Jack Holt: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jack Holt en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
195
œuvres recensées
195 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1914
- Dernière année recensée
- 1951
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, Le Trésor de la Sierra Madre fait entrer Jack Holt dans une apparition brève mais repérable, aux côtés de Tim Holt. À ce moment-là, l’acteur né en 1888 à New York a déjà derrière lui des années de cinéma, depuis Brennon o' the Moor en 1916 jusqu’aux grands titres des décennies suivantes.
Jack Holt, du muet aux westerns parlants
Jack Holt débute au cinéma en 1914. Ses premiers films le placent vite dans le sillage de productions populaires où dominent l’action et les cadres historiques ou d’aventure. Il apparaît dans Salomy Jane de William Nigh, puis dans The Broken Coin de Francis Ford l’année suivante.
La période du muet occupe une place importante dans ses premières années d’activité. En 1916, il figure au générique de plusieurs films réalisés par Francis Ford, parmi lesquels The Princely Bandit, Born of the People, The Unexpected, The Madcap Queen of Crona, His Majesty Dick Turpin, Behind the Mask et Brennon o' the Moor. Cette concentration de titres dit assez la cadence de l’époque.
L’année 1918 le rapproche de Cecil B. DeMille avec Le Mari de l'Indienne. Le nom du cinéaste revient à un moment où Jack Holt s’inscrit déjà dans un répertoire où les silhouettes masculines autoritaires, les militaires et les hommes d’action occupent une place régulière. Cette présence se prolonge dans les années 1920, avec des titres comme Avalanche en 1928.
Les années 1930, entre San Francisco et The Border Legion
En 1930, The Border Legion lui confie Jack Kells. Le film s’inscrit dans un moment où Hollywood a déjà basculé vers le parlant, et où Jack Holt reste présent dans des récits d’action et de frontière. La même décennie le ramène vers des œuvres plus visibles du catalogue de studio.
San Francisco, sorti en 1936, le retrouve sous les ordres de W. S. Van Dyke. Jack Burley, son personnage, compte parmi les rôles qui demeurent attachés à son nom. Le film vaut aussi par la présence de Clark Gable et par l’ampleur du décor dramatique dans lequel Jack Holt s’insère sans chercher l’effet appuyé.
Cette période confirme son maintien dans des productions de studio où les seconds plans peuvent peser lourd. En 1935, The Littlest Rebel lui donne Col. Morrison. Le rôle s’ajoute à une série de figures d’autorité qui jalonnent ses crédits et lui assurent une visibilité constante dans le cinéma américain de l’époque.
La guerre, les studios et les réalisateurs
Au début des années 1940, Jack Holt travaille avec Jacques Tourneur sur La Féline en 1942. Il y joue The Commodore, dans un film qui reste associé au nom du cinéaste français installé à Hollywood. Le même ensemble d’années le voit dans Northwest Rangers, où il interprète Duncan Frazier, puis dans Les Sacrifiés en 1945, où il est General Martin.
L’après-guerre le ramène vers des titres plus discrets en apparence, mais qui prolongent la même ligne d’emploi. L'Évadée, en 1946, lui confie le rôle de Cmdr. Davidson. Deux ans plus tard, il reparaît dans Le Trésor de la Sierra Madre de John Huston, avec une apparition non créditée sous le nom de Flophouse Bum.
Quelques mois plus tard, son dernier film sort en 1951. Au-delà du Missouri, de William A. Wellman, le montre en Bear Ghost. La sortie suit de peu sa mort, survenue le 18 janvier 1951. Ce dernier titre ferme une présence commencée trente-sept ans plus tôt dans le cinéma américain.
Une présence durable dans le cinéma américain
Le nom de Jack Holt reste associé à 188 films américains répertoriés, dont plus de 100 muets. Cette masse de crédits s’étend sur des décennies où il circule entre plusieurs cinéastes majeurs, de Cecil B. DeMille à Frank Capra, de Victor Fleming à Maurice Tourneur, de Jacques Tourneur à William A. Wellman.
Son travail se lit aussi dans les partenaires de plateau et les séries de rôles qui reviennent: officiers, capitaines, notables, hommes de loi, figures de commandement. Il apparaît aux côtés de son fils Tim Holt dans 3 films, dont Le Trésor de la Sierra Madre. L’image publique qui s’attache à lui passe par cette continuité des emplois plutôt que par un grand basculement spectaculaire.
Une étoile lui est dédiée sur le Hollywood Walk of Fame, à Hollywood Boulevard. Jack Holt naît le 31 mai 1888 à New York et meurt à Los Angeles le 18 janvier 1951. Entre ces deux dates, il traverse une bonne part de l’histoire industrielle du cinéma américain, avec des repères qui vont du muet aux productions de la fin des années 1940.
Filmographie partielle
- 1914: Salomy Jane de William Nigh
- 1915: The Broken Coin de Francis Ford
- 1916: Brennon o' the Moor de Francis Ford
- 1918: Le Mari de l'Indienne de Cecil B. DeMille
- 1928: Avalanche
- 1930: The Border Legion
- 1935: The Littlest Rebel
- 1936: San Francisco
- 1942: La Féline
- 1945: Les Sacrifiés
- 1946: L'Évadée
- 1948: Le Trésor de la Sierra Madre
- 1949: Horizons en flammes
- 1951: Au-delà du Missouri
Films et séries avec Jack Holt
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