Ann-Margret: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ann-Margret en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
104
œuvres recensées
87 films · 17 séries
- Première année recensée
- 1961
- Dernière année recensée
- 2022
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1961, Frank Capra la choisit pour «Milliardaire pour un jour». Ann-Margret a alors 20 ans et commence au cinéma dans un rôle de Louise, après des débuts scéniques et télévisés déjà visibles à la fin de l’adolescence. La même année, elle publie l’album And Here She Is: Ann-Margret, enregistré à Nashville avec les musiciens d’Elvis Presley.
Ann-Margret, de Valsjöbyn à Hollywood
Ann-Margret Olsson naît le 28 avril 1941 à Stockholm. L’enfance se déplace vite vers le nord de la Suède, à Valsjöbyn, puis vers les États-Unis en 1946, quand la famille gagne New York avant de s’installer dans l’Illinois.
Elle obtient la naturalisation américaine en 1949 et prend ses premiers cours de danse à la Marjorie Young School of Dance. Pendant l’adolescence, elle apparaît dans les émissions Amateur Hour de Morris B. Sachs et de Ted Mack, puis dans Breakfast Club de Don McNeill. En 1960, elle abandonne son nom de famille et garde seulement Ann-Margret comme nom de scène.
Cette même année, elle est admise à l’université Northwestern, à Evanston, où elle appartient à la sororité Kappa Alpha Theta. Elle travaille aussi pour le show de George Burns, au moment où sa présence sur scène attire déjà l’attention de personnalités du milieu du spectacle.
Les années 1960 et l’installation au cinéma
«Milliardaire pour un jour» ouvre sa filmographie en 1961. L’année suivante, elle chante la chanson thème de «Bachelor in Paradise» lors de la cérémonie des Oscars, puis s’impose dans la comédie musicale «State Fair» en 1962 et «Bye Bye Birdie» en 1963.
En 1964, elle tient un premier grand rôle populaire avec «L’Amour en quatrième vitesse» aux côtés d’Elvis Presley. La même année, elle tourne aussi «La Chatte au fouet» et «Trois filles à Madrid». Le passage par plusieurs films en peu de temps la place au centre d’une décennie très liée au chant et à la comédie musicale.
En 1963, elle est invitée à chanter Baby, Won’t You Please Come Home lors de l’anniversaire de John F. Kennedy au Waldorf-Astoria. Trois ans plus tard, elle prend part au show de George Burns, puis donne en 1967 son premier récital à Las Vegas, sous le regard d’Elvis Presley et de son entourage.
Elle mène aussi The Ann-Margret Show sur CBS, avec Bob Hope, Jack Benny, Carol Burnett, Dean Martin et Lucille Ball parmi les invités ou partenaires de l’émission. En 1969, l’album The Cowboy and the Lady la retrouve aux côtés de Lee Hazlewood.
Le virage des années 1970
En 1971, Ann-Margret reçoit une nomination à l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour «Ce plaisir qu’on dit charnel», où elle joue la petite amie de Jack Nicholson. Deux ans plus tard, elle tient le rôle féminin principal dans «Les Voleurs de train» de Burt Kennedy, aux côtés de John Wayne.
La décennie la retrouve encore en 1975 avec «Tommy», qui lui vaut une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Cette étape compte autant pour le cinéma que pour sa place dans les productions musicales de l’époque.
En 1979, son titre Love Rush devient un succès en club. La même année, elle publie Ann-Margret: My Story, autobiographie dans laquelle elle raconte son combat contre l’alcoolisme. L’année suivante, elle figure parmi les premières du classement d’Empire Magazine des 100 célébrités les plus sexys de l’histoire du cinéma.
Télévision, doublage et retours réguliers
Ann-Margret travaille aussi pour la télévision, où elle joue dans plusieurs téléfilms et dans des séries comme «New York 911», «American Wives» et «Les Experts». En 1963, elle prête sa voix à son propre personnage animé, Ann-Margrock, dans «Les Pierrafeu».
En 1994, elle reprend le rôle de Belle Watling dans la mini-série «Scarlett», face à Timothy Dalton. Elle apparaît ensuite dans «Desáté království» en 2000, puis dans «New York, unité spéciale» en 1999, où son passage lui vaut son premier Emmy Award en 2010.
La suite la mène dans «New York Taxi» en 2004, «La Rupture» en 2006, «Super Noël Méga Givré» en 2006, «Braquage à l’ancienne» en 2017 et «La Méthode Kominsky» en 2018. En 1999, elle est aussi vue dans «Popular», sous le nom de God, et dans «L’Enfer du dimanche» dans le rôle de Margaret Pagniacci.
Prix, nominations et place à part
Le palmarès d’Ann-Margret traverse plusieurs familles de récompenses. Elle reçoit 10 nominations aux Golden Globe Awards et en remporte 5, de la distinction de nouvelle venue la plus prometteuse en 1962 jusqu’au titre de vedette féminine de l’année en 1983. «Tommy», «Who Will Love My Children?» et «Un tramway nommé Désir» comptent parmi les jalons évoqués dans cette série de distinctions.
Elle totalise aussi 2 nominations aux Oscars, 2 aux Grammy Awards et 6 aux Emmy Awards. Le premier Emmy arrive en 2010 pour «New York, unité spéciale», salué par une ovation debout au moment de la remise.
Le 11 juillet 1973, elle reçoit aussi une étoile sur le Hollywood Walk of Fame. Cette reconnaissance accompagne une présence durable dans le cinéma, la télévision et le chant, avec des passages répétés chez Frank Capra, George Sidney, Burt Kennedy, Ken Russell et d’autres réalisateurs cités par sa filmographie.
Films et séries avec Ann-Margret
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