signé Manuel Boursinhac, Nicolas Cuche et Luigi De Angelis, ce qui témoigne d’une écriture collective typique des productions à sketches cherchant à maintenir une cohérence d’ensemble tout en multipliant les variations de ton (Source : IMDb, 2025). D’une durée d’environ 1 h 21 ou 1 h 22 selon les sources, le film est tourné en 35 mm et diffusé en couleur, dans un format conforme aux standards de la distribution française de la fin des années 1980 (Source : Unifrance, 2002 ; IMDb, 2025).

L’œuvre est référencée par Unifrance comme un long-métrage de fiction dont les sous-genres sont l’horreur, la comédie et le film à sketches, avec la parodie comme thème central explicitement mentionné, ce qui situe le projet à la croisée du fantastique et du pastiche (Source : Unifrance, 2002). Le numéro de visa d’exploitation 62290, délivré le 8 avril 1988, atteste de son agrément pour la sortie en salles sur le territoire français, dans un contexte où les films de genre hexagonaux occupent une place minoritaire mais régulière sur le marché (Source : Unifrance, 2002). La sortie nationale est datée du 8 juin 1988, ce qui inscrit le film dans une saison où coexistent productions commerciales et tentatives plus expérimentales autour du fantastique (Source : Unifrance, 2002 ; SensCritique, 2025). Cette même année, plusieurs initiatives autour du cinéma de genre français contribuent à faire exister sur les écrans des propositions mêlant humour noir, effets horrifiques et références cinéphiles, un contexte dans lequel « La Septième Dimension » trouve sa place sans accéder pour autant à un statut de production majeure (Source : SensCritique, 2025).

Synopsis détaillé et structure narrative

Le récit s’ouvre sur le souvenir de la disparition inexpliquée d’Hélène Page, star de cinéma des années 1950, autour de laquelle s’est construite la fascination d’Henri, pharmacien vivant dans un rapport intense et solitaire aux images de cette actrice (Source : Unifrance, 2002 ; IMDb, 2025). Plusieurs décennies plus tard, Louis, ancien partenaire d’Hélène à l’écran, surgit dans l’appartement d’Henri et lui propose de franchir une frontière invisible vers un espace où les films de la star deviennent un territoire à arpenter plutôt qu’un simple objet de projection (Source : Unifrance, 2002). À partir de cette prémisse, le film adopte une structure en segments successifs, chaque sketch correspondant à un univers inspiré par un genre ou un motif du cinéma populaire, qu’il s’agisse de la comédie, de l’épouvante ou de la parodie (Source : Unifrance, 2002 ; SensCritique, 2025). Henri se retrouve ainsi, en parallèle de Louis, propulsé dans ces fragments de fiction où il dispute symboliquement la place de partenaire privilégié d’Hélène, rejouant sous des formes variées les scénarios d’idylle, de rivalité ou de menace qui structuraient les rôles de la star (Source : Unifrance, 2002).

Chaque épisode exploite les codes d’un sous-genre pour décliner la même situation de base, ce qui permet au film de juxtaposer des atmosphères contrastées tout en conservant une continuité thématique autour de l’obsession d’Henri pour son idole (Source : Unifrance, 2002). La « septième dimension » annoncée par le titre se présente comme une zone intermédiaire entre le monde réel et celui des films, où les décors, les figures secondaires et les conventions du cinéma semblent prendre corps et influer sur le destin des personnages (Source : IMDb, 2025). Cette approche renvoie à une réflexion implicite sur la puissance des images et sur la manière dont un spectateur peut se projeter dans les fictions qu’il consomme, jusqu’à en faire un horizon de vie ou une échappatoire au quotidien (Source : Unifrance, 2002). Sans dévoiler les développements ultérieurs, le film mène progressivement Henri à confronter la nature même de cette immersion dans l’univers d’Hélène, entre fantasme de cinéphile et confrontation avec les limites de la mémoire et du désir (Source : Unifrance, 2002 ; IMDb, 2025).

Distribution artistique et personnages

La distribution de « La Septième Dimension » repose sur Jean-Michel Dupuis, Francis Frappat et Marie-Armelle Deguy, crédités en tête d’affiche et associés aux personnages principaux du dispositif narratif (Source : IMDb, 2025). Jean-Michel Dupuis interprète Henri, pharmacien et admirateur d’Hélène Page, figure centrale dont la trajectoire sert de fil conducteur aux différents segments du film (Source : IMDb, 2025). Francis Frappat incarne Louis, ancien partenaire de la star, dont l’apparition déclenche l’entrée dans la dimension fantastique des films et installe un rapport de rivalité, de mentor ou d’intermédiaire selon les épisodes (Source : IMDb, 2025). Marie-Armelle Deguy, pour sa part, occupe le rôle d’Hélène, actrice des années 1950 dont la disparition alimente le mystère général et dont l’image se décline sous diverses formes dans les sketches successifs (Source : IMDb, 2025 ; Unifrance, 2002).

Autour de ce trio, le film réunit une galerie de seconds rôles et de personnages typés qui participent à la dimension de pastiche, notamment Sophie Gourdin, René Bullock, Nicolas Cuche, Louis Cherel, Hassan Hamdani et Pascal Elso, crédités au générique dans des fonctions variées (Source : IMDb, 2025). Certains de ces interprètes apparaissent dans des rôles de servante, d’organiste ou de figures plus anonymes, renforçant le caractère composite de l’univers et la circulation de motifs récurrents d’un sketch à l’autre (Source : IMDb, 2025). En parallèle, la présence de Nicolas Cuche, déjà impliqué au scénario, illustre une pratique fréquente dans certaines productions françaises de genre consistant à faire intervenir les auteurs dans de petits rôles, créant un réseau d’associations internes au projet (Source : IMDb, 2025). Cette distribution, majoritairement issue du théâtre et de la télévision, contribue à inscrire le film dans un contexte de production où les comédiens circulent entre différents formats tout en expérimentant des registres plus fantastiques ou parodiques (Source : IMDb, 2025 ; SensCritique, 2025).

Contexte de sortie et réception

Sorti en France le 8 juin 1988, « La Septième Dimension » s’inscrit dans une période où le cinéma français explore ponctuellement le fantastique et l’horreur, souvent à travers des objets hybrides mêlant humour, détournement et références cinéphiles (Source : Unifrance, 2002 ; SensCritique, 2025). Le film reste toutefois relativement confidentiel dans le paysage de la production nationale, comme en témoigne la rareté des mentions dans les grandes bases de données et l’absence de palmarès ou de récompenses majeures associées à son exploitation (Source : Unifrance, 2002 ; IMDb, 2025). Sur les plateformes de notation en ligne, il obtient une évaluation modeste, avec une note autour de 3,1 à 3,2 sur 10 et un nombre limité de votes, ce qui signale une visibilité réduite mais une persistance dans la mémoire de certains spectateurs spécialisés ou amateurs de curiosités (Source : IMDb, 2025). En parallèle, des sites de cinéphiles comme SensCritique le rattachent explicitement à un ensemble de films qualifiés de « délires bis » ou de productions d’exploitation, mettant en avant son caractère de film de genre marginal (Source : SensCritique, 2025).

Cette réception discrète n’empêche pas le film d’être périodiquement redécouvert par des communautés intéressées par les objets singuliers du fantastique français, en particulier ceux qui jouent sur la parodie et le recyclage des codes de l’épouvante et du cinéma populaire (Source : SensCritique, 2025). La référence explicite à la parodie et au film à sketches dans la fiche technique Unifrance invite à le lire comme une tentative de revisiter, avec des moyens limités, certains motifs du cinéma de genre tout en adoptant un ton distancié (Source : Unifrance, 2002). Par ailleurs, son inscription dans la filmographie de réalisateurs et de scénaristes qui poursuivront par la suite des carrières diverses à la télévision ou au cinéma contribue à en faire un jalon particulier, souvent cité dans les bases de données mais rarement mis en avant dans les panoramas généraux du cinéma français des années 1980 (Source : IMDb, 2025 ; Unifrance, 2002). À ce titre, « La Septième Dimension » demeure un exemple représentatif de ces œuvres périphériques qui documentent, en creux, les expérimentations et les marges du cinéma de genre hexagonal à la fin du XXe siècle (Source : SensCritique, 2025).

Critique sur La Septieme Dimension

8 / 10
Rédiger une critique en tant que
Compte requis
Veuillez vous connecter ou créer un compte pour ajouter une critique

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de La Septieme Dimension figurent Magician, interprété par Michel Aumont, Monseigneur, interprété par Hubert Deschamps et Louis, interprété par Jean-Michel Dupuis. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

Actualités connexes