Michel Serrault: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Michel Serrault en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
175
œuvres recensées
171 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1954
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 24 janvier 1928 à Brunoy, dans l’Essonne, Michel Serrault entame sa carrière d’acteur à la fin des années 1940, dans un contexte où le théâtre français connaît une forte activité de troupe et de cabaret (Source : Wikipédia, 2003). En 1948, il rejoint la troupe de Robert Dhéry, Les Branquignols, qui se produit sur scène et alimente une veine comique fondée sur le burlesque et la satire de mœurs (Source : Wikipédia, 2004). Cette collaboration lui permet de s’aguerrir à un jeu fondé sur le rythme, l’art de la réplique et le travail de groupe, dans un registre où le music-hall et le théâtre de boulevard se croisent régulièrement (Source : Médecine des Arts, 2022). Parallèlement, il joue Molière, notamment Les Fourberies de Scapin, qui constituent pour lui un premier terrain de travail systématique sur les classiques du répertoire (Source : Kiddle, 2007). Ces premières années installent ainsi Serrault dans un paysage théâtral où le comique populaire occupe une place centrale, tout en le préparant à des emplois plus variés par la suite (Source : Wikipédia, 2004).
Entrée au cinéma et premiers rôles marquants
Michel Serrault fait ses débuts au cinéma au milieu des années 1950, dans un contexte de transition entre le cinéma de studio et l’essor de nouvelles écritures filmées (Source : IMDb, 2007). Son premier film est Ah! Les belles bacchantes, réalisé par Jean Loubignac et sorti en 1954, adaptation à l’écran d’un spectacle de Robert Dhéry où il retrouve la troupe des Branquignols ainsi que Louis de Funès (Source : Wikipédia, 2004). L’année suivante, il apparaît dans Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot, thriller devenu une référence du cinéma français, aux côtés de Simone Signoret, film qui l’inscrit dès ses débuts dans une production de premier plan (Source : Wikipédia, 2004). À partir de cette période, il multiplie les seconds rôles et compositions dans des films de genres variés, consolidant une présence régulière sur les écrans français (Source : IMDb, 2007). Cette installation progressive dans le paysage cinématographique prépare le glissement, quelques années plus tard, vers des rôles centraux qui le rendront identifiable auprès d’un large public (Source : Wikipédia, 2003).
La Cage aux folles et le tournant des années 1970
Le tournant majeur de la carrière de Michel Serrault s’opère avec La Cage aux folles, d’abord au théâtre puis au cinéma, qui redéfinit son image d’acteur auprès du grand public (Source : Médecine des Arts, 2022). À partir de février 1973 et jusqu’en 1978, il interprète sur scène le rôle d’Albin, alias Zaza, dans la pièce de Jean Poiret, avec lequel il forme un duo comique durable, la pièce connaissant un succès prolongé à Paris (Source : Wikipédia, 2004). L’adaptation cinématographique réalisée par Édouard Molinaro, sortie en 1978, le consacre dans ce même rôle et rencontre un large succès international, entraînant plusieurs nominations aux Oscars et une forte visibilité de la production française à l’étranger (Source : Médecine des Arts, 2022). Pour ce personnage, Serrault reçoit en 1979 le César du meilleur acteur lors de la 4e cérémonie des César, ce qui marque sa première consécration par l’Académie (Source : AlloCiné, 2024). Dans cette dynamique, La Cage aux folles devient l’une des œuvres de référence de son parcours, à la fois comme performance théâtrale et comme rôle emblématique à l’écran (Source : Wikipédia, 2003).
Confirmation dramatique et collaboration avec des cinéastes majeurs
Au début des années 1980, Michel Serrault confirme sa capacité à passer du registre comique au drame, en travaillant avec plusieurs réalisateurs reconnus du cinéma français (Source : Wikipédia, 2003). En 1980, il tient un rôle important dans Malevil de Christian de Chalonge, film de science-fiction post-apocalyptique où il partage l’affiche avec Jean-Louis Trintignant, Jacques Dutronc, Jacques Villeret et Robert Dhéry, dans un univers plus sombre que ses compositions comiques antérieures (Source : Wikipédia, 2003). En 1981, il retrouve un emploi central dans Garde à vue de Claude Miller, thriller judiciaire qui lui vaut le César du meilleur acteur en 1982, consolidant sa légitimité d’interprète dramatique (Source : AlloCiné, 2024). Il est à nouveau nommé au César du meilleur acteur pour Mortelle randonnée de Claude Miller en 1984, puis pour On ne meurt que deux fois de Jacques Deray en 1986, signalant une continuité dans les rôles complexes et ambigus (Source : AlloCiné, 2024). Cette période le voit ainsi collaborer avec des cinéastes qui s’attachent à explorer des personnages troublés, dans des récits policiers ou psychologiques où son jeu soutient une tension narrative constante (Source : Wikipédia, 2003).
Activité théâtrale et reconnaissance institutionnelle
Parallèlement à son activité cinématographique, Michel Serrault poursuit un travail régulier au théâtre, où il est identifié comme un interprète important du répertoire comique et classique (Source : Wikipédia, 2004). Il est notamment nommé au Molière du meilleur comédien en 1987 pour L’Avare, signe de la reconnaissance de sa présence scénique dans une mise en scène d’un grand texte de Molière (Source : Wikipédia, 2004). Au fil des années, il revient périodiquement sur les planches, dans des registres allant du boulevard aux classiques, confirmant une continuité de parcours entre la scène et l’écran (Source : Médecine des Arts, 2022). Sur le plan des distinctions, il est huit fois nommé aux César et deux fois aux Molières, ce qui souligne la fréquence de sa présence dans les sélections des grandes institutions françaises (Source : Wikipédia, 2005). En 1996, il devient chevalier de la Légion d’honneur, avant de recevoir en 2002 l’Ordre national du Mérite, marque d’une reconnaissance officielle de l’ensemble de sa contribution artistique (Source : Wikipédia, 2005).
Les années 1990–2000 : rôles tardifs et consécrations
Dans les années 1990, Michel Serrault poursuit une carrière dense en premier plan, en se voyant confier des rôles principaux dans des œuvres d’auteurs reconnus (Source : IMDb, 2007). En 1995, il interprète un juge à la retraite dans Nelly et Monsieur Arnaud de Claude Sautet, face à Emmanuelle Béart, rôle qui lui vaut le César du meilleur acteur en 1996 et installe ce film comme l’un des jalons majeurs de sa fin de carrière (Source : AlloCiné, 2024). Cette même performance lui permet d’obtenir également le Lumière du meilleur acteur la même année, confirmant l’écho critique de ce personnage (Source : AlloCiné, 2024). En 1998, il reçoit un nouveau Lumière du meilleur acteur pour Rien ne va plus (titre français de The Swindle) de Claude Chabrol, dans lequel il incarne un escroc aux côtés d’Isabelle Huppert, poursuivant une veine de personnages ambivalents (Source : AlloCiné, 2024). Au cours de cette période, il reste présent dans des œuvres d’auteurs et dans des films plus populaires, maintenant une forte visibilité dans le cinéma français jusqu’aux années 2000 (Source : Wikipédia, 2003).
Filmographie sélective commentée
La filmographie de Michel Serrault s’étend sur plus de cinq décennies et plus de 150 films, avec plusieurs titres devenus emblématiques de son parcours (Source : European Film Star Postcards, 2017). Elle se caractérise par une alternance de comédies, de drames et de thrillers, où l’acteur occupe à la fois des premiers rôles et des compositions de caractère (Source : IMDb, 2007). Les films cités ci-dessous illustrent différentes étapes de cette trajectoire, du début des années 1950 aux années 1990, en mettant en évidence ses collaborations récurrentes avec certains réalisateurs (Source : Wikipédia, 2003). Cette sélection ne couvre qu’une partie de sa production, mais permet de saisir l’ampleur et la diversité des genres abordés (Source : IMDb, 2007).
- Ah! Les belles bacchantes, de Jean Loubignac (1954), première apparition notable au cinéma dans une adaptation de revue menée par Robert Dhéry (Source : Wikipédia, 2004).
- Les Diaboliques, d’Henri-Georges Clouzot (1955), participation à un thriller devenu classique du cinéma français (Source : Wikipédia, 2004).
- La Cage aux folles, d’Édouard Molinaro (1978), adaptation de la pièce de Jean Poiret, rôle d’Albin/Zaza qui lui vaut le César du meilleur acteur (Source : AlloCiné, 2024).
- La Cage aux folles II, d’Édouard Molinaro (1980), nouvelle nomination au César du meilleur acteur pour la reprise du personnage d’Albin (Source : Wikipédia, 2003).
- Garde à vue, de Claude Miller (1981), second César du meilleur acteur pour un personnage central dans un huis clos policier (Source : AlloCiné, 2024).
- Mortelle randonnée, de Claude Miller (1983), nomination au César pour un rôle de détective obsédé, renforçant sa réputation dans le registre noir (Source : AlloCiné, 2024).
- On ne meurt que deux fois, de Jacques Deray (1985), nouvelle nomination au César du meilleur acteur dans un film noir situé entre polar et mélodrame (Source : AlloCiné, 2024).
- Malevil, de Christian de Chalonge (1981), film de science-fiction post-apocalyptique dans lequel il partage l’affiche avec Jean-Louis Trintignant et Jacques Dutronc (Source : Wikipédia, 2003).
- Nelly et Monsieur Arnaud, de Claude Sautet (1995), rôle d’un magistrat à la retraite qui lui offre un troisième César du meilleur acteur (Source : AlloCiné, 2024).
- Rien ne va plus, de Claude Chabrol (1997), performance d’escroc qui lui vaut le Lumière du meilleur acteur (Source : AlloCiné, 2024).
Récompenses, nominations et portée de la carrière
Le palmarès de Michel Serrault reflète une reconnaissance continue sur plusieurs décennies, avec une attention particulière portée à ses rôles les plus exposés (Source : IMDb, 2025). Il remporte trois César du meilleur acteur : en 1979 pour La Cage aux folles, en 1982 pour Garde à vue et en 1996 pour Nelly et Monsieur Arnaud, ce qui le place parmi les acteurs les plus récompensés par l’Académie (Source : AlloCiné, 2024). Il est également nommé à plusieurs reprises, notamment pour L’Argent des autres en second rôle en 1979, puis pour La Cage aux folles II, Mortelle randonnée, On ne meurt que deux fois et Docteur Petiot, ce qui porte à huit le nombre total de nominations (Source : AlloCiné, 2024). À l’international, il obtient le David di Donatello du meilleur acteur étranger en 1979 pour La Cage aux folles, ainsi qu’une nomination en 1996 pour Nelly et Monsieur Arnaud (Source : IMDb, 2025). Son parcours est en outre salué par deux Lumières du meilleur acteur, en 1996 et 1998, et par plusieurs distinctions honorifiques, qui inscrivent durablement son nom dans l’histoire du cinéma et du théâtre français (Source : AlloCiné, 2024; Wikipédia, 2005).
Films et séries avec Michel Serrault
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