Spencer Charters: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Spencer Charters en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
194
œuvres recensées
194 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1920
- Dernière année recensée
- 1943
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 25 mars 1875, à Duncannon en Pennsylvanie, Spencer Charters naît dans une Amérique qui n’a pas encore connu le cinéma parlant. En 1910, il commence au théâtre, puis reste sur les planches jusqu’en 1928. Dès le début du parlant, il passe au cinéma et tourne dans plus de 200 films jusqu’à sa mort, le 25 janvier 1943.
Spencer Charters, du théâtre au parlant
Le théâtre l’occupe d’abord pendant 18 ans. Cette première période se déroule avant que le cinéma sonore n’installe de nouveaux usages de jeu et de rythme. Charters entre alors dans le film américain des années 1930, où il devient un interprète régulier de rôles de fonctionnaires, de juges, de policiers ou de notables.
En 1931, « The Front Page » de Lewis Milestone le place dans Woodenshoes. Quelques années plus tard, « L'Homme sans visage » de Robert Florey le fait apparaître en Sergeant Snitkin, puis « Le Mystère de la chambre close » l’emploie en Sergeant Snitkin à nouveau, sans que le crédit soit affiché. Ces rôles dessinent un même type de présence à l’écran, celle d’un interprète convoqué pour des figures d’autorité ou de routine administrative.
En 1935, « Romance à Manhattan » de Stephen Roberts lui confie un officier de l’état civil. La même année, « Alibi Ike » le fait jouer un ministre, quand « Le Corbeau » de Lew Landers lui donne Geoffrey. Les studios l’emploient dans des films très différents, du vaudeville au drame, avec la même logique de distribution rapide.
Les années 1930, un visage de second plan
La décennie suivante le voit apparaître dans une série de productions en rafale. En 1936, « The Preview Murder Mystery » de Robert Florey lui donne le rôle de Jones - Watchman, tandis que « Saint-Louis Blues » de John Cromwell l’emploie en juge Tope. Dans « La Légion des damnés » de King Vidor, il joue un shérif, et « L'Homme nu » le remet dans le registre de la comédie de situation.
En 1937, « The Mighty Treve » lui confie Watling. La même année, « The Hurricane » de John Ford le fait intervenir en juge, pendant que « Week-end mouvementé » de Norman Taurog et « En liberté provisoire » de Ray Enright l’installent dans des rôles de passage. Charters circule alors dans des films très différents sans que ses apparitions s’étirent au-delà de ce qu’exige la scène.
En 1938, « Trois Souris aveugles » de William A. Seiter le crédite en Hendricks, puis « Cinq Jeunes Filles endiablées » de S. Sylvan Simon lui réserve un Chef de la Police. Dans « Fantômes en croisière » de Norman Z. McLeod, il incarne le juge Wilson. Ces films dessinent une présence brève, utile, souvent liée à une fonction précise dans l’intrigue.
John Ford, Michael Curtiz et les années 1940
En 1939, « Vers sa destinée » de John Ford le distribue en juge Herbert A. Bell. La même année, « Sur la piste des Mohawks » le montre en aubergiste, pendant que « L'Autre » de John Cromwell lui donne Fred. Charters traverse alors des productions prestigieuses comme des titres plus modestes, toujours dans des partitions de courte durée.
En 1940, « La Piste de Santa Fe » de Michael Curtiz le crédite comme Conductor. Il apparaît aussi dans « Notre ville » de Sam Wood en Constable et dans « Les Déracinés » de Bernard Vorhaus sous le nom de "Nunk" Atterbury. Ces rôles l’installent dans des récits ancrés dans des cadres sociaux ou communautaires, où sa fonction est d’indiquer une présence locale, un relais, un rouage.
L’année 1941 le voit dans « La Route au tabac » de John Ford, puis dans « La Charge fantastique » de Raoul Walsh en Station Master sans crédit affiché. Il joue aussi dans « La Grande Évasion » de Lewis Milestone en Ed, et dans « Soirs de Miami » de Walter Lang en Joe. Une même saison le retrouve dans des registres variés, de la comédie au western, avec une économie de moyens qui laisse peu d’empreinte nominale mais beaucoup de continuité de présence.
Dernières apparitions et fin à Hollywood
En 1942, « The Night Before the Divorce » de Robert Siodmak le fait apparaître en juge, tandis que « La Reine de l'argent » de Lloyd Bacon lui confie D r Stonebraker. La même année, « André et les Fantômes » de Stuart Heisler s’ajoute à cette série de rôles brefs. Ces films prolongent une manière de jouer qui s’appuie sur la fonction plus que sur l’éclat.
Le 25 janvier 1943, Spencer Charters meurt à Hollywood, en Californie, à 67 ans. Son nom reste attaché à une longue suite d’apparitions dans le cinéma américain de studio, du début du parlant jusqu’aux dernières années de guerre. Il laisse derrière lui une filmographie de plus de 200 titres, dominée par des emplois de magistrat, d’agent ou de personnage de passage, répartis entre les films de John Ford, Michael Curtiz, Robert Florey, Lloyd Bacon ou John Cromwell.
- 1920: April Folly de Robert Z. Leonard
- 1931: The Front Page de Lewis Milestone, rôle de Woodenshoes
- 1933: Le Mystère de la chambre close, rôle de Sergeant Snitkin
- 1936: The Preview Murder Mystery de Robert Florey, rôle de Jones - Watchman
- 1940: La Piste de Santa Fe de Michael Curtiz
- 1941: La Route au tabac de John Ford
- 1941: La Grande Évasion de Lewis Milestone, rôle de Ed
- 1942: The Night Before the Divorce de Robert Siodmak, rôle de juge
Films et séries avec Spencer Charters
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