Bill Cobbs: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bill Cobbs en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
155
œuvres recensées
102 films · 53 séries
- Première année recensée
- 1974
- Dernière année recensée
- 2022
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1974, « Les Pirates du métro » de Joseph Sargent inscrit Bill Cobbs dans le long plan d’un hold-up new-yorkais. L’acteur y apparaît dans un petit rôle, après des années de petits métiers et de scène amateur. Né le 16 juin 1934 à Cleveland, dans l’Ohio, il meurt le 25 juin 2024 à Upland, en Californie, à l’âge de 90 ans.
De Cleveland aux scènes de New York
Wilbert Francisco Cobbs grandit à Cleveland. Son père travaille dans la construction, sa mère est domestique. Le théâtre entre tôt dans sa vie, par l’amateurisme et la pièce Purlie d’Ossie Davis, située dans le Sud des États-Unis sous les lois Jim Crow. Cette expérience ne débouche pas sur une installation immédiate dans le métier. Bill Cobbs passe par plusieurs emplois, dont technicien pour l’United States Air Force et vendeur de voitures.
En 1970, il quitte l’Ohio pour New York. Il y reprend une vie de petits boulots, tout en jouant dans des productions modestes, sur la scène de rue et dans le théâtre régional. Cette période précède son arrivée à l’écran, dans une apparition brève mais repérable, puis dans des rôles qui s’accumulent sans grand éclat public. Le cadre est celui d’un acteur qui avance par segments, au gré de films de studios et de productions plus discrètes.
« Les Pirates du métro » ouvre sa filmographie cinéma, puis viennent « A Boy and a Boa » en 1975, « Greased Lightning » en 1977 et « A Hero Ain't Nothin' But a Sandwich » en 1978. Ces premiers titres dessinent une présence régulière, sans que le texte disponible n’autorise à parler d’un tournant ou d’une mutation. L’essentiel tient dans l’installation patiente d’un visage de second rôle.
Les années 1980, du cinéma aux personnages d’appui
Au début des années 1980, Bill Cobbs passe par « Un fauteuil pour deux » de John Landis et « Le Mystère Silkwood » de Mike Nichols, tous deux en 1983. La même année, il figure aussi dans « Silkwood » sous son titre original. Viennent ensuite « The Brother from Another Planet » de John Sayles et « Cotton Club » de Francis Ford Coppola, en 1984, puis « Compromising Positions » en 1985.
La décennie le place dans des films où son nom circule souvent en marge des têtes d’affiche. En 1986, il joue dans « La Couleur de l'argent » de Martin Scorsese. L’année suivante, il apparaît dans « Five Corners » de Tony Bill et « Suspect dangereux » de Peter Yates. En 1988, il est au générique de « Nicky et Gino » de Robert M. Young et de « Bird » de Clint Eastwood. Le passage par « Calendrier meurtrier » de Pat O’Connor, en 1989, prolonge cette circulation entre films urbains, drames et récits policiers.
Deux titres de cette période reviennent souvent dans les listes associées à son nom: « La Couleur de l'argent » et « Bird ». Ils suffisent à montrer l’écart entre ses apparitions et les cinéastes qui le convoquent. Bill Cobbs n’est pas enfermé dans un seul type de production, mais rien dans les éléments fournis n’autorise à décrire une évolution linéaire ou une spécialisation absolue.
Les années 1990, une présence récurrente à l’écran
En 1990, il figure dans « Bienvenue en Alaska » dans le rôle d’Angelo Maxwell. Cette même décennie, il apparaît dans des titres plus visibles comme « New Jack City » de Mario Van Peebles en 1991, « Le Sous-sol de la peur » de Wes Craven la même année, puis « Bodyguard » de Mick Jackson en 1992. « Demolition Man » suit en 1993, sous la direction de Marco Brambilla.
Sa présence se poursuit avec « Le Grand Saut » des frères Coen en 1994, puis plusieurs films en 1995, parmi lesquels « Dernières heures à Denver » de Gary Fleder, « Fluke » de Carlo Carlei et « L'Homme au pistolet » de David Wyles. En 1996, il joue dans « Ed », « Président junior », « That Thing You Do! » de Tom Hanks et « Les Fantômes du passé » de Rob Reiner. L’année 1997 le retrouve dans « Air Bud: Buddy star des paniers », sous le nom d’Arthur Chaney, puis dans « Les frères Wayans » où il interprète Fred Watson.
La fin de la décennie ajoute « Paulie, le perroquet qui parlait trop » en 1998, « Ainsi va la vie », « Souviens-toi… l'été dernier 2 » et « L'Ombre d'un soupçon » en 1999. Cette suite de titres montre une fréquentation continue des productions de studio, sans qu’il soit nécessaire de forcer un récit de montée. Bill Cobbs y tient des fonctions de présence, parfois brèves, parfois plus exposées, toujours dans des films où le personnage compte plus que l’effet de manche.
Télévision, voix et années 2000
En 1994, il apparaît dans Urgences en Mr. Bowman. La télévision lui offre ensuite plusieurs rôles récurrents ou identifiables dans des séries très différentes. Il joue Arthur Turner dans The Practice: Bobby Donnell & Associés en 1997, George dans Coach en 1989, Gino Costa dans Walker, Texas Ranger en 1993 et Harry dans American Wives en 2007.
Il passe aussi par Six Feet Under en 2001, dans le rôle de Mr. Jones, puis par Star Trek: Enterprise la même année, où il incarne le Dr. Emory Erickson. En 2010, The Glades lui donne Gregory Richmond. La liste des séries mentionnées couvre près de 20 ans et fait apparaître une continuité nette entre télévision et cinéma, sans redéfinir son travail par un seul format. Le doublage est également présent avec La Famille Delajungle en 1998, où il prête sa voix au Chief.
Sur la décennie 2000, Bill Cobbs apparaît dans Sunshine State de John Sayles en 2002, Plus jamais de Michael Apted la même année et A Mighty Wind de Christopher Guest en 2003. Il figure ensuite dans The Mortuary, Lost, Special Ed, Inner Demon, The Final Patient, Squirrel Man, Duck, Return to Sender et Un cœur gagnant en 2005, puis dans Sweet Deadly Dreams en 2006. Cette suite révèle un acteur sollicité par des registres très divers, du film de studio aux productions plus modestes, sans qu’il soit nécessaire d’y lire une hiérarchie de valeur.
La même période confirme sa capacité à passer d’un rôle à l’autre sans que le texte disponible n’impose de lecture biographique supplémentaire. Bill Cobbs reste repérable par la constance de sa présence et par une série de personnages nommés, qu’il s’agisse de Barry dans Equalizer, de Mr. Bowman dans Urgences ou du Dr. Emory Erickson dans Star Trek: Enterprise. Ces mentions suffisent à dessiner un profil de travail très étendu, actif sur plusieurs décennies.
Films et séries avec Bill Cobbs
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Galerie photos de Bill Cobbs
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