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Georges de Beauregard - Photo
Connu pour
Production
Sexe
Homme
Crédits connus
43
Né
23/12/1920
Lieu de naissance
Marseille, Bouches-du-Rhône, France
Décédé
10/09/1984 (63 ans)

Georges de Beauregard: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Georges de Beauregard en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

37

œuvres recensées

37 films · 0 séries

Première année recensée
1958
Dernière année recensée
1982

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Georges de Beauregard naît le 23 décembre 1920 à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, et s’impose comme l’une des figures centrales de la production française de l’après-guerre, notamment au moment de l’émergence de la Nouvelle Vague (Source : Wikipédia, 2004). Il étudie le droit avant de recevoir une formation militaire, puis rejoint la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, expérience qui précède une première carrière de journaliste jusqu’en 1947 (Source : Cinémathèque française, s.d.). À la fin des années 1940, il se tourne vers l’exportation de films, activité qui lui permet d’acquérir une connaissance concrète des circuits de diffusion internationaux et du marché européen (Source : Cinémathèque française, s.d.). En 1951, il devient producteur en Espagne, amorçant ainsi un premier mouvement vers la coproduction et la circulation transnationale des œuvres (Source : Cinémathèque française, s.d.). Ce passage par l’exportation et la production ibérique prépare sa future position de médiateur entre de jeunes cinéastes français et un système de financement encore réticent face aux formes nouvelles qui s’annoncent (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Débuts de producteur et ancrage européen

Au milieu des années 1950, Georges de Beauregard se fait remarquer en produisant deux longs métrages du réalisateur espagnol Juan Antonio Bardem, alors peu connu : « Mort d’un cycliste » en 1955 et « Grand-Rue » en 1956 (Source : Cinémathèque française, s.d.). Ces films, considérés comme majeurs dans l’histoire du cinéma espagnol, témoignent d’un engagement envers un cinéma critique et d’auteur, dans un contexte politique contraint (Source : Cinémathèque française, s.d.). En parallèle, il accompagne plusieurs projets tournés en Espagne, comme « La Passe du diable » de Jacques Dupont et Pierre Schoendoerffer, sorti en 1956, puis « Ramuntcho » et « Pêcheur d’Islande » de Schoendoerffer en 1958 (Source : Cinémathèque française, s.d.). Cette activité révèle une orientation vers des récits situés hors des seuls cadres urbains français, avec une attention portée aux tournages en décors naturels et aux coproductions (Source : Cinémathèque française, s.d.). Dès cette période, sa position de producteur s’articule ainsi autour d’un goût pour le risque, notamment artistique, et d’un investissement dans des films qui ne relèvent pas des modèles commerciaux dominants (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Rome-Paris Films et la Nouvelle Vague

En 1960, Georges de Beauregard fonde la société Rome-Paris Films avec le producteur italien Carlo Ponti, structure qui devient un vecteur essentiel de la Nouvelle Vague française (Source : Cinémathèque française, s.d.). Il produit « À bout de souffle » de Jean-Luc Godard, tourné en 1959 et devenu l’un des films emblématiques du mouvement, notamment par son dispositif de tournage léger et son montage fragmenté (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d.). Dans les premières années 1960, il accompagne plusieurs cinéastes associés à cette génération : Agnès Varda avec « Cléo de 5 à 7 » (1962), Jacques Demy avec « Lola » (1961), Claude Chabrol avec « L’Œil du malin » (1962) et « Landru » (1963), ou encore Jacques Rozier avec « Adieu Philippine » (tourné en 1960, sorti en 1963) (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d.). Il collabore également avec Jean-Pierre Melville sur « Léon Morin, prêtre » (1961) et « Le Doulos » (1962), renforçant le lien entre un cinéma policier formellement travaillé et les nouvelles écritures de l’époque (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d.). Par cette constellation de projets, Rome-Paris Films s’impose comme une plate-forme centrale d’articulation entre réalisateurs émergents, coproductions européennes et circuits de distribution établis (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Collaborations avec Jean-Luc Godard et les cinéastes de la modernité

La collaboration entre Georges de Beauregard et Jean-Luc Godard s’étend sur plus d’une décennie et structure une part importante de la modernité cinématographique française des années 1960 (Source : Cinémathèque française, s.d.). Après « À bout de souffle », il produit « Le Petit Soldat » (tourné en 1960), « Une femme est une femme » (1961), « Les Carabiniers » (1963), « Le Mépris » (1963), « Pierrot le fou » (1965), « Made in U.S.A » (1966), puis plus tard « Numéro deux » (1975) et « Comment ça va ? » (1975) (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d. ; Film-documentaire.fr, 1999). Ces films, tournés dans des contextes de production variés, explorent des dispositifs formels distincts, de la comédie musicale décalée à l’essai politique, tout en s’inscrivant dans des conditions budgétaires souvent resserrées (Source : Cinémathèque française, s.d.). Parallèlement, Beauregard accompagne Jacques Rivette avec « La Religieuse » (1966) et « L’Amour fou » (1969), ainsi qu’Éric Rohmer avec « La Collectionneuse » (1967), contribuant à la visibilité d’un cinéma plus austère dans ses procédés, mais central dans l’histoire de la mise en scène européenne (Source : Cinémathèque française, s.d.). Ce réseau de collaborations fait de lui un interlocuteur privilégié des auteurs de la modernité, entre soutien financier, arbitrage avec les distributeurs et gestion de tournages parfois complexes (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Filmographie marquante

La filmographie de Georges de Beauregard se déploie sur plus de deux décennies et couvre un ensemble de titres devenus des repères de l’histoire du cinéma français et européen (Source : AlloCiné, s.d. ; Cinémathèque française, s.d.). Dès la fin des années 1950, il produit « Ramuntcho » (1958) et « La Passe du diable » (1958), qui ouvrent une série de collaborations avec Pierre Schoendoerffer (Source : Cinémathèque française, s.d.). Les années 1960 concentrent un nombre important de films associés à la Nouvelle Vague et à ses prolongements (Source : Cinémathèque française, s.d.).

  • « À bout de souffle » de Jean-Luc Godard (1960), production Rome-Paris Films, souvent citée comme un point de bascule dans l’esthétique du cinéma français (Source : AlloCiné, s.d. ; Cinémathèque française, s.d.).
  • « Cléo de 5 à 7 » d’Agnès Varda (1962), chronique en temps quasi réel d’une chanteuse à Paris, produite par Beauregard (Source : AlloCiné, s.d. ; Cinémathèque française, s.d.).
  • « Le Mépris » de Jean-Luc Godard (1963), tourné en partie à Cinecittà, avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli, produit par Beauregard dans un contexte de coproduction internationale (Source : AlloCiné, 2023 ; Cinémathèque française, s.d.).
  • « Pierrot le fou » (1965) et « Made in U.S.A » (1966) de Godard, qui prolongent les expérimentations narratives et visuelles amorcées au début de la décennie (Source : Cinémathèque française, s.d.).
  • « La 317e section » (1965) et « Le Crabe-Tambour » (1977) de Pierre Schoendoerffer, films de guerre et de chronique militaire produits par Beauregard (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d.).
  • « Le Mur de l’Atlantique » de Marcel Camus (1970), comédie de guerre dont il assure la production exécutive (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d.).
  • « Le Cheval d’orgueil » de Claude Chabrol (1980) et « L’Honneur d’un capitaine » de Pierre Schoendoerffer (1982), qui prolongent sa présence dans la production française jusqu’au début des années 1980 (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d.).

Travaux au théâtre, télévision et activités parallèles

Les sources disponibles associent principalement Georges de Beauregard au cinéma, en tant que producteur, producteur délégué et directeur de production, tandis que ses incursions dans d’autres champs de l’audiovisuel restent marginalement documentées (Source : AlloCiné, s.d. ; IMDb, s.d.). Il occupe ponctuellement des fonctions de directeur de production sur certains films, notamment « Léon Morin, prêtre » (1961) et « Le Doulos » (1962), ce qui situe son engagement au plus près de la fabrication quotidienne des œuvres (Source : AlloCiné, s.d.). Il apparaît également à l’écran dans de petits rôles, par exemple comme interprète dans « Cléo de 5 à 7 », où il conduit le corbillard et l’ambulance, et dans « Le Petit Soldat », où il incarne un leader activiste (Source : AlloCiné, s.d.). Ces apparitions, bien que ponctuelles, traduisent une présence directe sur les plateaux, au-delà du seul cadre de la production (Source : AlloCiné, s.d.). Les filmographies recensées ne mentionnent pas d’activités structurées au théâtre ou à la télévision équivalentes à son travail dans le long métrage de cinéma, ce qui souligne la concentration de sa carrière sur ce secteur spécifique (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d.).

Collaborations, réseaux et fin de carrière

Outre Godard, Varda, Demy, Chabrol, Rivette et Rohmer, Georges de Beauregard collabore avec une série de cinéastes aux profils variés, parmi lesquels Robert Hossein, Denys de La Patellière, Marcel Camus, Gilles Grangier ou encore Raoul Coutard, qui réalise « La Légion saute sur Kolwezi » en 1979 sous sa production (Source : Cinémathèque française, s.d.). Il participe à des films à sketches comme « Les Baisers » (1963) et « La Chance et l’amour » (1964), offrant à de jeunes réalisateurs – parmi eux Bertrand Tavernier et Claude Berri – un espace de mise en scène dans le cadre de productions collectives (Source : Cinémathèque française, s.d.). Vers la fin de sa carrière, il manifeste un intérêt marqué pour les films de guerre et les récits militaires, avec « Le Crabe-Tambour », « La Légion saute sur Kolwezi » et « L’Honneur d’un capitaine » (Source : Cinémathèque française, s.d. ; Unifrance, 2024). Il meurt le 10 septembre 1984 à Neuilly-sur-Seine, après plus de trois décennies d’activité dans la production, laissant une filmographie étroitement liée aux mutations esthétiques et industrielles du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipédia, 2004 ; IMDb, s.d.).

Distinctions et héritage professionnel

En 1984, Georges de Beauregard reçoit un César d’honneur, décerné dans le cadre des César du cinéma français, en reconnaissance de sa contribution à la production et à l’accompagnement de plusieurs cinéastes majeurs (Source : Unifrance, 2024). Cette distinction intervient à un moment où son rôle dans la Nouvelle Vague et dans le renouvellement du cinéma français est largement reconnu dans les milieux professionnels (Source : Unifrance, 2024 ; Cinémathèque française, s.d.). Sa filmographie, qui comprend des titres comme « À bout de souffle », « Le Mépris », « Pierrot le fou », « Cléo de 5 à 7 » ou « La 317e section », est régulièrement citée dans les synthèses historiques consacrées à cette période (Source : Cinémathèque française, s.d. ; AlloCiné, s.d. ; Encyclopedia.com, 2025). En 1986, un prix portant son nom, le prix Georges-de-Beauregard, est créé par sa fille pour distinguer la meilleure réalisation, la découverte jugée la plus intéressante et le producteur considéré comme le plus ambitieux, prolongeant symboliquement son action dans le champ de la production (Source : Cinémathèque française, s.d.). Ce dispositif de récompense contribue à entretenir la mémoire de son travail, tout en inscrivant son nom dans un réseau de distinctions tournées vers les formes contemporaines de création cinématographique (Source : Cinémathèque française, s.d.).

Films et séries produits par Georges de Beauregard

Découvrez ses principales contributions à la production.

À bout de souffle (1960) - Affiche
7.5 / 10
À bout de souffle
producer
Le Mépris (1963) - Affiche
7 / 10
Le Mépris
producer
Pierrot le fou (1965) - Affiche
7.3 / 10
Pierrot le fou
producer
Cléo de 5 à 7 (1962) - Affiche
7.7 / 10
Cléo de 5 à 7
producer
Une femme est une femme (1961) - Affiche
7.3 / 10
Une femme est une femme
producer
Lola (1961) - Affiche
7.1 / 10
Lola
producer

Galerie photos de Georges de Beauregard

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Encore un hiver (1979) - Affiche
1979
Comment ça va ? (1978) - Affiche
1978
Numéro deux (1975) - Affiche
producer
1975
Gross Paris (1974) - Affiche
producer
1974
Prêtres interdits (1973) - Affiche
1973
Le Mur de l’Atlantique (1970) - Affiche
executive producer
1970
Le Petit Bougnat (1970) - Affiche
1970
L'Amour fou (1969) - Affiche
producer
1969
Lamiel (1967) - Affiche
producer
1967
La Religieuse (1967) - Affiche
1967
La Collectionneuse (1967) - Affiche
1967
Made in U.S.A (1967) - Affiche
1967

Le Petit Soldat (1963) - Affiche
Activist Leader (non crédité)
1963
Les Fiancés du pont Mac Donald (1962) - Affiche
Hearse and Ambulance Driver
1962
Cléo de 5 à 7 (1962) - Affiche
The Hearse and Ambulance Driver / Actor in Silent Film
1962

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Jean-Luc Godard - Photo
Jean-Luc Godard
1930–2022
Anna Karina - Photo
Anna Karina
1940–2019
Yves Robert - Photo
Yves Robert
1920–2002