Anna Karina: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Anna Karina en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
85
œuvres recensées
83 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1951
- Dernière année recensée
- 2015
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Née le 22 septembre 1940 à Solbjerg, au Danemark, Anna Karina, de son nom de naissance Hanne Karin Bayer, débute sa carrière artistique dans son pays d’origine, où elle chante dans des cabarets et pose comme mannequin pour des publicités avant de se tourner vers le cinéma. (Source : Wikipedia, 2024) Elle est remarquée à quatorze ans par le réalisateur danois Ib Schmedes, qui lui confie le rôle principal de son moyen métrage Pigen og skoene (The Girl and the Shoes, 1959), film récompensé à Cannes et qui constitue son premier crédit d’actrice. (Source : Wikipedia, 2024) Elle s’installe ensuite à Paris à la fin des années 1950, où elle commence une carrière de mannequin, travaillant notamment pour des maisons de couture et apparaissant dans des magazines de mode, activité qui l’amène progressivement vers le milieu du cinéma français. (Source : IMDb, 2019) Dans ce contexte, elle rencontre de jeunes cinéastes associés à l’émergence de la Nouvelle Vague, qui voient en elle un visage et une présence adaptés à leurs projets de renouvellement formel. (Source : CNC, 2019) Cette période d’installation dans le paysage culturel parisien prépare ses premiers rôles et conditionne la suite de sa trajectoire d’actrice de cinéma. (Source : CNC, 2019)
Inscription dans la Nouvelle Vague
Le début des années 1960 marque l’ancrage d’Anna Karina dans le cinéma de la Nouvelle Vague, notamment par sa collaboration avec Jean-Luc Godard. (Source : Wikipedia, 2024) Elle tourne pour lui Le Petit Soldat, réalisé en 1960 mais exploité plus tard, où elle incarne Veronica Dreyer, rôle qui introduit son visage dans l’univers godardien. (Source : AlloCiné, 2004) Elle poursuit avec Une femme est une femme (1961), dans lequel elle interprète Angela, performance qui lui vaut l’Ours d’argent de la meilleure actrice au 11e Festival de Berlin en 1961, distinction qui renforce sa visibilité internationale. (Source : IMDb Awards, 2025) Elle enchaîne ensuite avec Vivre sa vie : film en douze tableaux (1962), où elle joue Nana, vendeuse puis prostituée, puis avec Bande à part (1964), dans lequel elle incarne Odile, et qui contribue à faire de son image une figure associée à un certain imaginaire de la jeunesse urbaine. (Source : AlloCiné, 2004) En 1965, elle retrouve Godard pour Pierrot le Fou, où elle interprète Marianne, et pour Alphaville, où elle joue Natacha Von Braun, deux films qui consolident son statut d’actrice emblématique de ce courant cinématographique. (Source : Wikipedia, 2024)
Rôles marquants au cinéma dans les années 1960
Parallèlement à ses collaborations avec Jean-Luc Godard, Anna Karina diversifie dès le début des années 1960 ses engagements auprès d’autres cinéastes. (Source : Wikipedia, 2024) Elle apparaît brièvement dans Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda (1962), dans le rôle d’une actrice dans un film comique, ce qui témoigne de sa circulation au sein des réseaux de la Nouvelle Vague. (Source : AlloCiné, 2004) Elle tourne également Le Soleil dans l’œil (1962), où elle incarne Dagmar, puis Shéhérazade (1963), dans le rôle-titre, qui l’inscrit dans un registre plus ouvertement romanesque et de production de genre. (Source : AlloCiné, 2004) En 1966, elle tient le rôle de Suzanne Simonin dans La Religieuse de Jacques Rivette, adaptation du texte de Diderot, film souvent cité comme un moment important de sa filmographie pour la densité dramatique du personnage. (Source : Wikipedia, 2024) La même décennie la conduit à travailler avec Luchino Visconti dans L’Étranger (1967), adaptation de Camus, où elle interprète Marie Cardona, et à participer à Justine (1969), réalisée par George Cukor et Joseph Strick, ainsi qu’à Le Temps de mourir et La Chambre obscure, confirmant sa présence dans des productions européennes variées. (Source : Wikipedia, 2024)
Évolution de carrière dans les années 1970 et 1980
À partir des années 1970, Anna Karina poursuit une carrière européenne en s’associant à des cinéastes de différentes nationalités et en abordant des registres variés. (Source : AlloCiné, 2004) En 1971, elle joue dans Rendez-vous à Bray de André Delvaux, dans le rôle de la servante, film situé à la frontière du fantastique et du drame psychologique, puis dans L’Alliance (1971), où elle incarne Jeanne. (Source : AlloCiné, 2004) Elle participe à Pain et chocolat (1974) de Franco Brusati, dans lequel elle joue Elena, inscrivant son parcours dans un cinéma italien attentif aux enjeux sociaux et à la condition des migrants. (Source : AlloCiné, 2004) Au milieu des années 1970, elle apparaît dans Les Œufs brouillés (1975) et L’Assassin musicien (1975), confirmant une présence régulière dans la production francophone de cette période. (Source : AlloCiné, 2004) Plus tard, elle tourne dans La Roulette chinoise (1976) de Rainer Werner Fassbinder, où elle interprète Irene Cartis, puis dans L’Œuvre au noir (1987), où elle joue Catherine, et dans Cayenne Palace (1987), qui lui vaut une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1988. (Source : IMDb Awards, 2025)
Travaux de réalisatrice, scénariste et productrice
Au début des années 1970, Anna Karina élargit son champ d’activité en passant derrière la caméra. (Source : Wikipedia, 2024) En 1973, elle réalise Vivre ensemble, pour lequel elle met en place sa propre structure de production, film présenté à la Semaine de la critique lors du 26e Festival de Cannes, et dans lequel elle tient également le rôle principal de Julie, signant un geste d’auteur à la fois devant et derrière la caméra. (Source : Wikipedia, 2024) Elle en assure aussi le scénario et la composition musicale, ce qui atteste d’une implication multiple dans la conception du film. (Source : AlloCiné, 2004) En 1986, elle cosigne le scénario de Last Song, prolongeant ainsi son travail d’écriture pour le cinéma au-delà de la seule mise en scène. (Source : AlloCiné, 2004) Elle revient à la réalisation en 2008 avec le long métrage franco-canadien Victoria, dont elle est également scénariste et dans lequel elle interprète le personnage de Victoria, poursuivant une réflexion sur la création et la mémoire. (Source : AlloCiné, 2004) Cette activité de réalisatrice, de scénariste et parfois de productrice s’inscrit en parallèle de sa carrière d’interprète, et montre une volonté de participer de manière active aux choix esthétiques et narratifs des œuvres. (Source : Wikipedia, 2024)
Présence au théâtre, à la télévision et dans la chanson
En marge de son travail au cinéma, Anna Karina investit également la scène théâtrale et le petit écran. (Source : Gala, 2024) Elle joue notamment dans des pièces comme La Religieuse sur scène, Il fait beau jour et nuit et Après la répétition, où elle prolonge ses recherches d’interprétation en dehors du cadre strict du cinéma. (Source : Gala, 2024) À la télévision, elle participe à des fictions telles que Monsieur Biais, La dame des dunes et Chloé, cette dernière lui offrant également un rôle au cinéma dans la version de 1996, où elle incarne Katia. (Source : Gala, 2024; AlloCiné, 2004) Par ailleurs, son activité de chanteuse s’affirme au fil des années, notamment à travers la collaboration avec Serge Gainsbourg qui écrit pour elle la comédie musicale télévisée Anna (1967), dont est issu le titre Sous le soleil exactement. (Source : IMDb Biography, 2019) Elle prête aussi sa voix à des chansons de films comme Haut bas fragile (1995), où elle intervient comme parolière, et Chloé (1996), où elle est créditée comme interprète des chansons, illustrant une pratique régulière de la chanson liée à ses activités d’actrice. (Source : AlloCiné, 2004)
Distinctions et reconnaissance professionnelle
La carrière d’Anna Karina est ponctuée de distinctions qui témoignent d’une reconnaissance institutionnelle dans plusieurs pays. (Source : IMDb Awards, 2025) En 1961, elle reçoit l’Ours d’argent de la meilleure actrice au Festival international du film de Berlin pour son interprétation dans Une femme est une femme, prix qui constitue l’un de ses premiers marqueurs de reconnaissance internationale. (Source : IMDb Awards, 2025) En 1988, elle est nommée au César de la meilleure actrice dans un second rôle pour son travail dans Cayenne Palace, signalant l’attention de l’Académie des arts et techniques du cinéma pour ses performances des années 1980. (Source : IMDb Awards, 2025) En 2003, le Festival de Bilbao lui décerne un Mikeldi d’honneur, récompense qui salue l’ensemble de sa contribution aux arts visuels et à la création audiovisuelle. (Source : IMDb Awards, 2025) En 2016, elle reçoit un Bodil Honorary Award au Danemark, distinction honorifique décernée par la critique danoise qui inscrit son parcours dans l’histoire du cinéma de son pays d’origine. (Source : IMDb Awards, 2025)
Filmographie sélective
- Le Petit Soldat, de Jean-Luc Godard, rôle de Veronica Dreyer, tourné en 1960, exploité au début des années 1960. (Source : AlloCiné, 2004)
- Une femme est une femme, de Jean-Luc Godard, 1961, rôle d’Angela, Ours d’argent de la meilleure actrice à Berlin. (Source : IMDb Awards, 2025; AlloCiné, 2004)
- Vivre sa vie, de Jean-Luc Godard, 1962, rôle de Nana. (Source : AlloCiné, 2004)
- Bande à part, de Jean-Luc Godard, 1964, rôle d’Odile. (Source : AlloCiné, 2004)
- Pierrot le Fou, de Jean-Luc Godard, 1965, rôle de Marianne. (Source : AlloCiné, 2004)
- Alphaville, de Jean-Luc Godard, 1965, rôle de Natacha Von Braun. (Source : AlloCiné, 2004)
- La Religieuse, de Jacques Rivette, 1966, rôle de Suzanne Simonin. (Source : Wikipedia, 2024)
- L’Étranger, de Luchino Visconti, 1967, rôle de Marie Cardona. (Source : Wikipedia, 2024)
- Justine, de George Cukor et Joseph Strick, 1969, rôle de Melissa. (Source : Wikipedia, 2024)
- Pain et chocolat, de Franco Brusati, 1974, rôle d’Elena. (Source : AlloCiné, 2004)
- La Roulette chinoise, de Rainer Werner Fassbinder, 1976, rôle d’Irene Cartis. (Source : AlloCiné, 2004)
- Cayenne Palace, film français de 1987, rôle de Lola, nomination au César du second rôle en 1988. (Source : AlloCiné, 2004; IMDb Awards, 2025)
- Haut bas fragile, de Jacques Rivette, 1995, rôle de Sarah et contribution comme parolière. (Source : AlloCiné, 2004)
- Moi César, 10 ans 1/2, 1,39 m, de Richard Berry, 2003, rôle de Gloria. (Source : AlloCiné, 2004)
- Victoria, de et avec Anna Karina, 2008, rôle de Victoria. (Source : AlloCiné, 2004)
Films et séries avec Anna Karina
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Rôles de Anna Karina
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