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La passe du Diable - Image de fond
La passe du Diable (1959) - Affiche
Langue originale
French
Pays d’origine
FR
Sorties en France
  • Cinéma : 08/10/1959
Sociétés de production
Audio
Français
Mots-clés

La passe du Diable(film) : casting, distribution, bande annonce et critique

08/10/1959
•
1heure 30min
4.2 / 10
“La fantastique chevauchée des fils de Gengis Khan”

Situé en Afghanistan, La Passe du diable suit Rahim, un jeune garçon fasciné par le bouzkachi, jeu équestre traditionnel au cours duquel des cavaliers se disputent la dépouille d’un bouc pour la déposer dans un cercle tracé au sol (Source : Unifrance, s.d.). Dans ce récit mêlant légende et observation documentaire, Rahim tente d’accompagner son frère aîné Mokhi, cavalier renommé blessé lors d’une joute locale, vers le grand tournoi royal organisé à Kaboul, quitte à affronter seul les obstacles du voyage (Source : Unifrance, s.d.). Porté par un commentaire en voix off et par des images tournées au cœur des paysages afghans, le film s’attache autant au parcours initiatique du jeune garçon qu’à la description d’un rituel collectif qui structure la vie sociale des protagonistes (Source : Mediafilm, 1958 ; IMDb, s.d.).

Genèse et contexte de production

La Passe du diable est un film franco-italo-espagnol coréalisé par Jacques Dupont et Pierre Schoendoerffer, tourné en 1956 en Afghanistan et engagé autour du bouzkachi, présenté comme un jeu national millénaire où s’affrontent des équipes de cavaliers (Source : Wikipédia, s.d. ; Unifrance, s.d.). Dupont, sorti major de l’IDHEC en 1945, s’était déjà fait connaître par des films tournés en conditions difficiles, notamment Crèvecœur (1955), réalisé aux côtés du bataillon français de Corée dont les volontaires interprétaient leur propre rôle, ce qui préfigure l’option quasi documentaire retenue pour ce projet (Source : Wikipédia, s.d.). Schoendoerffer, qui n’avait pas encore signé de long métrage de fiction, intervient ici comme coréalisateur mais reste, selon plusieurs sources, le second de Dupont sur le tournage, ce qui en fait néanmoins une étape fondatrice de son parcours ultérieur dans le cinéma de guerre et d’aventures (Source : Wikipédia, s.d.). Le film, produit notamment par Fono Roma, Gamma Film et Ibérica Filmes, s’inscrit dans un mouvement de coproductions européennes cherchant à explorer des espaces extra-occidentaux, entre curiosité ethnographique et récit d’aventure (Source : IMDb, s.d.).

Sortie, diffusion et versions

Tourné en 1956, La Passe du diable circule d’abord dans les festivals avant de connaître une exploitation commerciale plus tardive, le lancement en salles intervenant en 1958 puis la sortie française étant datée de 1959 (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.). La durée du film est généralement indiquée à 90 minutes, et sa sortie en France est référencée au 9 octobre 1959, ce qui témoigne d’un décalage significatif entre la fin du tournage et l’accès au marché national (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.). Le long métrage est parfois mentionné sous un titre international, Savage Orient, ce qui souligne sa circulation hors du territoire français et son positionnement dans un registre d’exotisme géographique destiné aux publics étrangers (Source : IMDb, s.d.). Par ailleurs, la coproduction entre la France, l’Italie et l’Espagne contribue à une diffusion élargie en Europe, même si les données de distribution demeurent lacunaires pour certains territoires (Source : IMDb, s.d. ; Unifrance, s.d.).

Intrigue et dispositifs narratifs

Le récit s’articule autour de Rahim, jeune frère de Mokhi, cavalier réputé de la province de Kathagan, blessé lors d’une partie de bouzkachi et menacé de ne pouvoir participer au grand tournoi royal organisé à Kaboul (Source : Unifrance, s.d.). Rahim entreprend de chercher un guérisseur pour permettre à Mokhi de retrouver ses capacités, puis assiste à l’épreuve imposée par le gouverneur, dont le succès conditionne la sélection de l’équipe locale pour la capitale (Source : Unifrance, s.d.). Deux jours plus tard, la réintégration de Mokhi dans l’équipe suscite l’espoir de Rahim, qui le supplie de l’emmener, ce qui ouvre la voie à un parcours jalonné d’épreuves physiques et symboliques sur la route de Kaboul (Source : Unifrance, s.d.). Le film adopte un dispositif hybride, combinant un commentaire en voix off assuré par Jean Négroni et des dialogues brefs en langue afghane, laissant une large place à l’observation des gestes, des visages et des chevaux au sein de la compétition (Source : IMDb, s.d. ; Mediafilm, 1958).

Équipe artistique et technique

Le scénario et les dialogues de La Passe du diable sont signés par l’écrivain et journaliste Joseph Kessel, dont l’œuvre s’intéresse fréquemment aux espaces géopolitiques en tension et aux destins individuels confrontés à la violence ou à l’épreuve (Source : Wikipédia, s.d. ; Unifrance, s.d.). La direction de la photographie est assurée par Raoul Coutard, qui filmera par la suite plusieurs films majeurs de la Nouvelle Vague, ce qui confère au projet une dimension formelle marquée par l’attention portée aux paysages et aux mouvements de foule (Source : Unifrance, s.d.). La musique est composée par Richard Cornu, tandis que le montage est confié à Marcelle Lioret, accompagnée notamment par Michèle Boehm au poste d’assistante monteuse, ce qui structure le matériau tourné en un récit fluide combinant scènes d’action et moments plus statiques (Source : Unifrance, s.d.). Le film fait appel à des cavaliers locaux pour les principaux rôles, et Jean Négroni intervient en qualité de narrateur, ce qui renforce la dimension de chronique filmée et l’orientation vers un récit à la fois fictionnel et documentaire (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.).

Esthétique, tournage et ancrage afghan

Tourné en Afghanistan, le film s’appuie largement sur les décors naturels et sur la pratique réelle du bouzkachi, qui structure les séquences de foule et les affrontements sportifs, donnant à l’ensemble une texture de reportage mis en scène (Source : Wikipédia, s.d. ; Mediafilm, 1958). La mise en scène insiste sur l’ampleur des paysages, sur la poussière soulevée par les chevaux et sur la densité du groupe, autant d’éléments qui contribuent à inscrire la fiction dans un cadre culturel identifiable mais peu connu du public occidental de l’époque (Source : Mediafilm, 1958). Par ailleurs, l’usage du Cinémascope et la valorisation des compétitions sportives sont régulièrement mentionnés comme des traits saillants, l’image cherchant à embrasser l’ensemble du terrain de jeu tout en s’attardant sur les corps et les montures (Source : Mediafilm, 1958). En parallèle, le film se nourrit d’une légende afghane et d’un imaginaire local, mais en donne une version structurée par un regard européen, ce que plusieurs analyses ultérieures replacent dans le contexte plus large des représentations cinématographiques de l’Asie centrale au milieu du XXe siècle (Source : Mediafilm, 1958 ; Défense Nationale, s.d.).

Réception critique et place dans l’œuvre de Schoendoerffer

Les sources critiques disponibles décrivent La Passe du diable comme un récit à mi-chemin entre fiction et documentaire, inspiré d’une légende afghane et porté par un commentaire jugé « intelligent », ainsi que par une mise en valeur des paysages et des compétitions sportives (Source : Mediafilm, 1958). La presse spécialisée souligne l’interprétation naturelle des cavaliers non professionnels, ainsi que l’efficacité du dispositif de narration en voix off, sans pour autant en faire un jalon central du cinéma français de l’époque (Source : Mediafilm, 1958). Dans les filmographies consacrées à Pierre Schoendoerffer, l’œuvre est fréquemment évoquée comme l’un de ses premiers travaux de long métrage, annonçant son intérêt constant pour les zones de conflit, les terrains difficiles et les dispositifs d’observation proches du reportage (Source : Wikipédia, s.d. ; Défense Nationale, s.d.). Le film conserve ainsi une place singulière, à la fois comme trace d’un Afghanistan filmé avant les bouleversements politiques des décennies suivantes et comme laboratoire esthétique pour des auteurs qui s’orienteront ensuite vers des formes plus ouvertement guerrières ou politiques (Source : Défense Nationale, s.d. ; Mediafilm, 1958).

Critique sur La passe du Diable

4.2 / 10
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Où regarder en streaming La passe du Diable

La passe du Diable est disponible à la location sur Canal VOD et Sooner et à l'achat sur Canal VOD et Sooner. Consultez chaque plateforme pour connaître les offres et tarifs actuellement proposés.

Casting et distribution

Parmi les rôles crédités de La passe du Diable figurent Narrateur, interprété par Jean Négroni. Consultez les fiches des personnages, puis l'ensemble de la distribution et de l'équipe technique.

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