Monte Blue: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Monte Blue en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
238
œuvres recensées
230 films · 8 séries
- Première année recensée
- 1915
- Dernière année recensée
- 1959
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, Naissance d'une nation place Monte Blue dans le cinéma américain muet. D’abord simple présence à l’écran chez D.W. Griffith, il revient chez le même cinéaste pour Intolérance en 1916, puis traverse les années 1910 et 1920 avec une suite de rôles qui l’installent durablement dans les studios.
Les années Griffith et le muet
Gerard Montgomery Blue naît le 10 janvier 1887 à Indianapolis, dans l’Indiana. À l’écran, il adopte le nom de Monte Blue et apparaît d’abord dans Naissance d'une nation, puis dans Intolérance, où il joue The Strike Leader. Ces deux titres le font entrer dans la fabrique Griffith, qui aligne alors de vastes fresques et distribue ses interprètes dans des productions très exposées.
La décennie suivante le voit circuler d’un studio à l’autre. Il joue dans Hidden Crime en 1915, puis dans Ghosts la même année, avant de retrouver la production de Griffith avec plusieurs films de 1918 et 1921. Les Deux Orphelines lui donne le rôle de Danton, face à une distribution très suivie de l’époque muette. Le Cœur nous trompe, Le Crime parfait et A Broken Doll prolongent cette présence régulière dans les longs métrages des années 1920.
Monte Blue tourne aussi pour Cecil B. DeMille, Allan Dwan, Robert Z. Leonard, Jack Conway ou Harry Beaumont. Le Mari de l'Indienne, Till I Come Back to You, L'amour a-t-il un maître? et La Rue des vipères dessinent une filmographie installée dans le cœur industriel du muet. Le même mouvement le conduit vers La Tigresse en 1929, puis vers No Defense, à l’orée du parlant.
Du muet au parlant
Les années 1930 placent Monte Blue dans une zone de transition où beaucoup d’acteurs du muet disparaissent des affiches. Il travaille pourtant encore dans The Flood en 1931, puis dans The Stoker et Officer Thirteen en 1932. Ces titres marquent sa présence continue dans le système des studios, sans lui confier des rôles de premier plan.
Il reste visible dans plusieurs productions de la décennie, dont La Ruée fantastique de Henry Hathaway en 1933, La Dernière Ronde et Les Gars de la marine en 1934. Plus tard, Les Tuniques écarlates en 1940 le réunit à un grand titre d’aventures historiques, tandis que Casablanca en 1943 le fait apparaître comme American. Le rôle n’est pas crédité, mais il inscrit sa silhouette dans l’un des films les plus vus de l’époque.
Sur cette période, Monte Blue passe aussi par des productions où son nom côtoie ceux de stars majeures du studio system. Les aventures de Don Juan en 1948 le mentionne dans le rôle de Turnkey, puis Key Largo la même année lui confie celui de Sheriff Ben Wade. Dans le film de John Huston, il se retrouve dans un drame criminel tendu, au sein d’une distribution dominée par Humphrey Bogart et Lauren Bacall.
Les westerns de l’après-guerre
L’après-guerre le ramène vers des genres très identifiables du cinéma américain. En 1949, The Lone Ranger lui donne le rôle de Sheriff Stanton. The Adventures of Wild Bill Hickok prolonge cette présence en 1951, dans une série de travaux qui le maintiennent dans les récits d’action et de frontière.
Bronco Apache en 1954 lui confie Geronimo. Le titre revient dans sa filmographie comme l’un de ses derniers passages marquants au cinéma, dans un western où l’espace, la confrontation et les figures indiennes structurent le récit. Quelques années plus tard, The Life and Legend of Wyatt Earp en 1955 et 26 Men en 1957 prolongent sa présence dans les fictions télévisées de l’Ouest.
À partir de là, Monte Blue bascule vers la télévision avec des apparitions régulières entre 1952 et 1960. The Adventures of Rin Tin Tin figure parmi les séries mentionnées pour 1957 et 1959, puis Rawhide lui offre son ultime rôle télévisé en 1960, aux côtés de Clint Eastwood. Cette dernière présence clôt une activité étalée sur près d’un demi-siècle.
Fin de vie et mémoire
Monte Blue meurt le 18 février 1963 à Milwaukee, dans le Wisconsin, à l’âge de 76 ans. Son nom complet, Gerard Montgomery Blue, figure aussi sous les alias G.M. Blue et Gerard Montgomery "Monte" Blue, signes d’une identité professionnelle passée par plusieurs formes de signature.
Le bilan visible de sa présence à l’écran dépasse les 200 films, avec une large part de petits rôles non crédités dans les années où le muet cède la place au parlant. Une étoile lui est dédiée sur le Walk of Fame d’Hollywood Boulevard. Entre Griffith, DeMille, Dwan, Huston et les séries des années 1950, Monte Blue occupe une place continue dans l’histoire industrielle du cinéma américain.
Films et séries avec Monte Blue
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