Charles Middleton: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Charles Middleton en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
178
œuvres recensées
178 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1928
- Dernière année recensée
- 1949
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1931, « The Miracle Woman » de Frank Capra place Charles Middleton dans un cinéma déjà parlant où son nom circule sous plusieurs formes, de Charles B. Middleton à Charles Brown Middleton. Né le 2 octobre 1874 à Elizabethtown, dans le Kentucky, il meurt le 22 avril 1949 à Los Angeles. L’essentiel de sa présence à l’écran se construit dans les années 1930 et 1940, avec près de 200 films américains et une forte proportion de rôles non crédités.
Des planches du vaudeville aux premiers films
Avant le cinéma, Charles Middleton passe par le théâtre et le vaudeville. Deux films muets sortis en 1920 ouvrent sa filmographie, « The $1,000,000 Reward » de George Lessey et Harry Grossman, puis « Serum of Evil » de George Lessey en 1922. Ces premiers passages à l’écran restent isolés face à la masse des productions qui suivent dans la décennie 1930.
La transition vers le parlant modifie son rythme de travail. En 1929, il apparaît dans « L’Affaire Bellamy » de Monta Bell, puis dans « The Far Call » d’Allan Dwan. L’année suivante, il prend part à « Beau Bandit » de Lambert Hillyer et à « Way Out West » de Fred Niblo. Ces titres installent un acteur de complément que les studios sollicitent pour des rôles courts, souvent sans mention au générique.
En 1931, la cadence s’accélère avec « The Miracle Woman » de Frank Capra, « Palmy Days » d’A. Edward Sutherland, « Une tragédie américaine » de Josef von Sternberg, « La Fille de l’enfer » de William A. Wellman et « Les Deux Légionnaires » de James W. Horne. La même année, il figure aussi dans « The Phantom President » de Norman Taurog, signe d’une présence régulière dans les productions de studios.
Les années 1930, du western au film de studio
En 1932, Charles Middleton traverse plusieurs registres avec « Amour défendu » de Frank Capra, « L’Honorable Monsieur Wong » de William A. Wellman, « Les Sans-soucis » de George Marshall et Ray McCarey, « High Pressure » de Mervyn LeRoy, « Je suis un évadé » de Mervyn LeRoy et « Le Signe de la croix » de Cecil B. DeMille. L’année suivante, il se retrouve dans « La Loi de Lynch » de Cecil B. DeMille, « Doctor Bull » de John Ford, « Destination inconnue » de Tay Garnett, « Les Faubourgs de New York » de Raoul Walsh et « La Soupe au canard » de Leo McCarey.
La suite le voit revenir chez des cinéastes qui l’emploient dans des productions très différentes. En 1934, il est présent dans « Mrs. Wiggs of the Cabbage Patch » de Norman Taurog, « La Dernière Ronde » d’Henry Hathaway, « Rythmes d’amour » de Mitchell Leisen, « La Course de Broadway Bill » de Frank Capra, « La Métisse » de Mitchell Leisen et « Le Cabochard » de Ray Enright. L’année 1935 le mène vers « Hop-a-Long Cassidy » d’Howard Bretherton, « Steamboat Round the Bend » de John Ford et « Le Démon de la politique » de John G. Blystone.
Le personnage de l’empereur Ming, dans « Flash Gordon » de 1936, lui apporte une visibilité durable. Charles Middleton reprend ce rôle dans deux autres volets sortis en 1938 et 1940, avec Buster Crabbe dans le rôle-titre. Parallèlement, il passe par « La Nuit des opéras » n’entre pas ici, et l’itinéraire reste ancré dans des productions où sa silhouette sert des seconds plans, des antagonistes et des figures d’autorité.
Entre séries B, westerns et films de prestige
En 1939, Charles Middleton apparaît dans « Autant en emporte le vent » de Victor Fleming, où il tient le rôle du Man with Stove Pipe Hat in Charge of Convict Workers, puis dans « Blackmail » de John H. Auer, « Laurel et Hardy conscrits » d’A. Edward Sutherland et « Terreur à l’ouest » de Lloyd Bacon. Cette même année, il figure encore dans « La Reine des rebelles » de William A. Seiter, où il joue un Carpetbagger.
L’année 1940 le retrouve dans « Les Raisins de la colère » de John Ford, dans le rôle de Leader, puis dans « La Croisière meurtrière » de Preston Sturges sous les traits de Jeremiah Walters. Ces deux films montrent sa circulation entre des productions majeures et des œuvres plus modestes, sans que son nom occupe jamais le centre de l’affiche. Quelques mois plus tard, il participe à d’autres titres de la même période, souvent en marge du premier plan.
En 1941, il est crédité dans « Sergent York » d’Howard Hawks comme Mountaineer, dans « Les Pionniers de la Western Union » de Fritz Lang comme Stagecoach Rider, et dans « La Reine des rebelles » déjà mentionné. La décennie ne l’éloigne pas du western, terrain où sa présence demeure fréquente, avec des rôles de propriétaire, de shérif, de fermier ou d’homme de troupe. L’un de ses derniers films repérables est « Le Maître de la prairie » de William A. Wellman en 1947, où il joue Charley, saloon owner.
Un visage de second plan, jusqu’à Broadway
Dans les années 1930 et 1940, Charles Middleton intervient dans des œuvres signées Frank Capra, John Ford, Cecil B. DeMille, Raoul Walsh, Mervyn LeRoy, Howard Hawks ou Fritz Lang. Cette circulation d’un studio à l’autre dessine une présence très identifiée par les spectateurs de l’époque, même lorsque le générique ne retient pas son nom. « Big Executive » de 1933, où il joue un Sheriff, « Red Morning » de 1934 dans le rôle de Stanchon, ou « Hop-a-Long Cassidy » de 1935 montrent cette constance dans les rôles de soutien.
En 1946, Charles Middleton monte une seule fois à Broadway dans une pièce jouée cette année-là. Ce passage tardif au théâtre new-yorkais ne rompt pas avec l’image accumulée au cinéma; il la prolonge vers la scène, où son activité initiale retrouvait ses premiers cadres. Il meurt à Los Angeles le 22 avril 1949, après avoir traversé le muet, l’avènement du parlant et une longue suite de productions américaines.
Son travail laisse surtout une galerie de silhouettes, de chefs, de fermiers, de saloon owners et d’hommes d’autorité, parfois réduits à quelques scènes, parfois mémorables par la seule récurrence du visage. Dans « Flash Gordon », « Les Raisins de la colère », « La Croisière meurtrière » ou « Autant en emporte le vent », Charles Middleton traverse des films que l’histoire du cinéma a gardés pour d’autres raisons, sans disparaître tout à fait de leur mémoire visuelle.
Films et séries avec Charles Middleton
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