Farley Granger: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Farley Granger en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
82
œuvres recensées
55 films · 27 séries
- Première année recensée
- 1943
- Dernière année recensée
- 2001
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Farley Granger naît le 1er juillet 1925 à San Jose, en Californie, et grandit sur la côte ouest des États-Unis, où il est remarqué très tôt par le producteur Samuel Goldwyn alors qu’il sort tout juste du lycée (Source : IMDb, 2011). Repéré pour son physique juvénile et son jeu déjà assuré, il obtient un premier petit rôle dans le film de guerre « The North Star » réalisé par Lewis Milestone, distribué en 1943 par la RKO et produit par Goldwyn, qui le fait entrer dans le système des studios hollywoodiens en pleine Seconde Guerre mondiale (Source : Wikipedia, 2004). L’année suivante, il retrouve Milestone dans « The Purple Heart », toujours pour Goldwyn, ce qui confirme son installation dans un registre de jeune soldat courageux et contribue à façonner son image de jeune premier dramatique au cinéma américain de l’époque (Source : Wikipedia, 2004). Dans ces premiers projets, il s’inscrit dans la lignée des jeunes acteurs mobilisés par Hollywood pour incarner la guerre à l’écran, avant d’être rapidement associé à des films noirs et à des thrillers psychologiques, domaines dans lesquels il se fera davantage connaître à la fin des années 1940 (Source : Wikipedia, 2004).
Percée à Hollywood et collaborations majeures
À la fin des années 1940, Farley Granger connaît une première percée significative avec « They Live by Night » de Nicholas Ray, tourné à la fin de la décennie et sorti en 1948, où il interprète Arthur « Bowie » Bowers, un jeune fugitif pris dans un cercle criminel dont il cherche à s’extraire (Source : Wikipedia, 2004). La même année, il tourne pour la première fois avec Alfred Hitchcock dans « Rope », film expérimental du cinéaste britannique, structurellement conçu comme une pièce en temps réel, dans lequel Granger incarne Phillip Morgan, l’un des deux étudiants impliqués dans un meurtre commis par défi intellectuel (Source : Wikipedia, 2004). Cette collaboration avec Hitchcock le place au premier plan d’un cinéma de suspense sophistiqué, où son jeu s’appuie sur une tension nerveuse et une fragilité contenue, en contraste avec d’autres interprètes masculins alors plus associés au héros viril classique (Source : Wikipedia, 2004). Par ailleurs, il enchaîne avec « Enchantment » et « Roseanna McCoy », deux productions tournées à la fin des années 1940, qui élargissent sa palette à des mélodrames et à des récits ancrés dans l’histoire américaine, confirmant sa présence régulière dans le système de production des grands studios (Source : Wikipedia, 2004).
« Strangers on a Train » et années 1950 au cinéma
En 1951, Farley Granger retrouve Alfred Hitchcock pour « Strangers on a Train », adaptation du roman de Patricia Highsmith, où il tient le rôle de Guy Haines, joueur de tennis et homme politique en devenir, pris dans un pacte meurtrier proposé par le personnage de Bruno Anthony, interprété par Robert Walker (Source : Wikipedia, 2004). Le film s’inscrit dans la période américaine de Hitchcock et repose en grande partie sur le contraste entre la retenue de Granger et l’exubérance inquiétante de Walker, ce qui en fait l’un des films les plus commentés de la filmographie de l’acteur (Source : Wikipedia, 2004). Au début des années 1950, Granger tourne également dans des productions plus classiques comme « O. Henry’s Full House » (1952), « Hans Christian Andersen » (1952) ou encore « The Story of Three Loves » (1953), où il partage l’affiche avec des partenaires tels que Danny Kaye, Jeanne Crain et Leslie Caron, consolidant ainsi sa présence dans le cinéma de studio hollywoodien (Source : IMDb, 2011). Cette même période le voit participer à « Small Town Girl » (1953), une comédie musicale avec Jane Powell, Ann Miller et Bobby Van, tournant davantage vers des projets de divertissement et marquant la fin de sa collaboration régulière avec Goldwyn, dont il rachète son contrat, choix qui aura des conséquences financières importantes et qui le pousse à reconfigurer sa carrière (Source : Wikipedia, 2004).
Travail en Europe et ouverture vers le cinéma italien
Au milieu des années 1950, Farley Granger quitte le système des studios hollywoodiens pour s’orienter vers des projets tournés en Europe, en particulier en Italie, où il trouve un terrain propice à des rôles plus variés (Source : Wikipedia, 2004). Il tourne notamment dans « Senso » (1954) de Luchino Visconti, où il incarne un officier autrichien, face à Alida Valli, dans un mélodrame historique situé au moment du Risorgimento, projet qui lui permet de s’inscrire dans une tradition de cinéma d’auteur européen (Source : Wikipedia, 2004). Par la suite, il multiplie les collaborations avec des cinéastes italiens dans les années 1970, apparaissant dans des films tels que « Something Creeping in the Dark » (1971), « Amuck! » (1972), « The Red Headed Corpse » (1972) ou « So Sweet, So Dead » (1972), souvent dans des productions de genre oscillant entre thriller, giallo et policier (Source : Wikipedia, 2004). Dans cette même dynamique, il figure au générique de « Night Flight from Moscow » (1973) de Henri Verneuil et de « The Man Called Noon » (1973) de Peter Collinson, démontrant une mobilité professionnelle entre cinéma européen et productions anglophones de la période (Source : Wikipedia, 2004).
Carrière théâtrale et engagement sur scène
À partir de la seconde moitié des années 1950, Farley Granger se tourne de plus en plus vers le théâtre, ce qui devient un axe central de sa carrière artistique (Source : Broadway.com, 2017). Il fait ses débuts à New York en 1955 dans la pièce « The Carefree Tree », puis incarne M. Darcy dans « First Impressions », adaptation musicale de « Pride and Prejudice » présentée à Broadway en 1960, mise en scène et coécrite par Abe Burrows, ce qui l’inscrit dans un registre de comédie musicale à grande échelle (Source : Broadway.com, 2017). Au cours des années 1960 et 1970, il participe à des reprises de classiques du répertoire, comme « The Seagull », « The Crucible » et « The Glass Menagerie », et rejoint le National Repertory Theatre fondé par Eva Le Gallienne, compagnie qui se consacre à un théâtre de troupe et de répertoire (Source : Wikipedia, 2004). En 1979, il joue dans la production du Roundabout Theatre Company de « A Month in the Country », avant de revenir à Broadway en 1980 dans « Deathtrap » d’Ira Levin, pièce à suspense à succès, consolidant un profil de comédien expérimenté au sein du paysage théâtral new-yorkais (Source : IMDb, 2011).
Travaux pour la télévision et retour au cinéma
À partir des années 1960, Farley Granger travaille de manière régulière pour la télévision américaine, ce qui lui permet de maintenir une activité soutenue en parallèle de ses engagements sur scène (Source : IMDb, 2011). Il apparaît dans de nombreuses séries et téléfilms, dont « The Challengers » (1970), dans lequel il tient le rôle d’un directeur de casino, témoignant de sa capacité à s’adapter aux formats et contraintes de la télévision de réseau (Source : Wikipedia, 2004). Il revient également au cinéma avec des productions comme « Rogue’s Gallery » (1968), puis, dans les années 1970 et 1980, avec des titres tels que « The Prowler » (1981), « Death Mask » (1984), « The Imagemaker » (1986) et « Very Close Quarters » (1986), souvent dans des films de genre à budget modéré (Source : IMDb, 2011). Plus tard, il apparaît dans le film « The Next Big Thing » (2001) de P.J. Posner, où il tient l’un de ses derniers rôles de fiction au cinéma, et participe à plusieurs documentaires, dont « The Celluloid Closet » (1995) et « Broadway: The Golden Age » (2003), dans lesquels il intervient en tant que témoin d’une époque et d’un système de production, prolongeant ainsi sa présence dans l’espace audiovisuel (Source : Wikipedia, 2004).
Reconnaissance professionnelle et distinctions
Sur le plan des distinctions, Farley Granger reçoit une reconnaissance institutionnelle principalement à partir des années 1970, en lien avec son travail pour la télévision et le théâtre (Source : IMDb, 2025). Il est nommé aux Daytime Emmy Awards en 1977 dans la catégorie Outstanding Actor in a Daytime Drama Series pour sa participation à un feuilleton télévisé, marqueur de l’importance croissante de la télévision dans sa trajectoire professionnelle à cette période (Source : IMDb, 2025). Au théâtre, il obtient en 1986 un Obie Award pour sa performance dans « Talley & Son » de Lanford Wilson, distinction qui souligne la réception critique favorable de son travail sur la scène off-Broadway et confirme sa place au sein du paysage théâtral new-yorkais (Source : Wikipedia, 2004). Par ailleurs, il figure au registre du Hollywood Walk of Fame, la structure mettant en avant une carrière s’étendant sur plusieurs décennies et associée à des collaborations marquantes, notamment ses deux films réalisés avec Alfred Hitchcock, souvent cités comme des jalons de sa notoriété (Source : Hollywood Walk of Fame, s.d.).
Filmographie sélective
- « The North Star », rôle de Damian Simonov, réalisation de Lewis Milestone, production Samuel Goldwyn, 1943 (Source : Wikipedia, 2004).
- « The Purple Heart », rôle du sergent Howard Clinton, réalisation de Lewis Milestone, 1944 (Source : Wikipedia, 2004).
- « They Live by Night », rôle d’Arthur « Bowie » Bowers, réalisation de Nicholas Ray, 1948 (Source : Wikipedia, 2004).
- « Rope », rôle de Phillip Morgan, réalisation d’Alfred Hitchcock, 1948 (Source : Wikipedia, 2004).
- « Enchantment », rôle de Pax Masterson, réalisation d’Irving Reis, 1948 (Source : Wikipedia, 2004).
- « Roseanna McCoy », rôle de Johnse Hatfield, réalisation d’Irving Reis, 1949 (Source : Wikipedia, 2004).
- « Strangers on a Train », rôle de Guy Haines, réalisation d’Alfred Hitchcock, 1951 (Source : Wikipedia, 2004).
- « O. Henry’s Full House », segment anthologique, 1952 (Source : IMDb, 2011).
- « Hans Christian Andersen », film musical avec Danny Kaye, 1952 (Source : IMDb, 2011).
- « The Story of Three Loves », film à sketches, 1953 (Source : IMDb, 2011).
- « Small Town Girl », comédie musicale avec Jane Powell, 1953 (Source : Wikipedia, 2004).
- « Senso », rôle d’officier autrichien, réalisation de Luchino Visconti, 1954 (Source : Wikipedia, 2004).
- « The Challengers », téléfilm, rôle de directeur de casino, 1970 (Source : Wikipedia, 2004).
- « Something Creeping in the Dark », film italien de genre, 1971 (Source : Wikipedia, 2004).
- « Amuck! », thriller italien, 1972 (Source : Wikipedia, 2004).
- « The Red Headed Corpse », production italienne, 1972 (Source : Wikipedia, 2004).
- « So Sweet, So Dead », film policier italien, 1972 (Source : Wikipedia, 2004).
- « Night Flight from Moscow », réalisation de Henri Verneuil, 1973 (Source : Wikipedia, 2004).
- « The Man Called Noon », western réalisé par Peter Collinson, 1973 (Source : Wikipedia, 2004).
- « The Prowler », film d’horreur, 1981 (Source : IMDb, 2011).
- « Death Mask », 1984 (Source : IMDb, 2011).
- « The Imagemaker », 1986 (Source : IMDb, 2011).
- « The Next Big Thing », rôle d’Arthur Pomposello, réalisation de P.J. Posner, 2001 (Source : Wikipedia, 2004).
Autres contributions artistiques et mémoire
Au-delà de ses rôles de comédien, Farley Granger participe à la transmission d’une mémoire du cinéma et du théâtre par sa présence dans plusieurs documentaires consacrés à l’histoire de ces arts (Source : Wikipedia, 2004). Il apparaît ainsi dans « The Celluloid Closet » (1995), documentaire réalisé par Rob Epstein et Jeffrey Friedman, qui interroge les représentations des minorités dans le cinéma américain, où il intervient comme témoin de l’évolution des pratiques et des représentations à Hollywood (Source : Wikipedia, 2004). En 2003, il figure également dans « Broadway: The Golden Age » de Rick McKay, film qui recueille la parole de nombreux artistes ayant travaillé sur les scènes new-yorkaises durant la seconde moitié du XXe siècle, soulignant son inscription durable dans le paysage théâtral et audiovisuel (Source : Wikipedia, 2004). Enfin, il publie en 2007 une autobiographie, « Include Me Out: My Life from Goldwyn to Broadway », écrite avec Robert Calhoun, ouvrage dans lequel il revient sur ses expériences professionnelles et ses collaborations, contribuant ainsi à documenter de l’intérieur plusieurs décennies d’histoire du spectacle aux États-Unis (Source : IMDb, 2011).
Films et séries avec Farley Granger
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Farley Granger
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Farley Granger
6 photos affichées sur 10 disponibles. Ouvrez une photo pour parcourir toute la galerie.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



































