Eric Pohlmann: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Eric Pohlmann en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
175
œuvres recensées
134 films · 41 séries
- Première année recensée
- 1948
- Dernière année recensée
- 1979
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, Eric Pohlmann apparaît au générique de Le Mystère du camp 27, de Terence Fisher, où il joue le leader du groupe de recherche. Né à Vienne le 18 juillet 1913, mort à Bad Reichenhall le 25 juillet 1979, il s’installe d’emblée dans des productions britanniques où sa présence compte sans tapage.
Des débuts britanniques aux premiers rôles repérables
L’année 1949 le voit dans Le Troisième Homme, de Carol Reed, puis dans Children of Chance, de Luigi Zampa. Il tient aussi un rôle dans Traveller's Joy la même année. En 1950, il figure dans Mission dangereuse de Roy Ward Baker, où il interprète Joe, le barman, puis dans La Route du Caire et Secret d’État.
Ces apparitions dessinent une présence régulière dans le cinéma britannique du début des années 1950. Il passe d’un serveur dans Le Troisième Homme à des silhouettes de policiers, de capitaines, de contrebandiers ou de diplomates, avec des emplois qui circulent d’un film à l’autre sans enfermer son nom dans un seul type de production.
En 1952, il joue dans Fromage à gogo, Enquête à Venise et Moulin Rouge. L’année suivante, il apparaît dans Échec au roi, de Harold French, où il interprète George Ier, puis dans Mogambo et Blood Orange. Le crédit de 1954 dans Commando à Rhodes, de Lewis Milestone, confirme un ancrage dans des distributions internationales.
Les années 1950, une présence mobile
Au milieu de la décennie, Eric Pohlmann passe d’un titre à l’autre avec une cadence soutenue. En 1955, il est présent dans Hold-up en plein ciel, Un mari presque fidèle, Les hommes épousent les brunes et Les Aventures de Quentin Durward. L’année suivante, il joue dans La Maison des secrets, High Terrace d’Henry Cass, Anastasia et Zarak le valeureux.
La suite de la décennie le conduit vers Police internationale en 1957, puis vers L’Affaire Dreyfus et Rencontre au Kenya en 1958. Il apparaît aussi dans La Maison des sept faucons, Expresso Bongo et Alive and Kicking en 1959. La variété des titres tient autant au registre qu’aux pays de production, entre films britanniques, récits d’espionnage et reconstitutions historiques.
Quelques rôles retiennent davantage l’attention par leur fonction précise. Dans Les aventures du colonel March en 1956, il joue Goron, le commissaire Aristide Goron et The Emir selon les versions de crédit. En 1959, il interprète George III dans John Paul Jones. Ces apparitions ponctuelles lui confèrent des figures de pouvoir, de l’administration à la monarchie, sans que cela rompe le flux des films plus anonymes.
Entre cinéma populaire et télévision
En 1960, Eric Pohlmann figure dans Un cadeau pour le patron de Stanley Donen, sous le nom du chef de police Stefan Miralis. Il joue aussi dans No Kidding, Man Who Couldn't Walk, Snowball, Life Is a Circus et Sands of the Desert. L’année suivante, il est présent dans Le Cavalier noir, Visa pour Canton de Michael Carreras, Carry on Regardless et The Kitchen.
La télévision prend ensuite sa place dans la liste des crédits. En 1954, il participe à Le Monde merveilleux de Disney, puis en 1961 à Chapeau melon et Bottes de cuir, où il joue Mason. En 1962, il figure dans L’Orchidée rouge et The Devil's Agent, puis dans The Sicilians et En suivant mon cœur! en 1963.
Au premier regard, ces titres dessinent une circulation constante entre écrans et formats. Il se retrouve aussi dans Département S en 1969, où il joue Emilio Andre, puis dans Inspecteur Derrick en 1974 sous les noms de Palm et Carol Ostrow. La série policière lui offre des interventions tardives qui prolongent des emplois déjà identifiables dans le cinéma des décennies précédentes.
Blofeld et les emplois de voix
Eric Pohlmann est associé à Ernst Stavro Blofeld dans deux films de James Bond. En 1963, il prête sa voix au personnage dans Bons baisers de Russie, de Terence Young, puis reprend ce travail en 1965 dans Opération Tonnerre, toujours sans être crédité à l’écran. Le choix de la voix plutôt que de l’apparition visible le place dans une zone particulière de l’interprétation, où la présence passe par le timbre plus que par le visage.
Cette activité vocale ne se limite pas à Blofeld. Le rôle de King George III dans Le Monde merveilleux de Disney dès 1954 montre déjà un goût pour les silhouettes historiques ou institutionnelles. Dans John Paul Jones, il reprend George III à l’image, et cette circulation entre rôle parlé et rôle joué accompagne toute sa carrière au cinéma et à la télévision.
Son nom revient aussi dans des productions comme Behind Closed Doors en 1958, où il joue Drigo, ou International Detective en 1959, où il est Abul Kemal Pasha. Ces participations gardent une même logique de présence secondaire mais active, avec des personnages qui structurent une scène sans imposer un centre unique au film.
Une filmographie aux accents de service
La liste des œuvres où il apparaît traverse plusieurs registres, du récit d’aventures à l’espionnage, de la comédie au film historique. Il joue le capitaine, le consul, le commissaire, le ministre, le propriétaire, le serviteur ou l’intermédiaire, avec une aisance de distribution qui l’installe dans les marges actives des intrigues. Cette logique de second plan n’empêche pas des présences très précises, parfois dans des films identifiables par un seul personnage comme Mason dans Chapeau melon et Bottes de cuir ou Palm dans Inspecteur Derrick.
Dans les années 1950 et 1960, il passe par des titres tels que La Flamme et la Chair, Le Cargo de la drogue, Monsieur Ripois, Les Belles de St-Trinian, Vainqueur du ciel, La Vie passionnée de Vincent van Gogh et Le Monde merveilleux de Disney. Plus tard, la télévision retient encore son nom avec Département S et Inspecteur Derrick, qui marquent les dernières traces ici visibles de son activité.
Né à Vienne en 1913 et mort en 1979, Eric Pohlmann a traversé plus de 20 ans de productions britanniques et internationales sans se réduire à un seul emploi. Son nom, ses variantes d’orthographe et ses rôles répétés dans des récits d’espionnage ou de pouvoir disent une circulation continue entre cinéma et télévision, entre personnages d’autorité et interventions de passage.
Films et séries avec Eric Pohlmann
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Rôles de Eric Pohlmann
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Galerie photos de Eric Pohlmann
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