Betty Compson: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Betty Compson en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
129
œuvres recensées
129 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1948
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1928, Betty Compson apparaît dans « The Barker », un film de la First National Pictures où son interprétation de Carrie lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. L’année précédente, elle avait déjà trouvé un écho durable avec « The Miracle Man » en 1919, sous la direction de George Loane Tucker, puis avec « The Docks of New York » de Josef von Sternberg, où elle joue une prostituée suicidaire. Née le 19 mars 1897 à Beaver, dans l’Utah, elle meurt le 18 avril 1974 à Glendale, en Californie.
Des scènes de Salt Lake City aux plateaux de Christie
À 16 ans, Betty Compson obtient un emploi de violoniste dans un théâtre de Salt Lake City. Son père meurt alors qu’elle est encore jeune, et elle grandit dans un cadre où le travail compte plus que la fiction. Diplômée de la Salt Lake High School, elle passe par une tournée qui attire l’attention d’Al Christie, producteur de comédies avec lequel elle signe un contrat.
« Wanted, a Leading Lady », tourné en novembre 1915, sert de première apparition au cinéma muet. L’année 1916 la voit tourner 25 films, presque tous des courts métrages pour Christie, à l’exception d’« Almost a Widow ». Cette cadence installe une pratique rapide du tournage, liée aux formats courts et aux méthodes de production de l’époque.
Au milieu de 1918, après cet apprentissage, elle passe aux longs métrages. Le virage s’accompagne d’un changement d’échelle avec « The Miracle Man », où George Loane Tucker lui ouvre un espace plus vaste. Paramount lui fait alors signer un contrat de 5 ans, ce qui fixe sa place dans le studio system naissant.
Le temps des longs métrages
Le premier film produit par Betty Compson est « Prisoners of Love » en 1921. Elle y joue Blanche Davis, et choisit Art Rosson pour la réalisation. Le film tire son histoire d’une œuvre de l’actrice et écrivaine Catherine Henry, ce qui lui donne un contrôle accru sur les scénarios et le financement.
Après « The Woman With Four Faces » en 1923, Paramount refuse de lui accorder une augmentation. Elle part alors travailler à Londres, où elle tourne une série de 4 films dirigés par Graham Cutts. Ce déplacement européen marque une parenthèse de production hors d’Hollywood, sans rompre le lien avec les grands studios qui structurent sa suite.
De retour à Hollywood, Betty Compson joue dans « The Enemy Sex » de James Cruze, puis dans « The Great Gabbo » en 1929, où elle affronte le passage au sonore. Dans le même mouvement, elle travaille hors contrat pour des studios plus modestes comme Columbia et Chadwick, avec « The Belle of Broadway » et « The Ladybird ». Elle est aussi envisagée pour remplacer Greta Garbo dans « Flesh and the Devil », face à John Gilbert, sans être retenue.
Le basculement du parlant
En 1928, « The Barker » lui apporte une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Son personnage de Carrie, fille de carnaval manipulatrice, s’inscrit dans une série de rôles qui accompagnent son entrée dans le cinéma parlant. La même année, elle devient la première actrice à incarner Belle Starr au cinéma dans « Court-Martial », film muet où elle tient ce rôle de hors-la-loi.
Elle apparaît aussi dans « The Docks of New York » de Josef von Sternberg, où son personnage gagne une place particulière dans sa filmographie. Le cinéma parlant élargit encore sa visibilité, même si elle n’est pas chanteuse. Dans plusieurs comédies musicales, sa voix est doublée, pratique fréquente à cette période pour des actrices venues du muet.
L’année 1930 reste l’une des plus chargées avec 9 films. « The Spoilers », aux côtés de Gary Cooper, compte parmi ses derniers grands succès de cette période. Elle y joue Cherry Malotte, dans un titre qui s’inscrit dans la phase où le parlant redistribue les rôles et les contrats.
Années de studio, puis rôles plus modestes
Après la fin de son contrat avec Paramount, Betty Compson travaille en free-lance pour des studios à plus petit budget. Elle figure dans « The Silver Lining » en 1932, où elle joue Kate Flynn, puis dans « Virtuous Husband » en 1931, dans le rôle d’Inez Wakefield. Ces films s’ajoutent à une période de travail dispersé, sans attache durable à un seul studio.
La décennie suivante la conduit vers des rôles secondaires, avec « Un meurtre sans importance » en 1938, « Le cargo maudit » en 1940, où elle apparaît sans crédit, puis « Joies matrimoniales » en 1941, dans un rôle de Gertie. L’ensemble dessine une présence plus discrète, mais toujours active dans des productions très différentes par leurs formats et leurs circuits de diffusion.
« For Those We Love », en 1921, conserve aussi une place particulière par la mention de son travail d’écriture. Le titre rassemble un rôle de Bernice Arnold et une contribution comme écrivaine, signe d’un passage occasionnel par l’écriture dans une carrière dominée par l’interprétation. Son dernier film connu est « Here Comes Trouble » en 1948.
Après l’écran, une autre activité
Après son retrait du cinéma, Betty Compson lance une ligne de produits cosmétiques. Elle aide aussi son mari à gérer une entreprise appelée Ashtrays Unlimited. Ces activités prolongent une vie professionnelle hors des plateaux, sans retour vers la fiction filmée.
En 1975, « Brother, Can You Spare a Dime? » utilise des images d’archive où elle apparaît sous la mention Self. Le film rappelle la durée d’une présence passée dans le cinéma américain, du muet aux années 1940, sans ajouter de nouveau rôle de sa main. Betty Compson meurt le 18 avril 1974 à Glendale.
Ses alias connus, Eleanor Luicime Compson et ベティ・カンプソン, signalent des usages variés de son nom dans les circuits de diffusion et de catalogage. Entre 1915 et 1948, elle traverse les mutations techniques du cinéma américain avec une suite de titres qui passent du court métrage à la production de studio, du muet au sonore, puis aux seconds rôles des années 1930 et 1940.
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