Henry Armetta: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Henry Armetta en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
126
œuvres recensées
126 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1916
- Dernière année recensée
- 1945
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1915, Henry Armetta apparaît dans « The Eternal Sin » d’Herbert Brenon, sous le prénom américanisé de Henry. Né à Palerme en 1888, il a quitté la Sicile en 1902 pour les États-Unis, où il s’installe et travaille jusqu’à sa mort en 1945. Entre ces deux dates, il traverse près de 30 ans de cinéma américain, avec des apparitions qui vont du muet aux dernières années de la guerre.
Henry Armetta, de Palerme à Hollywood
Enrico Armetta naît le 3 juillet 1888 à Palerme, en Sicile. L’arrivée aux États-Unis en 1902 fixe le cadre de sa vie professionnelle et de son nom de scène. Le prénom Henry remplace alors Enrico dans les crédits, signe d’une adaptation à l’industrie américaine qui l’emploie dès le milieu des années 1910.
Le premier rôle repérable date de 1915, dans « The Eternal Sin ». En 1917, il figure au générique de « The Eternal Sin » n’est pas mentionné à nouveau, mais « Fantômas » et « Sa patrie » apparaissent dans sa filmographie muette, suivis de « The Desert's Price » et « L'Heure suprême » en 1927. Cette suite de films situe sa présence dans un cinéma encore en recomposition, au moment où Hollywood passe du muet au parlant.
Armetta travaille sous les ordres d’Herbert Brenon, Edward Sedgwick, J. Gordon Edwards, W. S. Van Dyke, Frank Borzage ou Howard Hawks. La variété des réalisateurs rencontrés dit moins une spécialisation qu’une disponibilité constante aux productions de studio, des années 1910 aux années 1940.
Les années 1930 et la circulation des seconds rôles
En 1932, il apparaît dans « Scarface » d’Howard Hawks, où il joue Pietro, le barbier. La même année, il figure dans « L'Adieu aux armes » de Frank Borzage, dans le rôle de Bonello. Ces deux titres, très différents par leur ton et leur production, placent Armetta dans des films largement identifiables aujourd’hui, sans que son nom y soit pour autant associé à la tête d’affiche.
L’année suivante, il apparaît dans « Fra Diavolo » puis dans « Her First Mate », « The Cohens and Kellys in Trouble », « Le Roi de la bière » et « So This Is Africa ». En 1934, il figure dans « Embarrassing Moments », « Le Chat noir », « Images de la vie » et « La Veuve joyeuse ». Cette densité d’apparitions montre un acteur employé dans des productions nombreuses, souvent dans des rôles brefs mais immédiatement identifiables par les personnages qu’ils portent à l’écran.
Le milieu de la décennie lui donne d’autres passages chez John M. Stahl avec « Le Secret magnifique », chez Ernst Lubitsch avec « La Veuve joyeuse », ou encore chez Edgar Georg Ulmer avec « Le Chat noir ». Armetta joue aussi dans « Viva Villa! » de Jack Conway et « Dinky » de D. Ross Lederman et Howard Bretherton. Ces présences successives dessinent une place régulière dans le cinéma de studio, à la frontière des grandes productions et des films de série.
Des personnages italiens à la mémoire des studios
Dans « Le Secret magnifique », il joue Tony. Dans « Les Marx au grand magasin », il interprète Guiseppi. Dans « Le Cabaret des étoiles », le personnage porte son propre nom. Ces mentions indiquent une présence souvent arrimée à des figures italiennes ou d’origine italienne, fréquemment au sein de distributions nombreuses où le détail du rôle compte plus que sa durée.
Armetta passe aussi par « Le Chat et le Violon », « Une nuit d'amour », « The Man Who Reclaimed His Head » et « Un voyage mouvementé ». Il retrouve William Wyler avec « Her First Mate », George Stevens avec « The Cohens and Kellys in Trouble », Sam Wood avec « Le Bel Étudiant » puis « Prospérité », sans que ces rencontres ne se réduisent à une seule logique de fidélité. Elles montrent plutôt un acteur appelé par des cinéastes différents pour des emplois de présence et de couleur locale.
En 1935 et 1936, il revient dans « Chronique mondaine », « Cinquante mille dollars morte ou vive », « The Crime of Dr. Forbes », « La Brute magnifique » et « On recherche un enfant ». La continuité de ces apparitions, sans rupture nette, installe Henry Armetta dans la mécanique quotidienne du cinéma hollywoodien de l’époque, où certains acteurs circulent d’un tournage à l’autre avec une régularité qui finit par faire signe.
1941-1945, les derniers écrans
En 1941, il figure dans « Les Marx au grand magasin ». Le film lui donne le rôle de Guiseppi, au milieu des Marx Brothers. Quelques mois plus tard, il apparaît encore dans d’autres productions des années 1940, avant de rejoindre en 1943 « Le Cabaret des étoiles » puis, en 1945, « Escale à Hollywood » et « Pour que sonne la cloche ».
L’année 1945 marque aussi la fin de sa vie, le 21 octobre, à San Diego, en Californie. Son dernier film sorti cette année-là, « Pour que sonne la cloche », le montre dans le rôle d’Errante, cart man. Le crédit de « Escale à Hollywood » le fait apparaître comme Hamburger Man, un personnage bref mais conforme à cette aptitude à occuper les marges visibles des films de studio.
Entre 1915 et 1945, Henry Armetta participe à 167 films américains, dont une quinzaine de muets. Sa présence traverse ainsi trois époques du cinéma industriel, des mélodrames du muet aux productions des années 1940, avec des apparitions qui composent une mémoire de second plan bien réelle dans l’histoire des studios.
Films et séries avec Henry Armetta
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